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que cette dernière affection ‘ est
due à la pénétration du gonocoque dans les voies spermatiques.” ( 1)
M, Roich, dans un cas de spermatocystite,
tation, et obtint même, par ensemencement du pure de gonocoques,
fit la même conata - Pus, une culture
une très
MM. Jullien et Sibut (de Paris) trouvèrent dans le sang d’ jeune fille, traitée pour une blennorrhagio vaginale, un coccus petit. Dans un autre cas semblable, ils constatèrent la présence du
80noCoque dans le sang, avec manifestation, chez la malade, d’
cachexie cardiaque accentué, [11
une
‘Nous ne pouvons Pas, djoutent ces mêmes auteurs, omettre de ci
, Obtint des avec le sang et inocula la “inquième qui se proposa pour cette expérien-
ë se déclara, et, malgré les soins les “plus hâtifs, se compliqua d'épididymite, de cystite ‘et, finalement, de pleurésie,”
“ cultures pures de gonocoque
‘{ génération à un jeune homme (11
, de «ynovites
M. Jadassohn (Breslau) croit que toutes les arthrites qui se développent au cours d’une blennorrhagie sont dues à la présence du gonocoque dans les articulations. “ Si, conclut.il On ne le trouve ‘pas toujours dans l'épanchement articulaire, cela peut tenir à “deux causes : ou bien les B0noCoques restent dans la séreuse et ‘n'émigrent pas dans le liquide articulaire ; où bien ils passent “ dans l’épanchement Pour y périr très rapidement”
D'autres microorganismes, tels que le stre
oque, viennent aider le 80nocoque dans l'exaltation de ga viru-
lence et provoquer par eux-mêmes une Suppuration plus ou moins abondante. Mais ces infections second
ptocoque, le staphyloc
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(1) Médecine moderne. 17 juillet 1895.
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crobes secondaires la tâche de continuer et d'étendre le processus inflammatoire.
Dans la blennorrhée ou gonorrhée chronique (goutte militaire), le gonocoque se rencontre dans l'écoulement matinal, mais non d'une fagon absolue. La contagion d'une femme saine se fait alors par les grumeaux, les filaments qui,au moment de l'éjaculation, sont entrainés et agglutinés par le liquide spermatique,ou bien sont déposés à la vulve au niveau de l'orifice de l'urêthre, ou bien sont conduits par le propre
mouvement des spermatozoïdes jusque dans l'intérieur du col utérin. (Eraud).
Ainsi un blennorrhagien non guéri ne peut se marier, car sa gonorrhée est transmissible et peut occasionner chez sa femme, outre la blennorrhagie vaginule, ces salpingites, ces ovarites, ces métrites de nature gonococcique qui seront un empêchement à la fécondation et une source intarissable d'ennuis,
Cependant nn homme,aptès une blennorrhagie aiguë, peut conserver un suintement uréthral et même certains filaments où il est impossible de retrouver le gonocoque.
Pour ces cas douteux, M. Neisser, au point de vue du mariage, a posé les conditions suivantes :
“ 1° Il faut, pendant une semaine, examiner à plusieurs repri- “ ses la sécrétion de l'urèthre antérieur, de l’urèthre postérieur et
. de la prostate, et, lorsque cela est possible, les vésieules séminales ;
“ 2° 11 faut amener une augmentation passagère de la sécrétion “ par une injection irritante et par une excitation mécanique de la ‘ muqueuse uréthrale ; ‘
“3° Au moyen de piia fermées, il faut provoquer l'expres- ‘sion des replis uréthraux, examiner les plus minimes flocons ou ‘ filaments au microscope, après avoir centrifugé la portion d'urine ‘qui les contient,
“ Lorsqu'après toutes ces précautions l'examen bactériologique “et, si possible, les cultures restent complètement négatifs au point de
‘ vue du gonocoque, on peut autoriser le mariage."
