TUBE HCL> LO SE
réduites en une masse granuleuse irrégulière, tandis qu’à la périphérie les cellules conservent plus longtemps leurs caractères. On rencontre souvent, au centre ou à la périphérie du foyer, des •cellules géantes pourvues d’une couronne de noyaux. Le tissu conjonctif qui entoure le tubercule est infil Lré de cellules embryonnaires ; il se densifie au fur et à mesure que se poursuit l’évolution.
Dans les conglomérats tuberculeux, la dégénérescence continue; le tubercule jaune n’est déjà plus constitué que par un détritus •cellulaire caséeux, limité par une coque de tissu conjonctif densifié. Les parois des grosses cavernes sont formées par une couche 'épaisse de tissu élastique, comprenant des parois alvéolaires •affaissées, comprimées et anémiées. De petites cavernes sont aussi •constituées parla fonte purulente d’un foyer de pneumonie alvéolaire, avec destruction des cloisons inter-alvéolaires.
b. Trachée. Larynx. — La muqueuse des gros troncs bronchiques, de la trachée et du larynx présente des tubercules ou des ulcérations. Les tubercules ont le volume d’une lentille ou celui d’une noisette; les plus petits dépassent à peine le niveau de la muqueuse; dis forment des taches rouge-foncé, gris-rouge ou jaunâtres, isolées, réunies en amas ou en séries linéaires. Les petites tumeurs se .ramollissent rapidement et la pression fait saillir un contenu caséeux; l'ouverture des foyers laisse à nu des plaies irrégulières,
.ulcéreuses, souvent confluentes, recouvertes de bourgeons friables entourant des îlots jaunâtres de matière caséeuse. Parfois aussi, la prolifération est plus active et les bourgeons saillants forment des masses polypeuses, creusées ou non de foyers purulents.
c. Séreuses. — Les tubercules envahissent principalement la plèvre et le péritoine sur lesquels ils déterminent des lésions d’aspect très particulier.
Au début, on trouve de petites granulations transparentes, de couleur gris-rosé, constituées par un amas de tubercules conglomérés, •développés dans l’épaisseur de la séreuse. Ces granulations s’épaississent, prennent une consistance charnue et une couleur rosée;
• elles se détachent en un relief de plus en plus accusé. Les lrotte- .raents exercés sur la séreuse envahie par les viscères, recouverts souvent eux-mêmes par une séreuse altérée, tendent à soulever et à détacher les nodules tuberculeux ; ceux-ci se pédiculisent peu à peu, d’autant plus rapidement que les frottements sont plus fréquents et plus étendus. Les amas tuberculeux forment alors des masses fermes, blanches, irrégulièrement réparties sur la séreuse •sous forme de polypes, de choux-fleurs ou de grappes pédiculées.
LESIONS.
Rapidement elles s’infiltrent de sels calcaires et leur tissu acquiert une consistance fibreuse.
L’examen histologique des néoformations (1) montre qu elles sont constituées essentiellement par des foyers tuberculeux, identiques dans leur évolution et dans leurs caractères àceux des parenchymes. Les tubercules sont développés dans les espaces lymphatiques sous-séreux ; ils provoquent une infiltration cellulaire considérable dans le voisinage, sans néoformation conjonctive.
Sur les séreuses autres que la plèvre et le péritoine, les lésions tuberculeuses affectent des caractères particuliers. Sur 1 e péricarde, on rencontre ainsi des granulations grises, des tubercules miliaires et aussi une transformation fibreuse de la séreuse considérablement épaissie. Le feuillet viscéral forme une cuirasse de trois a cinq centimètres d’épaisseur, de couleur blanc-jaunâtre, de consistance ferme, avec quelques rares foyers caséeux disséminés; parfois, les deux feuillets sont envahis et soudés en totalité ou en partie (symphyse cardiaque). Le myocarde comprimé est pâle èt •atrophié.
cl. Ganglions. — L’envahissement des ganglions est consécutif à la tuberculisation des parenchymes (ganglions bronchiques, mésentériques...), ou il s’opère d’emblée, sans lésion appréciable ou persistante au niveau du point d’inoculation.
