‹ Les maladies infectieuses [microforme]Chapitre 5 sur 19 · HIT · texte numérisé non relu

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La forme bacillaire de l'agent spécifique de la tuberculose estelle la seule forme sous laquelle il peut apparaître ? Depuis quelque temps, la méthode expérimentale a amplement prouvé que la tuberculose z00gléique est identique à la tuberculose bacillaire, et Comme elle, qu’elle peut exister chez l'homme et chez les animaux, La forme z00gléique ne serait qu'un stade dans l’évolution du bucillo de Koch,

Pour mieux faire comprendre ce fait si important, nous nons empressons de reproduire in extenso l'intéressante observation de M. E, Jules Masselin, lauréat de la faculté de médecine de Paris (1) :

“ Le nombre relativement restreint des travaux scientifiques qui ont jusqu'ici contribué à l’histoire de la tuberculose zoogléique nous autorisait À penser que cette maladie, contrairement à la tuberculose bacillaire de Koch, se rencontre peu fréquemment chez l’homme et chez les animaux. Cependant en songeant à Ja provenance variée des cas de tuberculose zoogléique décrits par les auteurs, on serait plutôt porté à croire cette maladie plus répandue qu'elle ne nous le paraît tout d'abord.

“ Au sujet de l'espèce humaine, l'étude attentive et suivie-des crachats tuberculeux permettrait probablement de rencontrer plus souvent la tuberculose z00gléique, à la condition toutefois que cette étude soit poursuivie aussi complètement que possible. Lorsqu'on a, par exemple, constaté duns une €xpectoration suspecte l'absence des bacilles de Koch, lorsque l'inoculation des crachate a déterminé sur le cobaye l’évolution des lésions tuberculiformes, il ne faudrait pas 8e Contentor de diagnostiquer la tuberculose bacillaire à la simple constatation des lésions macroscopiques, il serait bon de s'assurer avant tout de la présence ou de l'absence possible des bacilles de Koch dans les coupes d'organes, Si sur ce dernier point la recherche microscopique restait négative, on devrait alors rechercher la zooglée de Malassez et Vignal, non seulement par le microscope

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(1) Presse médicale, no, 28, 1898.

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vrir le cas de tuberculose 200glique humaine, qui fait l'objet de la présente note,

‘ Le 14 novembre 1897, sur

l'avis de M. Couvreur, nous rechorchions les bacille

S de Koch dans les crachats de M. D... Le résultat de notre examen microscopique extemporané resta négatif :

8 à deux cobayes dans le tissu con- Jjonctif sous-cutané du plat de la cuisse.

les crachats furent donc inoculé

“ Le 2 décembre 1897, l’état du malade s'étant sensiblement aggravé, nous recevions à nouveau ges expectorations ; pensant à une infection secondaire possible, M, Couvre

ur nous invitait à y rechercher, plus particuliè

rement le streptococcus Pyogenes. L'exumen bactériologique direct de ces nouveaux crachats, les différentes cultures que nous en avons faites,

nous ont permis de conclure à l'absence des streptocoques.

‘Quelques jours après, le malade succombait,

‘ Le 4 décembre 1897, soit vingt jours après l’inoculation, nous

sacrifions l'un des deux tobayes, inoculés le 14 novembre avoeë les ?

Premiers crachats que nous avions antérieurement examinés. ‘ Les lésions trouvées à l'autopsie se résument ainsi :

égion inoculée envahie par un

abcès volumineux, ouvert à l'extérieur, duquel s'échappe, par pression, du pu

3 jaune-verdâtre presque caséoux ;

hypertrophie et fonte purulente des ganglions de laine, voisin du point inocuié ; rate et foie hypertrophiés, farcis de tubur-

Cules, formant à la surface des organes une multitude de petits

points blanchâtres ; trois grosses poches pyémiques, en forme de noix, envahissent l'épiploon ;

; los organes respiratoires ne présentent, tout au moins À l'œil nu, aucune |

ésion tuberculeuse.

‘Parmi les lésions que nous venons d'exposer, l'envahissement de l’épiploon, par de gros aboës, attira tout particnlièrement notre attention: cette grave lésion Pyémique diffère sensiblement, en effet, dos désordres pathologiques classiques qui caractérisent, chez le cobaye, l'infection par les bacilles de Koch ; aussi, cette constatation nous détermina-t-elle à pousser plus loin nos investigations,

‘“ Des coupes du foie et de la rato, préparées par la méthode

d'Ebrlich, se montrèrent dépourvues de bacilles de Koch ; traitées

au contraire par le bleu de Lœffler, par le bleu phéniqué de Kühne, nous y distinguions des amas microbiens rappelant l'aspect des z00glées de Malassez et Vignal.

# D'autre part, le pus des abcès épiploïques, semé en bouillonpeptone donnait, déjà après vingt-quatre heures d'étuve, une culture remarquable par son aspect tout à fait spécial : des flocons blanchâtres formaient ‘ voile ” à la surfuce du bouillon ; d'autres restaient comme suspendus dans la musse liquide ; un tapetum blanchâtre, en peu épais, s'étalait sur le fond du milieu de culture ; la rnasse du bouillon avait conservé une limpidité parfaite,

“ Cette culture, si Caractéristique par son aspect général, était composée de bâtonnets relativement courts, souvent ovoïdes, arrondis à leurs extrémités, réunis en masses z0ogléiques ; immobiles duns la zooglée même, les microbes entraînés et isolés dans le liquide étaient animés de mouvements,

“ Bien colorés par les solutions de simple coloration, les germes, au contraire, se décolorait par l'emploi de la méthode eu Gram-Kühne, Nous avons entretenu cette culture initiale en série ; toujours elle donna le même aspect, sur lequel nous ne saurions trop insister : peu d'espèces microbiennes, en effut, le donnent dans lea bouillons ;

aussi constitue-t.il pour la zooglée de Malassez et Vignal un caracsèra important au sujet de sa détermination.