Tous les tissus épithéliaux servent au déveloprement du gono- Coque. Le tissu conjonotif, qu'il soit recouvert d'un épithéluin ou
d'un endothélium, peut également être envahi par le microbe de Neiïsser,
La blennorrhagie est avant tout une uffection épithéliale arcom
Pagnée d'une inflammation Durulente du tissu conjontif sous-jacent. (M. Touton).
Ce dernier auteur décrit ainsi les altérations de la gonorrhée. “ Les principaux résultats du processus blennorrhagique dans un ‘tissu sont : la prolifération du gonocoque dans les espaces inter- “cellulaires, la turgescence des cellules épithéliales, l'invasion des ‘espaces intércellulaires par des globules de pus, la destruction et “l'élimination des cellules épithéliales ; à côté de cela on observe ‘une infiltration cellulaire du tissu conjonctif, Le tissu conjonctif “peut, dans certains eux, être mis complètement à nu par la des- “ truction de son revêt épithélial ; d'après Dinkler, il peut ‘aussi se produire de }x névrose et des thromboses,
“ Lorsque le processus morbide est superficiel et de courte du- “ rée, la guérison a pour résultat une restitution ad integrum ; lors- “ que son siège est plus profond et qu’il dure longtemps, l'affection ‘°se termine par une rétraction cicatricielle du tissu conjonctif : “les tissus conjonctifs recouverts d'un endothélium présentent une
“ grande tendance à la production d'adhérences entre surfaces qui ‘’se touchent.
‘‘ Le gonocoque peut donner lieu à une dégénérescence ou à ‘une prolifération de l'épithélium : cet épithélium byperplastique ‘ donne facilement naissance à des érosions par suite d’une macéra- ‘‘ tion des éléments épithéliaux et d’une dénudation du tissu con- “ jonctif sous-jacent. .
‘e Les cellules du tisse conjonctif peuvent aussi entrer en proli- “fération sous l'influence d’une invasion de gonocoque,
‘ Les affections que nous Voyons se produire en divers Points ‘‘ éloignés du corps consécutivement à une blennorrhée primitive
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‘ peuvent toutes, au point de vue théorique, être considérées com- ‘ me étant causées par le gonocoque lui-même ou par ses toxines ‘4 (métastases à gonocoques) ; il en est de même des affections d’or- “ ganes avoisinant le siège primivif de la blennorrhée, lesquels sont ‘ infectés par continuité.
‘ Les leucocytes ne se comportent pas comme des phagoc
“ vis-à-vis du gonocoque ; ils ne servent qu'à transporter ce di
‘ soit hors de l'organisme, soit aussi dans diverses parties du corps “ qui n'étaient par encore atteintes. Les gonocoques se reproduisent ‘ et se multiplient aussi bien dans les leucocytes que dans les espa-
“ ces lymphatiques et intercellulaires,
‘ Des formes mixtes d'infection peuvent aussi se rencontrer “ dans la blennorrhée ; les cas de suppuration profonde (nécrose) “ du tissu conjonctif sont probablement dus à une infection secon- “ daire par des microbes du pus : en revanche, les suppurations “ superficielles du tissu conjonctif dépourvu de son revêtement “ épithélial peuvent être produites par le gonocoque seul, surtout
“ dans les régions cavitaires, En Lous cas, la destruction des tissus
“ produite par le gonocoque est bien moins intense et moins rupide ‘ que celle qui est déterminée par d'autres agents de la suppura- ‘“ tion.”
Le gonocoque est-il bien le seul agent de l'uréthrite, ou, en d’autres termes, l’uréthrite non gonococcique existe-t.elle ?
Cette question, qui présente encore bien des points obscurs, a été savamment étudiée par M. Jules Eraud. (1)
L'uréthrite non gonovoccique existe, mais sa classification n’est pas bien définie. Elle survient d’ailleurs rarement. Les microorganismes qui peuvent y donner naissance sont de deux sortes : des cocci et des bactéries, Ces derniers forment de véritables ilots intraglobulaires et intra-cellulaires, au lieu des amas de gonocoques intraleucocytaires.
(1) Presse médicale, 3 novembre 1897.
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