Lors de tuberculisation secondaire, les ganglions atteints se montrent hypertrophiés, indurés, noueux ; sur la coupe, leur tissu gris-rosé, succulent, apparaît comme farci d’un nombre variable de tubercules miliaires qui deviennent peu après caséeux et calcaires. Les tubercules conglomérés constituent des masses jaunâtres, à contours festonnés, entourés d’un tissu lardacé de nouvelle formation. A une période encore plus avancée, le ganglion complètement détruit né forme plus qu’une poche à parois fibreuses, remplie d’une matière jaune, semi-liquide, grumeleuse, semblable à du mortier et renfermant des grains calcaires en abondance.
Lors de tuberculose exclusivement ganglionnaire, l’aspect des lésions est souvent différent. Les, ganglions de la région envahie sont volumineux, infiltrés, sans que cependant ils présentent sur la coupe aucune lésion appréciable. L’examen de la pulpe ne montre que rarement quelques bacilles isolés. Peu à peu, et après un long temps, de petits foyers caséeux et calcaires apparais-
(1) Ki ENEn . 7 uberculose dans les séreuses. Ç. K. Ae. dos sciences, '20 janvier 1880. —
Lwow. Ueber den liait der Neubildungen bel der l'erlsucht des llornviehcs. Deutsche Zeitschr. für Thiermed., t. VU, 1882, p. 374 (avec bibliogr.).
TUBERCULOSE
sent, en petit nombre, tandis qu’une néoformation fibreuse envahit l’organe, comprime et atrophie la glande.
Les ganglions profonds conservent indéfiniment ces caractères; les ganglions superficiels subissent plus volontiers la dégénérescence calcaire étendue et la suppuration.
e. Cœur et vaisseaux. — La tuberculose du myocarde est rarement observée chez les bovidés. Oliven, Mac Fadyean... ont constaté l’envahissement du muscle et sa destruction partielle par des masses tuberculeuses confluentes, caséeuses et calci liées. Preusse trouve, chez une vache, un foyer tuberculeux de la grosseur d’une fève dans la paroi du ventricule gauche. Lungwitz(l) rapporte une curieuse observation relevée chez un veau, ûgé de six semaines, porteur de lésions généralisées; on trouve deux foyers, de la grosseur d’une noisette, dans la paroi du ventricule gauche; d’autres foyers, plus petits, sont disséminés vers la pointe du cœur. A l’examen histologique, les tumeurs se montrent formées par une accumulation de tubercules miliaires avec centre caséeux; les fibres musculaires sont dissociées et refoulées par une abondante infiltration de cellules rondes et la coupe présente un aspect alvéolaire.
Piavilsch, Lwow, Galtier. .., signalent la présence de lésions sur la tunique interne de l’aorte dont la paroi présente des plaques chagrinées, mamelonnées et infiltrées de calcaire. Lwow a constaté, dans le même tissu, la présence de plaques osseuses renfermant des cellules géantes semblables à celles de la moelle des os.
/'. Viscères abdominaux. — En outre des lésions très communes du péritoine, des mésentères, des épiploons et des ganglions, les différents viscères sont aussi envahis.
Les accidents portent rarement sur les estomacs : Johne a rapporté cependant un cas d’ulcère tuberculeux de la caillette et un exemple de tuberculose du feuillet, avec perforation des lames par des ulcérations et présence de tubercules sur les bords. L 'intestin est fréquemment atteint; il présente des tubercules et des ulcérations, localisés principalement au niveau des dernières parties de l’intestin grêle et sur le cæcum. Les tubercules, isolés ou conglomérés, sont tantôt de consistance charnue, tantôt fibreux, durs, avec un foyer caséeux central. Les ulcérations siègent au niveau des éléments lymphoïdes, follicules clos ou plaques de Peyer; elles sont remplies, par un exsudât caséeux adhérent; à leur niveau, les parois sont
(1) M. Lungwitz. — T uberkulose des Myocards beim Kalbe, Zeitschr. fur Fleisch-und Milchhyg., t. V, 1895, p. 89.
LÉSIONS
épaissies, ecchymosées et villeuses sur la face péritonéale. Les ganglions du bord concave représentent des masses dures, arrondies, du volume d’une noix ou d’un œuf de pigeon, mobiles entre les lames du mésentère.