“ En gélatine, nous avons obtenu également de très belles cultu-

res par piqûre, très Caractéristiques, en forme de clou, sans liqué. faction,

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« “ Les inoculations sur les animaux nous ont donnés les résultats qui vont suivre ; pour plus de clarté, nons décrirons séparément l'histoire de chaque animal inoculé.

“ Cobaye n° 1. — Le 10 décembre 1897, ce cobaye reçoit, dans le péritoine, 1 centimètre cube d'une culture en bouillon, âgée de six jours, Quatre jours après, il succombe,

‘* Autopsie, — Epanchement péritonéal, abondant, incolore ; exsudat pseudo-membraneux autour du foie et de la rate, atteints tous deux de tuberculose miliaire ; boudin épiploïque formé au niveau de la grands courbure de l'estomac ; poumons seulement congestionnés,

“ Le foie et la rate semés on bouillon donnent des cultures identiques à celle que nous avons précemment décrite. Les coupes de ces organes, colorées au bleu de Kühne, montrent dans les tubercules des amas Z00gléiques, sous for:ne de taches irrégulières, assez fortement colorées, qui ressortent vivement sur le fond pâle des préparations,

‘€ Cobayes nos. 2 et 3. — Ces animaux sont inoculés le 4 décembre 1897 avec le pus des abcès rencontrés dans l'épiploon du cobaye initial, L’inoculation est faite sous la peau de la cuisse.

“ L'un des deux cobayes meurt douze jours après, et présente les lésions déjà décrites.

“ L'autre succombe seulement vingt-six jours après l’inoculu.. tion, Il présente de très intéressantes lésions : le processus morbide à surtout envahi los organes annoxes de l'appareil digestif. Le foie et la rate sont farcis, ron plus de trhercules miliaires, mais d'une quantité considérable de petits nodules purulents, de grosseur variable, qui boursoufflent la surface externe des organes ; leur teinte blanche tranche nettement sur le ton rougeâtre du foie et de la rate. Ces lésions pyémiques sont accompagnées, en dehors de l'abcès formé au point inoculé, d'une péritonite séro-sanguinolente, d’un retrait de l'épiploon au niveau de la grande courbure de l'estomac, d'une hypertrophie avec fonte purulente des ganglions de l'aine voisins du point inoculé.

“ Les cultures de la rate, du foie, du pus ganglionnaire ont toutes donné des cultures pures du germe.

tout dan cher de les mala

Cobayes nos. 4, 5, 6 et 7. — Deux de cés cobaves ont été inoy »Y, À

culés sous la peau avec une culture en bouillon provenant ds la Qua pulpe du foie du cobaye n° 3 ; les deux autrres ont reçu le même l'examen virus dans le péritoine, que les 8 “ Les quatre cobayes sont morts six à sept jours après l'inocu- Au. lation, et présentaient à l’autopsie les lésions z00gléiques de la tu- souvenir berculose zoogléique, sie qui n “ Cobayes nos. 8 et 9, — Le 13 janvier 1898, cos deux animaux Che: reçoivent, dans le péritoine, un demi-centimètre cube d’une culture tieuse, à en bouillon, âgée de neuf jours, constituant le sixième passage direct l'enfant, de bouillon en bouillon, broncho- ‘Ces deux animaux sont morts quatre jours après l'inoculation, ment néc et ont présenté, à l’autopsie, les lésions normales déjà décrites, jours effic ‘Cette expérience tend à démontrer que les zooglées de Ma- n'est pas lassez et Vignal conservent bien leur virulence en bouillon, à Ja vor le ba

condition, toutefois, que les cultures successives soient peu espacées manière i

les unes des autres : un intervalle de six à dix jours est suffisant.

Drac

“ Ilest superflu d'ajouter que, sur tous les animaux morts, nous tubercule avons toujours retrouvé les amas Zoogléiques dans les coupes du ‘certain de foie et de la rate de chacun d'eux. ” cette aff Après cette importante communication du docteur Masselin, RRQ nous n'avons rien à ajouter ; attendons los développements qui sur- Mais viendront nécessairement sur ce sujet si compliqué, car la science de . Ù mode d'’e:

n'4 pas encore dit son dernier mot sur la tuberculose zoogléique,

a " : : : truction, Pour finir cette partie de notre travail, nous ajouterons qu'il :

ne faut pas, dans la recherche du bacille de Koch, être trop absolu, et qu'on ne doit pas dire, lorsqu'une personne présente tous les signes extérieurs de la tuberculose et que les bacilles sont introuvables, que cette personne n’est pas tuberculeuse, car, au début, il arrive souvent que le bacille manque dans les expectorations, sur-

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tout dans les hémoptysies de la première période. On doit le rechercher de préférence dans ces crachats, couverts, striés de sang, que les malades crachent après les hémoptysies proprement dites,

Quand la personne atteinte de tuberculose parvient à la phtisie, l'examen bactériologique démontre que les bacilles de Koch, ainsi que les streptocoques, pPreumocoques et staphylocoques, abondent.

Au début, en présence d'une hémoptysie, on doit toujours se souvenir de cet aphorisme d'une grande vérité : ‘ toute hémoptysie qui n’est pas d'origine cardiaque, est tuberculeuse ” (Grancher).

Chez l'adulte, on peut arriver par une auscultation très minutieuse, à poser un assez bon diagnostic de tuberculose, mais chez l'enfant, cette maladie ne présente d’autres localisasion qu’une broncho-pneumonie (1), et ici l'examen bactériologique est absolument nécessaire. De plus, l’auscultation chez l'adulte n'est pas toujours efficace pour la bonne raison que dans là plupart des cas, elle n'est pas constante duns ses signes tandis que le seul fait de trouvor le bacille dans les erachats ou autres suppurations indique d'une manière indubitable la tuberculose.

