‹ Les maladies infectieuses [microforme]Chapitre 16 sur 19 · CHAPITRE QUATRIEME · texte numérisé non relu

CHAPITRE QUATRIEME

BLENNORERE A GIE.

La blennorrhagie est une maladie contagieuse, caractérisée par une inflammation spéciale de la muqueuse uréthrale,

Cette affection est d’origine spécifique, et le microcoque qui:

l'ensrendre est le gonocoque de Neisser, :

Il est reconnn aujourd’hui que la blennorrhagie n'est pas uniquement une maladie locale, mais aussi une maladie possédant des manifestations générales, comme le prouve la présence du gonocoques dans des organes situés loin du lieu de contamination.

La gonorrhée est certainement une des affections les plus fréquentes et plus connues ; ils sont nombreux ceux qui lui ont involontairement payé un tribut.

Les anciens connaissaient ce mal redouté, ainsi que l’affirmé Offele (de Neuenhar) qui étudia plusieurs papyrus de l'antique Egypte, en particulier ceux d’Ebers où il est fait mention du pus qui “ ronge la chair de l’homme et de la femme.”

Comme dans toutes les maladies contagieuses, il faut, chez la personne qui s'expose à la contagion de la blennorrhagie, une certaine prédisposition au développement de l'affection. is

Les fatigues physiques, les coïts répetés, les orgies, favorisent extraordinairement l'éclosion de la gonorrhée, et chez les femmes, la lenchorrhée habituelle, la période menstruelle, facilitent beaucou p la contagion.

Au contraire d’autres affections d'origine microbienne, la blennorrhagie ne confère pas d'immnunité. et uns première atteinte semble plutôt en favoriser l'apparition d’une autre,

Suivant la plupart des auteurs modernes, la blennorragie ne peut se contracter qu'avec une personne atteinte de cette affection ; quelques'uns seulement affirment le contraire,

UT

La gonorrhée est une uréthrite d'or l’uréthrite simple ou non gonococ

igine spécifique; il y à aussi

cique qui n’est qu'une irritation passagère de la muqueuse uréthrale,

L’affection gonorrhéique peus passer à l’état chrorique et constituer la blennorrhée ou goutte militaire,

BACTERIOLOCIE.

Le microbe spécifique de la blennorrhaz

gie fut découvort en 1879 par Neisser. : ‘

Le gonocoque est un di plocoque dont que. Si l'on examine au microscope du p reconnait aisément cet agent pathogène par sa situation dans l’intérieur des lencocytes, at suriout des cellules nant de la muqneuse uréthrale,

la forme est Caractéristius blennorrhagique, on

épithéliales prove- Il se présente, seul on en amas, comme deux haricots se regardant par leur concavité, La dimension est de 1,6 millième de millimètre de longueur et de 0,8 millième de millimètre de largueur.

On le trouve non-seulement dans l'écoulement Puruient de l’u-

rèthre ou du vagin, mais aussi dans toutes les localisations de la

L'ophthalmie gonococcique,

Cependant, d’après les récents travaux de MM. Jullien, Sibert, Marcel Sée, Chautfard et nombre d’autres, il est r»

nocoque ne se localise pas seulement dans les mais que de là, par la circulation, il va créer d logiques dans les articulations, dans le péricar Centres nerveux.

blennorrhagie, soit au rectum, soit aux yeux, etc. purulente des nouveau-nés est d'ordinaire d’origine

econnu que le gomuqueuses génitales, es altérations patho.

de, et même dans les

MM. Rendu et T. Hallé rapportent l'i d’nne femme qui, après avoir subi une infe rut d’une endocardite infectieuse.

T. Hallé sur ce cas,

ntéressante observation ction S&onococcique, mou- Voici les conclusions que fit M,

‘1° L'examen du liquide utérin démontre q

que, malgré l'ab.

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‘‘sence de signes habituels de la blennorrhagie, la malale est véri. * tablement atteinte de métrite gonococcique.

*{2? L'examen de la sérosité de l'œdème plegmoneux du coude ‘# fait découvrir, à l’état de phreté, le gonocoque de Neisser, doué ‘ d’une virulence excessive ;

‘3° L'examen du sang pendant la vie est resté constamment négatif ;

‘4 Les recherches bactériologiques, faites immédiatement ‘‘ après la mort sur les sérosités penis et péricardiques, ne don- ‘© nent aucun résultat ;

“5° L'examen bactériologique et histologique des végétations “ aortiques montre la présence exclusive du gonocoque.

‘* L'observation qui précède met hors de doute la réalité de * l'endocardite infectieuse due au seul gonocoque ; nulle part il ‘* n'existait d'association microbienne,

M. Mirabeau, en pratiquant une opération chez une femme at.

teinte de gonorrhée, se blessa au pouce. Quelques jours après, au lieu de contamination, il se forma une pustule hémorrhagique, suivie bientôt d'une lymphangite du bras. L'examen bactériologique du contenu de la pustule montra nettement la présence de gonocoques.

MM. Monteuse et Lop rapporte le cas d'un jeune homme qui eut, au vingtième jour de sa blennorrhagie, une phlébite de la saphène interne droite avec une arthrite du cou-de-pied du même côté, Cette phlébite dura cinq semaines,

M. Walter Collan signale un cas d’épididymite où l'examen bactériologique du pus montra la présence de gonocoques typiques. MM. Grosz et Routier ont constaté le même fait,

MM. Hugounencq et Eraud ont prétendu que l'épididymite blennorrhagique était causée par un autre agent que le hs LAT

chiror

par l'orchiocoque, comme ils l’ont annelé. Muis M , shirur.

FEU S Es 5 112 Es apr 21:

gien de l'hôpital Necker, constata à plusieurs reprises ie migrobe

spécifique de la gonorrhée dans le pus de l'épididymite, et démontra

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