Le foie est souvent tuberculeux; ordinairement il est parsemé d’amas plus ou moins volumineux, disséminés dans le parenchyme et formés d’un magma renfermant des détritus caséeux et des grains calcaires. L’organe, déformé, bosselé, acquiert pari ois un volume et un poids considérables (30-40 kilogr.).
La rate, moins exposée, montre des amas tuberculeux irrégulièrement répartis et de dimensions très variables, ou. lors de tuberculose généralisée , d’innombrables granulations miliaires.
Le rein , souvent comprimé par des masses développées dans le voisinage, est assez rarement envahi. On trouve à la fois des tubercules caséeux ou calcaires et des cavernes dans le voisinage du bassinet (Perdan). La tuberculose de la vessie paraît être extrêmement rare.
g. Organes génitaux. — 1. Male. — Les lésions siègent sur le testicule, sur la gaine vaginale ou sur le pénis. Le testicule envahi montre une infiltration de tubercules jeunes ou des masses confluentes, calcifiées et ramollies, qui compriment el atrophient l’organe. Les tubercules développés sur la séreuse sont analogues à ceux qui évoluent sur le péritoine; ils forment un gazon étendu surtout au niveau de l’épididyme et du cordon. Au niveau du pénis , les néoformations siègent dans le tissu sous-muqueux ; elles repoussent et amincissent la muqueuse à leur niveau.
IL Femelle. — L’ovaire, les trompes, l’utérus et le vagin sont atteints isolément ou simultanément.
L 'ovaire tuberculeux est volumineux, dur, bosselé. La coupe montre des cloisons fibreuses limitant des foyers caséeux ou calcaires. A une période avancée, on trouve des foyers de ramollissement étendus. Les trompes sont envahies parfois lors de tuberculose étendue du péritoine; elles présentent quelques tubercules disséminés ou un tapis de petites masses confluentes.
Sur X utérus, les lésions, étendues à l’une des cornes ou dans tout 1 organe, siègent dans l’épaisseur de la muqueuse ou dans le tissu sous-muqueux. Lors d’envahissement de la muqueuse, les tubercules, ordinairement caséeux, se ramollissent et s’ulcèrent. La cavité de 1 organe se remplit d un muco-pus jaunâtre el grumeleux. L infiltration des parois détermine un épaississement considérable;
TUBERCULOSE
la muqueuse, très dure, de couleur pâle, semble envahie par un squirrhe; l'examen histologique la montre infiltrée de follicules tuberculeux, très riches en cellules géantes et relativement pauvres en bacilles.
h. Mamelle. — La lésion initiale affecte la forme de fines granulations miliaires, grises et homogènes ou jaunâtres et caséeuses, disséminées dans le parenchyme; plus tard, ces granulations, entourées d’un tissu sclérosé, se ramollissent et se calcifient. La mamelle envahie se montre alors volumineuse et dure ; la peau qui recouvre les régions atteintes est tendue et lisse; elle présente des taches de teinte gris-jaune qui indiquent nettement la situation des nodules superficiels. Sur la coupe, on trouve, au sein d’un tissu fibreux dur très abondant, des noyaux caséeux, isolés ou conlluents. La muqueuse des gros conduits lactifères, ainsi que celle •des sinus et du canal excréteur, est recouverte de petites villosités rosées.
L’étude histologique (1) montre que les altérations portent à la fois sur le tissu inter-acineux et sur les éléments glandulaires. Les travées conjonctives, très étroites dans la glande saine, même pendant la lactation, se montrent considérablement épaissies ; les ■capillaires sont distendus ; un grand nombre de cellules migratrices infîltrentle tissu conjonctif. C’est par ces lésions que débute généralement l’envahissement de la mamelle. Les premières altérations du tissu glandulaire semblent être purement mécaniques; l’infiltration interstitielle comprime les lobules et détermine l’effacement de la lumière des acinis et des conduits. Il en résulte, en divers points, une rétention du contenu et la formation de dilatations kystiques. A une période plus avancée, l’épithélium refoulé par l’infiltration interstitielle tombe dans la lumière des acini où il se retrouve mêlé à de nombreuses cellules rondes. Les bacilles sont difficilement rencontrés dans l’infiltration interstitielle du début; mais un peu plus tard, alors qu’il existe des cellules géantes dans les tissus et que l’acini est altéré, les bacilles se trouvent en grand nombre jusque dans la lumière de la glande, libres ou renfermés dans des cellules rondes et épithélioïdes.