DIAGNOSTIC DIFFÉRENTIEL. — Avant la découverte du bacille tuberculoux, il était extrêmement difficile de porter un diagnostic

Certain de tuberculose, à moins que les signes pathognomoniques de

cette affection ne fussent bien évidents et que d’autres lésions secondaires ne soient pas venues compliquer là maladie préexistante,

Mais du jour que l'agent spécifique de la tuberculose fut connu, que, par les cultures et les inoculations, l'on put saisir son mode mode d'existence ; il fut aisé de le suivre dans son œuvre de destruction, et de bien connaître, comme si la chose se voyait devant nes propres Yeux, ses luttes constantes contre le phagocyte, ses victoires nombreuses, ses associations puñssantes,

De ce moment, les incertitudes du diagnostic disparurent peu à peu, et aujourd’hui, par suite des progrès étonnants que la scienco

(1) Dieulafoy — Pat, interne.

ET pu bactériologique fait chaque infaillibles de diagnostique début,

La bacillose pulmonaire‘ est, de toutes le culeuses, celle qui exige du praticien l'attenti que plusieurs affections du poumon peuv simuler, telles que la syphilis du poumon, lithiase du Poumon, la bronchectasie, etc.

jour, nous avons des moyens à pou près r un cas de tuberculose, même à son

8 manifestations tuberon la plus suivie, parce ent parfaitement bien Ja l'hydatite pulmonaire, la

Toutes ces maladies présentent, avec les mêmes signes extérieurs qu'on rene vraie, les sueurs nocturnes, les crac

plus ou moins d'intensité, Ontre dans la tuberculose hats nummulaires, l'amaigrissoment rapide, les ongles incurvés, la toux Spasmodique, la fièvre hectique, et de plus, à l'auscultation, ces diverses affections offrent Constamment des lésions à peu près identiques à celles la tuberculose, de telle sorte que le médecin, bactériologie, reste souvent per symptômes (1).

mm

(1) Nous e:trayons de —a Presse médicale, du 30 octobre 1897, intéressante du docteur Potherat, de Paris, sur de la tuberculose :

‘Je viens communi depuis deux ans.

‘ Le premier était un jeune homme, venu à Paris pleurésie àvec épanchement, L amaigrissement, la tou, les crachats, l'hecticité, avaient fait croire à de la tuberculose pulmenaire 3 toutefois, jamais il n avait e pectoré de bacilles de Koch. Une ponction ayant amené du pus, 1 opération de 1 empyème fut décidée et pratiquée. Elle montra 1 intégrité de la plèvre et fit découvrir drns le parenchyme

pulmonaire un kyste hydatique suppuré, qui, lavé et drainé, guérit complètement au bont de quelques mois,

‘* Le déuxième cas a trait à un h présenté, à un degré plus marqué encor

qu'engendre sans le secours de Ja plexe devant cette similitude des

cette observation ux cas d hydatite pulmonaire ‘imulant

quer deux observations de kyste hydatique du Poumon, opérés

Pour se faire soigner d’une

omms de quarante et un ans, qui, lui aussi, avait e, les symptômes d une tuberculose pulmonaire avancée. Pourtant, chez lui aussi, pas de bacilles de Koch, et, à l’auscultation, des signes physiques peu nets ; mais, à un moment donné des signes très ne épanchement purulent de 1a plèvre. En séalité, la plèvre ne contenait pas de liquide ; ses deux fouillets adhéraient, et il esistait un très volumineux kyste hydatique du poumon droit, qui fut incisé, évacué, lavé et drainé, Les suites furent simples ; la guérison se fit attendre assez longtemps, mais elle se fit complète et durable,

‘t De ces deux cas, on peut tirer, comme conclusion, intrapulmonaires est insidieux. L absence prolongée chez un sujet semblant atteint de tuberculrse pulmonair

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que le développement des kystes t persistante de baciiles de Koch 6, peut conduire au diagnostic.”

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Pour éclairer ses recherches et pour aider à son diagnostic, praticien est obligé de faire l'analyse microscopique des crachats ÿ

et la présence du bacille dans les expectorations ièvera alors toutes ses indécisions et contribuer

à puissamment à porter un pronostic à à peu près sûr,

Outre ces affections sus-mentionnées, il ne faut pas oublier la fausse tubereulo+e du poumon ou la pseudo-

tuberculose aspergilluire, maladie due à un agent spécial appe

lé l'ospergillus fumigatus, Le tubercule, dans la pseudo-tuberculose, e semblable à celui de la tuberculose le bacille, qui peut le différencier.

est rare d’ailleurs

st anatomiquement , etil n’y a que l'agent pathogène, Aussi, dans cette affection, qui

, il est impossible de préciser la vraie nature des

lésions existantes, à moins do faire l'examen bactériologique des crachats,

La tuberculose cutanée possède également ses sim parmi les maladies qui

quelquefois cause l’actinomycose.

ulations, et » Par leur siège et par leur gravité, peuvent r de sérieux embarras au praticien, nous citerons

Cette affection, qui n'a été étudiée sérieusement en France que depuis 1893, est due à l'actinomyces bovis, Oospora ; elle siège à la face, au cou, quelqu sur l’abdomen,

champignon du genre efois sur le thorax et L'actinomycose simule Parfaitement le lupus, et il est alors très avantageux 6t même nécessaire de r

d'en étudier au microscope la vésitable nature : myÿcose, on retrouvera fucilem

ecueillir du pus et si c’est de l’actino- »n6 les grains jaunes où sont renfermés le parasite et ses shores, et si c’est du lupus, le bacille de Koch apparaîtra inévitablement,

En résumé, dans tous les cas douteux, que l’affsetion monaire ou cutanée, qu'elle siège dans d’ant tissus, l'examen bactériologique s'impose, d’a cien, éclairé sur son diagnostic,

soit pulres organes ou d'autres utant plus que le pratipourra alors consciencieusement soigner son malade, le guérir quelquefois, ie soulager toujours,

La bactériologie est une science positive, malgré ses incertitu-

des du moment, et elle ne repose que sur la méthode expérimentale, Ce que le #ieroscope a trouvé, ce que |#8 inoculations ont prouvé,

elle l’affirme bien haut et le donne aux chercheurs comme un ré. sultat définitif, * .

