‹ Les maladies microbiennes des animaux (volume 2)Chapitre 105 sur 156 · GG · texte numérisé non relu

GG

(6 mois'.

A Lübeck, le nombre des bovidés tuberculeux, qui oscillait entre a et 9 p. 100, atteint successivement, en ces dernières années, 12, 15, 17 et enfin 27 p. 100 en 1893-94. Chez les porcs, la proportion s'élève de 0,26 p. 100 en 1884-85 à 3,77 p. 100 en 1893-94.

En Hollande, en Uussie, les inspecteurs des abattoirs signalent aussi une graduelle augmentation dans la fréquence des cas constatés.

Dans la province australienne de Victoria, où la tuberculose était inconnue encore il y a vingt-cinq ou trente ans, on compte aujourd’hui 15-20 p. 100 de tuberculeux sur les animaux abattus.

La France n’échappe pas à cette désastreuse extension de la tuberculose. Si des stalistiques sérieuses font défaut, on sait au moins que dans certaines provinces, le Nivernais par exemple, l'envahissement a fait, en quelques années, des progrès rapides. Beaucoup d’entre les plus belles étables de la région du Nord sont gravement contaminées. Dans le sud-est, où Bernard déclarait, en 1830, n’avoir presque jamais rencontré la maladie, la tuberculose sévit partout et elle cause aux éleveurs des pertes considérables.

Étude clinique.

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