La destruction de la glande s’opère tardivement, par une transformation fibreuse totale. Dans les parties cirrhosées, on rencontre des blocs amyloïdes qui remplissent la lumière des acinis et des ■conduits. En quelques cas exceptionnels, il se produit aussi des
i) Mac Fadyean. — Tubercular mnstitis in the cow. The Journ. of conip. Path.. t. N, 1881), p. 119-
LÉSIONS
foyers de nécrose et de caséification qui subissent à la longue une
infiltration calcaire.
L’examen histologique des néoformations villeuses du sinus galactophore indique qu elles sont précédées par une desquamation épithéliale, accompagnée d’une infiltration de cellules rondes dans la couche sous-muqueuse. Les villosités sont formées d’un tissu de granulations identique à celui des bourgeons charnus. A leur
sommet, il se produit une nécrose des éléments qui sont déversés
dans le contenu du sinus. Les mêmes altérations sont constatées dans les gros conduits lactifères.
Le lait sécrété par la glande malade est pl lis riche en eau que le lait normal; il ne renferme pas trace de lactose et seulement très peu de graisse. (Storch.)
i. Centres nerveux. — En outre des tuberculoses vertébrales qui provoquent la compression de la moelle, on rencontre aussi des lésions des méninges et des centres.
Les tubercules cérébraux, caséeux ou calcaires, siègent le plus souvent sur la pie-mère, au niveau des hémisphères, de la scissure médiane, du cervelet et du bulbe. Parfois aussi, ils envahissent la substance nerveuse et ils pénètrent dans les hémisphères ou dans le cervelet. (Gassner.)
Quand la tuberculose s’est généralisée par la voie sanguine, c e qui est rare chez le bœuf, les méninges encéphaliques sont comme criblées de très lins nodules grisâtres, développés le long des divisions de l’artère sylvienne. Un en trouve même à la surface . des ventricules, où ils apparaissent comme de petits grains de sable qui soulèvent la séreuse. Tous ces nodules sont riches en cellules géantes, mais très pauvres en bacilles. (Nocard.)
La moelle est plus rarement affectée; Galtier a trouvé la substance grise envahie, au niveau du rendement lombaire, par un amas « de granulations tuberculeuses, tranchant par leur teinte jaunâtre cl leur consistance crétacée sur l’aspect de la substance médullaire ».
j. Œil. — Dans une observation de Hess, les lésions portent sur l'iris cl sur la choroïde; elles consistent dans le développement de petits tubercules, avec dépôt fibrineux sur la face postérieure de l’iris et opacité du cristallin.
Edelmann signale l’envahissement du bulbe par un tissu néoformé très vasculaire. La tumeur est constituée par une masse sarcomateuse, renfermant plusieurs cavernes entourées d’une capsule fibreuse résistante; les plus grosses atteignent le volume d une noisette et renferment une matière muco-purulente, les plus petites
TUBERCULOSE
ont un contenu caséeux et friable. La tumeur réunit la choroïde à l'iris, au corps ciliaire et au cristallin. La cristalloïde est épaissie; la lentille comprimée a pris une forme globuleuse; les chambres antérieure et postérieure sont effacées par refoulement. Les ganglions sous-parotidiens sont volumineux et remplis de foyers tuberculeux. 11 n’existe aucune autre localisation.
Moncet a trouvé toutes les cavités remplies par une matière caséeuse mêlée de grains calcaires, semblable à celle qui remplit les cavités tuberculeuses du poumon ou du foie. Seul, le cristallin était encore reconnaissable.
A*. Langue. — L’organe est dur, rigide, noueux; sur la coupe, on trouve, vers la base et dans les parties voisines de la muqueuse, une couche de tissu ferme, blanchâtre, dans lequel l'examen microscopique révèle de nombreux follicules tuberculeux, très riches en cellules géantes et en bacilles spécifiques.
Dans les lésions anciennes, l’atrophie des foyers est complète ; il persiste seulement un tissu cicatriciel fibreux et il est impossible de mettre les bacilles en évidence.