Dans la tuberculose, outre l'examen bactériologique dont nous venons de parler, on peut arriver à poser un diagnostic certain par l'emploi de la tuberculine,

M. Hutinel, aux Enfants-Assistés, s'est servi de la tuboreuline avec avantage dans lo diagnostic de la tuberculose, tout à fait à son début, Il commence par injecter des doses de 1/20e à 1/10e de milligramme, pour parvenir, de cinq jours en cinq jours, à des doses plus fortes si la réaction ne se produit pus,

Ces injections faibles de tuberculine n'ont eu aucun effet préjudiciable sur la santé de l'enfant et réussissent presque toujours à faire découvrir Ja tuberculose même latonto, quand tous les signes cliniques marquent tout à fait.

MM. Grasset et Vedel, de Montpellier, suivant en cela les travaux importants de Landauzy, Combemale, Raisart et Hutinel, ont produit vingt-huit observations qui démontrent d'uné manière défi. nitive les nombreux avantages résultant de l'emploi de la tuberculine à faibles doses dans le diagnostic de la tuberculose humaine,

Voici le résumé de ieur rapport : “ La tuberculine qui nous a ‘été servi a été fonrnie par le docteur Borrel, de l'Institut Pas. ‘teur, sous forme de tuberculine précipitée : 50 milligreu ro :

“ dissous dans 5 ce. d’eau et de glycerine. à parties égales,

‘€ Cetie tuberculine tuait le cobaye tuberculeux de un mois à un ‘ mois et demi, à la dose de quatre milligrammes,

“ Nou: -vons employé cette tuberculine à la dose de 1à 2, rare- ‘ment 3 déci. ‘'.immcs, Nous n'avons jamais eu d'accidents.

“Au mvew ‘4 notut piqué, on observe parfois une douleur ‘assez vive, : jr 1 Ce Tougeu: 6 de tension locale, mais tout cela “ disparaît vite par ie simple repos au lit,

“ On peut poser, en Principe, qu'on peut demander à la tuber-

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‘‘euline l'épreuve diagnostique sans provoquer, cl “ d'autre effet important que la réaction thermique “ cela, d'employer des doses suffisamment faibles,

1ez le malade,

; il suffit, pour

‘Les phénomènes généraux consistent en douleurs de tête, ‘‘anorexie, insomnie, courbature musculaire, et peuvent s'obsorver

“en dehors de toute réaction thermique,

“constants.

Ils sont passagers et non

“ La réaction ne peut être comptée comme ayant une valeur

“ diagnostique que si elle dépasse 1°,

‘ En conclusion :

“1° L'épreuve de la tuberculine doit être réservée aux cus

“suspects ou douteux pour lesquels la clinique et lo ‘fournissent pas de signes de certitude nosologique.

nent rien dans les tuberculcscs avancées,

laboratoire ne

T.e8 faibles doses, les seules qu’il faut employer, ne don-

“3° Le sujet à éprouver doit être apyrétique, mis au repos, et

“la température doit être relevée toutes les trois ou

“4 La solution aqueuse de tuberculine, dosée

quatre heures,

à un décimilli-

‘ gramme par centimètre cube, sera préparé aseptiquement, em- ‘ployé fraîchement et duit être d'une limpidité parfaite,

‘5° L'élévation thormique observée doit dépasse

r nettement 1°

‘pour être considérée comme positive et démonstrative, le maxi-

“mu atteint ordinairement 1°5 à 2° jusqu'à 3°,

‘6° On commencera par la dose d'un décimilli

gramme pour

“ recommencer à deux décimilligratmes, si les premiers résultats

“ sont nuls ou incertains,

“ Ces doses calculées sur un poids connu de tuberenline précipitée ne pouvent être opposées à nos doses de 1896 : trois à cinq

at décimilligrammes calculés sur un tuberculine brute

“ D'où nécessité, duns chaque travail de contrôle, de bien déf-

“sir à tuberculose empioyée.

“7° D'une façon générale, lu réaction thürmique

commence de

té 29

“13 à 24 heures après l'injection et dure 12 mum étant compris entre 20 et 30 heures,

‘ Il est dès lors préférable de

faire l'injection le soir, vers cinq “heures, afin de Pouvoir mieux su

ivre la réaction le lendemain.

* On peut observer aussi des réactions plus tardives.

‘#8 Les injections de tubereuline faites suivant les règles

“ énoncées constituent un moyen inoffensif et très important de diagnostie précoce de la tuberculose humaine, ”

Par tout ce qui précède, on déduit ais employée à doses relativement

Cette recherche micros le répétons, le plus cet examen peut se tuberculose pulmon hémopt ysies,

Gopique, aidée des inoculations, cost, nous sûr moyen de diagnostiquer ln tuberculose, et faire, comme nous l'avons déjà dit, dans Ja aire, dès la première période, à l'apparition des

Dans la tuberculose des reins déceler le bacille dans les sédime célés usités pour la recherche de en et ainsi des tuberculoses lo toujours en assez lésions,

bn pm

(t) M. Kelseh, dans une séance de l'Académie de médecine, 21 décembre 1897, a Particulièsement insisté sur l emploi do lu radio nostic de la tuberculose pulmonaire à son début : “son rapport, j examine Par la radioscopie le thor #{ légère du poumon. J'ai ‘* diminution de la transparence des sommets à des d ‘ chique, unie ou bilatérale 1‘ 19 diMinution Jes ce cursion

et de la vessie, il ost très facilo de nts de l’urine, avec les mêmes pro.

Ge microbe dans les crachats, Il cales où le bacille se trouv

°, presque &runde quantité dans les suppuratic

>ns de ces

ES de Paris, tenue le &cupie dans le diag-

ÿ l'opacité générale, que à un épaisslssome 8 diaphragmatiques unie ou bilatérale, ”

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( ce n'e teux, aux a S dans 1 “bacille répéte conque P.

tent ic Koch :

Ve bucille 1° la flam partie | sur une 2° la lamj liquide « qu'à dég

Filtre

3 heures, le, maxi.