/. Os. — Les lésions consistent en une ostéite aiguë ou sub-aiguë, avec ramollissement du tissu spongieux. Moulé (1) a constaté l’envahissement de la moelle dans l’humérus du bœuf. «L’os paraît normal sur la coupe; mais la moelle osseuse est transformée, dans les deux tiers inférieurs, en un tissu fibreux dur, extrêmement résistant, incrusté de nombreux tubercules d’un jaune-roux, calcifiés en partie. Vers l’extrémité inférieure, l’agglomération de tubercules est parsemée de points ramollis contenant un pus grisâtre, sale, peu riche en bacilles de Koch; ces foyers sont situés dans la substance même de l’os qui est creusé d’anfractuosités nombreuses. »
m. Articulations. — Les lésions sont celles de l'arthrite aiguë. La synoviale est rosée, tomenteuse ou envahie par des noyaux tuberculeux; la synovie est purulente, trouble et épaisse; les surfaces articulaires sont dénudées et anfractueuses. Les ligaments et les tissus périphériques se montrent enflammés, ramollis et nécrosés.
n. Peau et muscles. — Les néoformations se développent dans le tissu conjonctif sous-cutané, d’où elles pénètrent parfois dans les interstices intermusculaires.
Elles consistent en la présence de tumeurs arrondies, ovoïdes ou
(1) Moulé. — Tuberculose de la moelle osseuse chez un bovidé. Bulletin de lu Soc. centr.
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ïiplaties, dont les dimensions varient de la grosseur d’un pois à ■celle d’une noix. Le tissu est ferme, homogène de couleur blancjaunâtre. Les nodules, enchâssés dans le tissu cellulaire, restent distincts de la peau et des muscles. La queue semble être un terrain de prédilection pour ces néoplasies et l’on en trouve parfois une centaine, isolées ou agglomérées (Moulé, Nocard). On les rencontre aussi vers l’extrémité des membres, au niveau du cou et sur les parois de la poitrine.
Les lésions pénètrent en quelques cas dans les interstices musculaires, sous forme de cordons ou de plaques constitués par des agglomérats de petits nodules. Les tubercules pénètrent entre les muscles et même dans le tissu cellulaire inter-fasciculaire. Ils représentent des masses irrégulières de tissu néoformé renfermant souvent un foyer caséeux central.
o. Tuberculose aiguë. — Les lésions portent à la fois sur ies viscères et sur les séreuses ; elles sont très insuffisamment connues.
Le poumon, congestionné, volumineux, est infiltré par une infimité de tubercules confluents, gris, de consistance charnue. Lefoie, la rate, les reins présentent des lésions analogues.
Sur les séreuses, on constate une éruption de tubercules de même forme: les cavités renferment un exsudât liquide.
Ü ü. — Mouton et chèvre.
Les lésions affectent tous les tissus; elles ditfèrent de celles des bovidés par l’absence habituelle de calcification.
Dans le poumon, on rencontre des tubercules isolés ou conglomérés, gris ou jaunâtres, renfermant une matière caséeuse. Les foyers s’entourent d’une coque fibreuse isolante et ils s’atrophient peu à peu, ou bien le contenu se ramollit et se vide dans une bronche.
Les ganglions sont hypertrophiés; ils renferment des foyers caséeux et parfois des grains calcaires.
Le foie, la raie présentent des altérations analogues; sur la muqueuse de Y intestin on trouve des ulcérations spécifiques. (Thomassen.)
Les séreuses sont également envahies.
Chez le mouton, Rasmussen a rencontré des foyers tuberculeux * lans les vertèbres dorsales et lombaires.
TUBERCULOSE
£ — Cheval.
Les lésions portent principalement sur le poumon et sur les viscères abdominaux ; elles diffèrent notablement dans leur aspect de celles qui sont observées chez les bovidés (1).
Au début, le poumon montre sur la coupe une multitude de points blanc-sale, réunis en traînées qui dessinent des arborisations irrégulières; leur tissu est ferme et homogène; le tissu conjonctif qui limite les néoformations ne paraît pas modifié. Ces foyers sarcomateux sont extrêmement riches en bacilles spécifiques.