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uivant les règles rès important de

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à tuberculose, et

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l'apparition des

st très facile de les mêmes pro- S rachats, Il rouve, presque rations de ces

rt — de Paris, tenue lo seupie dans le diag- S mois, dit-il dans atteints d affection ants. Ce sont : la adénopathie bronaent do a plèvre ;

Recnercug. — Dans la recherche du

a trois moyens auxquels nous pouvons recourir avec la certitude d'avoir des résultats satisfaisants, pouvant nous éclairer non seule. ment sur le diagnostic, mais aussi sur le pronostic ; ce sont l'examen microscopipue, les cultures et les inoculations.

bacille tuberculeux, il y

a) Examen microscopique.

Ce moyen de recherche est le ce n'est pas le plus avantageux.

teux, cet examen microscopique s’ aux autr

plus facile et le plus rapide, mais Cependant, dans tous les cas douimpose, avant même de recourir ‘es méthodes qui sont longues et dispendieuses. Soit dans les crachats, soit dans les selles, soit dans l’ dans les suppurations SOupçonnées être d bacille de Koch ne so montre répéter tr conque.

urine, soit e nature tuberculeuse, le

Pas Constamment et il.wst bon de ès souvent l'examen avant de porter un diag

nostic quel- Pour tous ces différents milieux,

les procédés de coloration restent ies mêmes,

et Ceux-ci sont basés sur le fait que le bacille de Koch résiste au pouvoir décolorant des acides.

Voici une manière simple” bucille tuberculeux :

1° Avec un fil de platine qu’on aura eu le soin de Stériliser à la flamme d'une lampe à alcool, on prend une petite quantité de ln partie la plus épaisse du crachat où du pus à examiner, et on l'étend Sur une lame en une couche très mince,

ple et peu coûteuse de rechercher le

2° On passe rapidement cette lame à une certaine hauteur de la lampe à alcool, et, aussitôt qu'elle est sèche, on y répand du

liquide de Zieh] (1), substance colorante que l’on fait chauffer jusqu'à dégagement de vapeurs,

1) Liqueur de Ziehl.

Fuchsine ruhine Alcool à 90 degrés... se000 secesssessosse 10 Solution d’acide Phénique à 5 p.100... 100 Fiitrez. «

3° On lave la lame à grande eau, et où y v rique à 25 °/, ou de l'acide nitrique à 15 °/, jusqu’à ce que la pré: paration devienne rose pâle. Ces acides minéraux décolorent tous

les microbes et les autres éléments, moins le bacille de Koch qui reste rouge.

erse de l'acide sulfu.

4° On passe de nouveau la lamo à répand du bleu de Lœffler (1), a été décoloré,

grande eau, et ensuite on y Pour obtenir en bleu tout ve qui a

5° On lave de nouveau, et on laisse sécher préparée, et on la porte ensuite sur le cham versant une ou deux gouttes d'huile de cèdre,

la lame ainsi toute P du microscope en y

MM. Pittion et Roux ont publié dans le B de pharmacie du Sèd-Ouest, voici en quoi il consiste :

ulletin de la Société un procédé excessivement rapide ;

1° On dissout 10 grammes de fuchsine

(rouge magenta) dans 100 grammes d'alcool absolu,

2° On fait une seconde solution de

3 parties d'ammoniaque dans 100 parties d'eau. :

3° On fuit une troisième solution avec alcool 50

grammes, eau distillée 30, acide azotique 20, ver

t d’aniline à saturation, Voici Comment se fait cette troisième solut

dre dans l'alcool du vert d'aniline

ion : On commence par dissoujusqu'à saturation, on ajoute l'eau distillée, puis l’eau azotique.

4° Les trois solutions terminées, il convie

sorte: on prend 10 centimètres cubes de la solution ammoniacale .€t on ajoute à cette solution 1 centimètre cube de la solution fuchsinée (rougé magenta), on chauffe ce mélange jusqu'à dégagement de quelques vapeurs ; on immerge alor

s dans ce liquide la lamelle porte-crachats après l'avoir desséchée d'après les procédés ordinai-

nt de procéder de la

me

(1) Bleu de Lœfier :

Solution alcoolique Coñcentirée de bleu de méthylène é

Solution de potusse caustique LE AU ESA + lWec,

rés,

On la trois £ prolor laissé | les bac

Si chauff puis oi et la ce

lame u

On porte a:

Czi dans un bleu de Da de fuchs

méthyle

Après la violette, une solu vine, ce €

(1) Li

e de l'acide sulfu-

res, Une minute l'à ce que la pré.

suffit pour produire la coloration des b

On lave à grande eau, puis on laisse tomber sur la lamell. trois gouttes du mélange vert

acilles.

» deux ou d’aniline ; l'action no doit pas être prolongée plus de 45 secondes,

laissé sécher, on monte la prépar les bacilles paraissent coloré

IX décolorent tous

le de Koch qui Après un nouveau lavage et avoir

ation dans le banme du Canada, s en rouge sur un fond vert pâle.

Suivant la méthode de Gabbet, on colore la Préparation sans chauffer, avec le liquide de Ziehl, pendant deux minutes environ, puis on lave la lame à grande eau. Ensuite, on fait la décoloration

et la Caloration de la pièce, en un seul temps, en répandant sur la lame une quantité voulue de la solution suivante :

, €b ensuite on y u tout ve qui a

ame ainsi toute microscope en y

n de la Société vement rapide ;

Bleu de MAUR YI8, se sosie 2 gramms,

Acide sulfurique à 25 lanémtiéns 100 —

On passe de nouveau la lame à

l'eau, et, aussitôt sèche on la porte au microscoie,

La

magenta) dans

Czaplewski, la lame

de fluorescéine jaune et de

üprès la coloration au Zieh], laisse baigner dans une solution alcoolique concentrée bleu de méthyle,

d'ammoniaque

grammes, eau iration, Voici nce par dissou-

Dans la méthode d'E

brlich (1), on peut remplacer la solution de fuchsine par une solut

ion alcoolique concentrée de violet de méthyle; toute la préparation se trouve ainsi être color

Après la décoloration par l'acide, le bacille seul garde cette couleur violette, et le reste de la pièce peut être de nouveau une solution aqueuse concentré

ée en violet, on ajoute l'eau

coloré avec e do vert de malachite ou de Vésu « vine, ce qui donnera au fond une teinte verte ou jaune,

(1) Liqueur d’Ehrlich :

rocéder de la 1 ammoniacale olution fuchsi-

er nn nn a à } dégagement Solution A.

ide la lamelle

Solution alcoolique saturée de fuchsine (ou rubine).