A une période plus avancée, les altérations sont plus apparentes et elles affectent des caractères variables. Tantôt on rencontre des nodosités arrondies, du volume d’un grain de chènevis, d’un pois ou d’une noisette, disséminées assez régulièrement dans la totalité des deux lobes ; les tumeurs sont formées d’une paroi fibreuse, épaisse et résistante, et d’un contenu ramolli, caséeux, très riche en bacilles. En d’autres cas, on rencontre une infiltration générale, d’apparence sarcomateuse, répartie sous forme de tumeurs de dimensions variables ou étendue à la quasi totalité des lobes. Ces lésions, constituées par des agglomérats de follicules tuberculeux, ne provoquent aucune réaction inflammatoire dans leur voisinage; les vésicules, comprimées et en partie affaissées, restent encore perméables; les foyers n’ont aucune tendance à la caséification; à l’examen histologique, ils se montrent très riches en cellules géantes et très pauvres en bacilles. Sous une autre forme encore, les lésions tuberculeuses affectent les caractères d’une pneumonie caséeuse à foyers multiples, avec dilatations bronchiques et cavernes résultant de la fonte du tissu et de son envahissement par des germes étrangers. Dans tous les cas, les ganglions bronchiques sont envahis prématurément; ils se montrent volumineux, remplis de tubercules miliaires, ou. plus souvent, caséeux et ramollis.
Sur la muqueuse respiratoire, on rencontre exceptionnellement des ulcérations au niveau des grosses bronches, de la trachée, du larynx et, plus rarement encore, de la pituitaire.
La tuberculose des séreuses est peu fréquente. Les tubercules se développent sur la plèvre, le péricarde, le péritoine, les mésentères, sous la forme de noyaux saillants, isolés ou conglomérés,
(1) « La tuberculose du cheval, dit Koch, tient le milieu entre la tuberculose des bovidés et celle de l’homme. »
LÉSIONS
du volume d’un grain de mil à celui d’une noisette, caséeux à leur centre, et tout analogues aux grappes de la « Perlsucht ». Parfois aussi, on rencontre une infiltration en plaques de la séreuse; le derme, épaissi, est criblé de foyers caséeux confluents.
Lors de tuberculose abdominale, les accidents sont localisés ou étendus à plusieurs viscères et toujours aux masses ganglionnaires. Les ganglions sous-lombaires sont transformés en une tumeur volumineuse, étendue parfois du diaphragme au bassin ; ils forment une masse irrégulière, bosselée, uniformémentrésistante ou creusée de foyers caséeux ramollis; les ganglions du bord concave de l’intestin grêle sont hypertrophiés et souvent caséeux. La raie est augmentée de volume et farcie de tumeurs blanches, arrondies, fermes, rarement caséeuses, du volume d’une noisette à celui d une pomme. Le foie est parfois envahi par des tumeurs semblables à celles de la rate; sur la coupe, on rencontre les traces d’une cirrhose-porte de forme particulièrement intéressante. Sur Y intestin, on trouve des tumeurs polypeuses, épaisses, molles, ou des ulcérations plus ou moins étendues, isolées ou confluentes; ces lésions siègent au niveau des organes lymphatiques, principalement sur les plaques dePeyer de l’iléon.
Des tuberculoses erratiques ont été rarement décrites. On peut rencontrer cependant des foyers dans les ganglions périphériques (sous-glossiens, cervicaux...). Wolf et llandel ont observé une ostéite tuberculeuse étendue à trois vertèbres dorsales, avec périostite ossifiante et séquestre caséeux d’une côte. Cadiot(l) rapporte un très curieux exemple de tuberculose cutanée et de cirrhose musculaire tuberculeuse. Sous la peau, on trouve de nombreuses petites tumeurs, isolées ou confluentes, disséminées dans la couche conjonctive; les tumeurs sont arrondies, de consistance fibreuse, du volume d’un gros pois à celui d’un jaune d’œuf. En nombre de régions « les muscles ont perdu leur coloration normale pour devenir grisâtres et leur consistance molle pour acquérir plus de fermeté. Ils sont parcourus par des bandes blanches et nacrées, s’épaississant par places pour donner naissance à de petits nodules brillants. Parallèles aux fibres musculaires, ces bandes se divisent et se subdivisent dans la profondeur des muscles, en se réunissant de diverses façons pour cloisonner le tissu. Leur disposition est telle que, sur une surface de section, perpendiculaire à la direction de leurs fibres, les muscles apparaissent segmentés par elles en
(I) C.vdiot, Gilbert et Roger. — Sur la cirrhose musculaire tuberculeuse. Comptes rendus du 3e congrès de la tuberculose, 180 i, p. 4G1.
Nocaud et Leclaiiscue.
TUBERCULOSE
îlots de forme polygonale... Des granulations tuberculeuses, discrètes et de petite taille, sont situées au milieu des bandes scléreuses. »
§ 4. — Porc.
Chez le porc, l’inoculation tuberculeuse s’opère à peu près exclusivement par les voies digestives et celles-ci sont surtout affectées. Dans les formes aiguës ou sub-aiguës, la généralisation est à peu près constante.
Les lésions sont souvent limitées à quelques points du tube digestif. On rencontre ainsi des ulcères tuberculeux du pharynx , des tubercules caséeux dans les amygdales, dans les ganglions sousglossiens, pharyngiens et cervicaux. Les ganglions envahis sont volumineux, indurés, noueux; leur tissu crie sous l'instrument tranchant, çà et là on voit de petits îlots de teinte jaune, renfermant du pus ou de la matière caséeuse. Les ganglions superficiels sont parfois abcédés et fistuleux. Les bacilles, très rares ou réfractaires à la coloration, sont difficilement décelés par l’examen direct et l’inoculation seule démontre leur présence. Ces lésions discrètes correspondent à la scrofulose des anciens auteurs, à laquelle étaient rattachées les arthrites et les ostéites tuberculeuses.
En d’autres cas, les altérations sont plus étendues. Sur Y intestin, il existe des ulcérations, des tubercules miliaires ou des plaques infiltrées, au niveau de l’intestin grêle et du cæcum. Le foie est envahi presque toujours; il montre des granulations miliaires, jaunes, caséeuses, ou des nodosités arrondies, tantôt homogènes et d’apparence sarcomateuse ou fibreuse, tantôt caséeuses et ramollies. Les ganglions mésentériques et sous-lombaires sont toujours affectés.
Le poumon présente des granulations miliaires, grises et translucides ou jaunâtres et opaques, et aussi des foyers du volume d’un pois ou d’une noix, à parois fibreuses et à contenu caséeux. En d’autres cas, il existe des zones plus ou moins étendues de pneumonie caséeuse. Les ganglions bronchiques et médiastinaux sont envahis.
Sur les séreuses, on rencontre une éruption de fines granulations rosées. Les centres nerveux, Yutèrus, le testicule, les articulations... sont rarement affectés. Par contre, les os sont assez souvent atteints au niveau des côtes, des vertèbres, des extrémités articulaires.
La tuberculose des muscles est plusieurs fois signalée. Au niveau de lésions limitées au voisinage d’un abcès tuberculeux de la cuisse, Moulé (1) trouve « le tissu musculaire parsemé d’une quantité considérable de tubercules blanchâtres, variant de la grosseur d’un grain de mil à celle d’un pois, formés d’une coque fibreuse extrêmement résistante et d’un centre ramolli, en partie calcifié, renfermant de très rares bacilles. » Strose (2) rencontre des lésions analogues disséminées dans les muscles profonds de la région crurale postérieure; les foyers au nombre de dix-neuf mesurent six millimètres de diamètre; ils sont constitués par une coque fibreuse renfermant un détritus sec de couleur jaune. On ne découvre que quelques rares bacilles; l’inoculation intra-péritonéale au lapin est restée sans résultat. Stockmann (3) observe l’envahissement des muscles des deux membres postérieurs. Le tissu est envahi par des néoformations fibreuses, limitant d’innombrables foyers caséeux du diamètre d’un pois à celui d’une pièce de un centime. Les lésions ne renferment qu’un petit nombre de bacilles.
§ S. — Chien et chat.
Les altérations sont rarement limitées à un seul organe; presque toujours il existe des localisations multiples sur divers appareils. Le poumon est atteint dans les trois quarts des cas environ, la plèvre dans les deux tiers, le foie dans la moitié, et, moins souvent, les reins, le péritoine, la rate, les mésentères, le cœur...