08 1 c.c, rédé dinai Alcool à 90 degrés. ...,.,,,,....... rnsrt ss ssosesesessee À CC, sedés ordinai- Eau d'aniline.........,,.,.... SC aa D c.c, Rs LR Solution B.

Solution aicoolique saturée de vio'et de gentiane. s..., 1c.c. 5 AlCoo! à 90 degrés........,,,.,,,..,.... CAT RTS Bons 14,0 80 c.e, s 100 ce, Eau d'aniline,

RE RE EE ETAT RE AUERT CORNE Ha Gx

Duclaux, dans les Annales de l'Institut Pasteur, décrit ainsi Ja méthode de Lubimof :

“ Dans 20 centimètres cubes d’eau on introduit 50 centigram. “ mes d'acide borique dont on hâte la solution en versant 1f gram- “mes d'alcool absolu. Lorsqu'il ne reste plus que quelques cris- ‘taux non dissous, on ajoute 50 centigrammes de fuchsine (rubine) “qui se dissout par l'agitation, On obtient aivsi un liquide qui so ‘“ conserve et est toujours prêt pour l'emploi, sas filtration nou- ‘“ velle,

‘ Les lamelles, couvertes du produit tuberculeux, seront plon- ‘“gées dans le bain colorant qui sera chauffé pendant quelques ‘minutes. On décolore däns une solution d'acide sulfurique à 1/5, “on lave à l'alcool, et on fait la double coloration dans une solution “alcoolique saturée de bleu de méth ÿlène ; on lave et on monte.”

Voici à peu près les méthodes d'examen les plus usitées pour la recherche microscopique du bacille de Koch ; il en existe bien d'autres, muis elles sont toutes basées sur la résistance du bacille à l'action décolorante des acides.

Dans la recherche du bacille dans l'urine, il est utile de 8e servir de l'appareil centrifuge qui permet de recueillir plus facilement les sédiments et de séparer la masse purulente. A l'examen microscopique, le bacille du smegma préputial, qui évolue dans la matièro blanchâtre amassée dans le repli qui réunit le gland au prépuce, et, chez la femme, entre les petites lèvres et le clitoris, peut parfois être confondu avec le bacille de Koch, Comme celui ci, il résiste à l'action des acides, grâce à son enveloppe graisseuse, et possède à peu

près les mêmes caractères, Mais si l'on soumet les bacilles pendant dix minutes, à chaud, à l’action d’une lessive de soude à laquelle on a ajouté 5 p, 100 d'alcool, et qu'ensuite on lave lu Préparation à

l’eau et à l'alcool, le bacille du smegma perd sa résistance aux acides et le bacille de Koch reste seul coloré, D'ailleurs ce baciliie du smegma n’est nullement pathogène,

D culeux jaunût:

surtout l'exame liales et la color nisées, zellen, ration, Da récolte ( M.

che du |

“ teinte

(11 20 “ potasse «6 3° concentr € 4° «6 5° “sifs de & 6°

‘{ plement

nt

ur, décrit ainsi Ja Daus les selles, il est assez difficile de déceler le

culeux ; on le retrouvera ‘“ dans le

bacille tuber.

8 petits grumeaux d’un blanc Jjaunâtre qui flottent. dans le liquide diarrhéique,” Dans les

it 50 centigram.

versant 1% grampue quelques crisfuchsine (rubino) un liquide qui se os filtration nou-

crachats, l'agent spécifique de la tuberculose abonde, surtout dans les crachats Conerets, purulents ot nummulaires, A l'examen microscopique, on peut trouver, outre des cellules épithéliales et des microorganismes divers, certains éléments conservant la coloration rouge ; ce sont d’après Czaplewki, des cellules kératinisées, des spores de champignons et levures, des noyaux de mastzellen, et des cristaux de sels d'aniline (1), mais, malgré leur cloration, ces éléments ne peuvent être des causes d'erreur.

Dans les suppurations de nature tuberculeuse, le bacille go réculte de la même manière que dans les crachats,

M. Letulle préconise une méthode très simple pour la recherche du bacille de Koch dans les coupes (2) :

ux, seront plonendant quelques sulfurique à 1/5, lans une solution et on monte.”

us usitées pour en existe bien ncoe du bacille à

‘1° Passer la lamelle par le Ziehl à chaud, (eau d’aniline ‘bouillante dans un godet, ajouter solution de Ziebl, q. 8. pour une

“ teinte foncée). Laisser baigner la lamelle 10 à 20 minutes ; 4 90

Passer la lamelle dans un bain de “ potasse à 1 gr. 50 pour 100 :

‘3° La plonger aussitôt dans un bain de solution aqueuse concentrée d'acide sulfureux, fraîchement préparée ;

permanganate de

utile de se ser-

plus facilement

>Xämen microsdans la matière Aux prépuce, et, ut parfois être il résiste à l'acpossède à peu acilles pendant e à laquelle on

Préparation à

tance aux aci.

‘4° Laver largement à l'eau i :

‘5° Renouveler autant que nécessaire ces deux bains succes- “sifs de permanganate et d'acide sulfureux, fraîchement préparés ;

# 6° Bain de bleu de méthyle (solution aqueuse) ; ( 7°

Passer un instant dans l'alcool absolu (ou dessécher sim. ‘{plement à l'air) ;

#8 Passer au xylol ;

“9° Monter dans le baume au xylol, ”

() Wurtz, Précis de bactériologie clinique.

(2) M. Laurent, Technique microscopique,

s cé bacilie du

Les bacilles restent coloré microbes sont teintés en bleu.

S en rouge, tandis que’ les autres « culos

‘# le ba Le sang est un mauvais milieu pour les microorganismes, mais TE de récentes découvertes sont venues prouver que le sérum sanguine , les b: a le pouvoir d'agglutiner certains microbes, et de neutraliser ainsi “ leurs effets, aa M. le docteur &. Arloing, de Lyon, a fait à ce sujet devant : po l’Académie des Sciences une Communication des plus intéressantes "Mètre sur cette puissance d'agglutination vis-à vis lé bacille de Koch, pe: Voici le résumé de cet important travail que donnait la Presse “ nostic médicale du 25 mai: 1898 : “ résult.

dé oi i ÿ ; «1:

Si, à quelques!gouttes de culture ou d'émulsion homogène de “ baciiles, on ajoute 1/10 de sérum sanguin de chèvre saine et vierge À cs tuk ‘ de toute inoculation, on ne provoque pas d'agglutination. Si l'on M ‘ fois d' € substitut à ce sérum celui de chèvre ayant reçu une longue série "#4 “d’injections sous-cutanées de tuberculine ou de bacilles de Koch À “agglut “ plus ou moins virulents, le phénomène de l'agglutination se mani- ‘“ plètem ‘‘feste rapidement avoc vne grande intensité et d'une manière «90 ‘ complète, ‘11 fois * On voit aussi le léger pouvoir agglutinant naturel du sérum u 40 de l'âne s’accroître considé ablement sous l'influence des mêmes) . on ‘injections. ant ‘* Le pouvoir agglutinant du sérum normal de diverses espèces # Le ‘est en raison inverse de l'aptitude de ces espèces à contracter où ad por “à supporter la tuberculose. Nul chez le lapin et le cobaye, qui « de Kocl ‘sont facilement tubereulisables, très léger chez la chèvre, plus À ‘accusé chez le bœuf et l'âne, il est très marqué chez le cheval Pbud ‘exceptionnellement tuberculeux. le bacille “ Le sérum, rendu fortement agglutinant par des injections par cette ‘sous-Cutanées de bacille de Koch ou de tuberculine, agglutine les coloration

“cultures en milieu liquide ou les éœulsions homogènes de tuber-

geusemen

is que’ les autres

vorganismes, mais le sérum sanguin

neutraliser ainai

à ce sujet devant lus intéressantes bacille de Koch, lonnuit la Presse

ion homogène de

e saine et vierge tination. Si l'on À

ne longue série acilles de Koch

ination 8e mani.

d'une manière

turel du sérum ’uce des mêmes

liverses espèces

contracter ou

le cobaye, qui

à chèvre, plus À chez le cheval

des injections

agglutine les 3 nes de tuber-

culose aviuire, ce qui tend encore à rapprocher du bacille de Koch le bacille de cette tuberculose.

‘€ L'action des sérums agglutinants s'exerce également bion sur ‘“ les bacilles en voie d'évolution dans du bouillon glycériné.

“ Le pouvoir agglutinant peut naître et se développer en peu ‘de temps ; ila suffi, pour le faire apparaître chez une chèvre ct ‘un lapin, d'injecter, du 31 mars 1898 au 12 avril, à l’une 6 centi. “ mètres cubes de tuberculine brute, à l'autre 25 gouttes.

“ Les essais d’agglutination du bacille de Koch dans le diage

“ nostic ou le pronostic de la tuberculose humaine

ont donné les “ résultats suivants :

“1° Le sérum des personnes atteintes ou suppoôsées atteintes

“ de tuberculose pulmomaire vraie agglutiue 94 fois sur 100 ; 57 “ fois d’une façon parfaite, 37 fois incomplètement $

“2° Le sérum des malades frappés de tuberculose chirur gicale ‘‘’agglutine 91 fois sur 100 ; 35 fois parfaitement, 56 fois incom- $ L] “ plètement ;

‘3° Le sérum de malades divers âggluti

no 32 fois sur 100 ; ‘11 fois très bien, 21 fois imparfaitement.

‘4° Enfin, le sérum de personnes su pposées saines ayylutine

‘seulement 22 fc" sur 100 ; 11 fois très bien et 11 fois incomplète. ‘“ ment,

“La proportion des résultats positifs permet d'espérer que

“ l'on pourra tirer parti, en clinique, de l'agglutination du bacille “ de Koch, ”

Pour complèter cette partie de notre travail, nous dirons que le bacille tuberculeux prend le Gram,

c'est-à-dire se luisse colorer Par cette substance colorante,

Nous étudierons cette méthode de coloration dans le chapitre sur la blennorrhagie où elle sert avanta- £eusement au diagnostic différentiel.

b) Cultures.

Le bacille de Koch se cultive sur

le bouillon glycériné à 6 pour 1000, le terre, etc,

plusieurs mileux, entré autres sérum solidifié, la pomme de

Pour ensemencer un tube de bouillon glycériné, il faut recueil. lir uno parcelle très mince d’une culture sur un milieu solide et le ‘laisser flotter à la surface du bouillon. Au bout de 12 à 15 jours,

le bouillon, qui garde sa transparence, se couvrira d'une membr

ane blanche, sèche et plissée,

La gélatine et l'agar-agar sont peu favorable ment du bacille de Koch, à moins cobaye tuberculisé,

8 à l’ensomenceque celui-ci ne provienne du

Le sérum solidifié, placé dans une étuve à une température de 38° C, offre un assez bon milieu de culture et présente, au bout de 7 à 8 jours, un semis de grains plusieurs ensemencements écailleux.

blanchâtres qui grossissent après et prennent bientôt un aspect terne et

Sur pomme de terre, l’ensemencement prend une teinte grisà. tre.

Le bacille de Koch ne se cultive Pas sur plaques.

M. Dubois décrit ainsi un nouveau mode

de culture pour le bacille tuberculeux :

“ La sérosité virulente provenant de péritonite et de plourésie “est répartie dans une série de tubes,

‘ajoute du sérum de lapin, non stérilisé,

À chacun de ces tubes on renfermant 7 °/, de gly # core et 2 °/, de glycérine. La même Opératio ‘‘ jours, mais on ajoute plus que la moitié de Ja “ainsi jusqu'à ce que la quantité “quantité de sérosité,

n est répétée tous les

dose primitive, et de sérum soit devenue égaie à ia On laisse les tubes bouchés pendant le temps

se que “38 d « ‘ports glyc ‘6 “quel ‘sur 86 De obtenu que nou

Au des esps rement :

défavors Si le tion, le E dans sa x sont née maine de ment mo plus ou modifier |

Ce p saire, On le moyen |

Les a:

sont le cc

‘{que durent ces manipulations, et on les met de plus à l'étuve à “38 degrés,

‘On prend ensuite un centimètre cube du mélange, et on les ‘porte dans un autre tube contenant du ‘ glycériné et non stérilisé.

sérum de lapin glycoleux, entré autres

fié, la pomme de

‘* Après une quinzaine de jours, c'est avec cette dernière culture “ que l'on fait l'ensemenceme \t, en suivant les ‘sur sérum solidifié et glyco glycériné. "”

\ procédés ordinaires, 6, il faut recueil.

lieu solide et le de 12 à 15 jours, d'une membrane

De l'extrait glycériné des cultures de bacilles de Koch on à obtenu une toxine appeléo tuber

Culine dont nous avons déjà parlé et que nous étudierons plus longuement dans un autre chap'tre,

Au microscope, les bacilles, pris dans des espaces clairs qui sont des spores,

dos cultures, présentent | à l’ensemence-

ne provienne du

Il est reconnu que le bacille de Koch demande un milie rement alcalin ou légèrement acide !

défavorables à son développement,

u légèles réactions plus fortes sont

empérature de nte, au bout de "ossissent après aspect terne et

Si le milieu de culture subit des chan tion, le bacille se trouvera influencé dans dans sa virulence et aussi dans sa forme.

&ements dans sa composila toxicité de ses produits,

C'est de ce principe que sont nées les diverses tuberculines, entrées aujourd'hui dans le domaine de la thérapeutique, D'après des milieux nutritifs diverecment modifiés, on pourra recueillir une tuberculine d'

une puissance plus ou moins grande : c’est ainsi que les savants ont cherché à

modifier la fameuse tuberculine de Koch.

8 teinte grisà.

alture pour le

à GC) Inoculation aux animaux.

et de pleurésie

le cos tubes on 7°, de gly épétée tous les primitive, et

Ce procédé, difficile et dispendieux, n’est Pas toujours nécessaire, On doit y recourir lorsqu'il ÿ a doute, car c'est certainement le moyen le plus sûr d'affirmer l'existence de la tuberculose.

nue égale à ia dant le temps

Les animaux dont on se sert davantag

8 pour ces inoculutions sont le cobaye et le lapin ; mais on a employé aussi les souris

, les

rats, les chiens, etc., qui tous sont sensibles à l'action du bacille de Koch,

Les inoculations seront sous cutanées, intrapéritonéales intrapulmonaires ou intraveineuses, ot d'après ces divers modes de pénétration de l'agent spécifique de la tuberculose, on aura des lésions,

un peu différentes par leur siège, mais tout à fait semblables au point de vue histologique (1).

À eh dede fee fee bee

——— AREAS A er à (1) Pour finir ce chapitre sur la tuberculose, nous donnons à titre de renseigneseignemtnt cette communication intéressante, parue dans la Presse médicale du 29 dé-

cembre 1897 et présentée à la Société des sciences médicales de Lyon :

‘ M. Paul Courmont présente, au nom de M. Tixier et au sien, l'étude d une tuber- À culose strepto-bacillaire étudiée chez l’homme et, par inoculation, à 1 animal. La lésion

humaine était une arthrite hémorrhagique du coude. On ne trouva de bacilles tuberculeux ni dans le liquide articulaire, ni duns les coupes de la synoviale qui présentaient, cependant, des tubercules typiques à cellules géantes, L inoculation du liquide à des cobayes donna à ceux-ci une tuberculose à marche rapide, réinoculable-en série, sans “qu'il y ait été possible de trouver de bacille de Koch dans les lésions animales. Dans un tubercule hépatique d’un de ces cobayes fut isolé un strepto-baciile spécial, sans rapport avec le bacille de Koch. Ce strepto-bacifle se cultive facilement sur un grand nombre de milieux, entre autres, les milieux glycérinés ; il pousse bien de f12à+t 87 : vide, il cuitive à peine.

‘ L'inoculation de ces cultures donne, à des doses fuibles [tou À centimètre cube], une.tuberculose à marche trè rapide chez le cobaye et le lapin. .

‘* Les particularités de cette tuberculose, produite soit avec les lésions humaines, soit avec les cultures, sont les suivantes : envahissement ganglionnaire et murche très rapide, parfois snppuration locale, souvent lésions hémorrhagiques des séreuses j ces deux caractères rappellent 1 évolution de la lésion humuine.

“Il s agit done d'un des premiers faits bien établis de tuberculose humaine vraie due à un autre agent que le bacille de Koch et occasionnée, dans le cas actuel, par un strepto-bacille spécial. Les recherches analogues sur ce que les auteurs appellent, à tort, les pseudo-tuberculoses [car ce sont de vraies tuberculoses réinoculables en série] ont presque toojours porté sur des tubercules ou des baciles d'origine animale et non humaine. © est Ié premier fait de tuberculose strepto-bacillaire d origine humaine avec isolement, culture et inoculation du microbe pathogène. ?

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