Dans le poumon , les lésions se présentent tantôt sous la forme de tubercules, conglomérés en amas plus ou moins volumineux, tantôt sous celle d’une broncho-pneumonie lobulaire ou lobaire. Les masses tuberculeuses, disséminées en îlots irréeruliers dans toutes les régions, subissent une transformation fibreuse ou se ramollissent et s’ouvrent dans une bronche. Les foyers tuberculeux qui ont évolué rapidement sont constitués « par une accumulation de cellules embryonnaires détruisant le parenchyme et avant une grande tendance à se nécroser. En de nombreux points, surtout autour des cavernules, ces cellules sont nécrosées et présentent une teinte brunâtre. Dans les couches plus rapprochées de la péri-
(1) Moulé. — Tuberculose musculaire chez le porc. Bulletin de la Soc. centr. de inéd. vét.,
(2) Strôse. E mbolische Muskeltuberculose bei einem Sc/nceine. Zeitschr. fur Fleischund Milchhyg., t. V, 1894, p. 52.
(3) Stewart Stockmann. — Tuberculous lésions in lhe muscles of a nia. The N eterinarian, 1895, p. 289.
TUBERCULOSE
phérie, le parenchyme pulmonaire, dont les vaisseaux sont envahis et oblitérés, est infiltré d’éléments ronds à noyau volumineux; par places, on distingue des cellules accolées qui tendent à se fusionner de façon à former des cellules géantes. On ne voit que de rares éléments évoluer vers le type épithélioïde »(1). Exceptionnellement, on rencontre des foyers de pneumonie caséeuse, constitués par un tissu résistant, de couleur gris-rosé, présentant des points ramollis multiples.
A un degré avancé, le tissu hépatisé est creusé de cavernes nombreuses, cloisonnées, anfractueuses, reliées entre elles ou communiquant avec les bronches; elles renferment un pus liquide, visqueux, mélangé de fragments de tissu nécrosé.
Avec des lésions de divers âges, on trouve encore des altérations secondaires de bronchite et de bronchiectasie, de pneumonie interstitielle et d’emphysème. Gadiot (2) a signalé la présence, sur la muqueuse des bronches, delà trachée et du larynx, de végétations d’apparence papillomateuse, constituées par une trame fibreuse infiltrée d’éléments embryonnaires et par des follicules tuberculeux.
La pleurésie tuberculeuse est assez fréquente. Elle est sèche parfois, et indiquée seulement au début par un exsudât fibrineux, plus tard par des adhérences néo-membraneuses. Plus souvent, il existe un épanchement, unilatéral ou bilatéral, séreux et clair ou épais et purulent. Si l’épanchement est abondant, le poumon refoulé est affaissé et splénisé. La plèvre pariétale et le médiastin sont surtout affectés; la séreuse est épaissie, recouverte de granulations arrondies, de villosités et de végétations sarcomateuses.
Les ganglions bronchiques sont volumineux, confondus en une masse unique, leur tissu hypérémié, d’apparence charnue ou fibreuse, renferme des foyers caséeux, ramollis ou crétacés. Parfois, les ganglions médiastinaux, envahis en même temps, forment une masse considérable qui remplit en partie le thorax.
La péricardite tuberculeuse, ordinairement associée à la pleurésie, est sèche ou exsudative. Sous la première forme, elle est indiquée par une symphyse cardiaque plus ou moins complète, avec épaississement considérable de la séreuse; dans la seconde, il existe un exsudât séro-fibrineux ou hémorragique.
Le myocarde est assez fréquemment envahi (Jensen, Gadiot); les
(1) Cadiot, Gilbert et Roger. — Note sur la tuberculose du chien. C. R. de la Soc. de biologie, 1891, p. 20.
(2) Camot. — Tuberculose scléreuse végétante des bronches , de la trachée et du larynx. Bulletin de la Soc. centr. de méd. vét., 1893, p. 383.
LÉSIONS
conglomérats tuberculeux infiltrent les parois des ventricules ou des oreillettes, la cloison inter-ventriculaire et les valvules; ils forment des saillies irrégulières, de couleur blanchâtre, constituées par un tissu de consistance fibreuse. Eber a trouvé un épaississement des parois de Y aorte sur une longueur de cinq centimètres, au niveau de la crosse ; les altérations portaient sur les tuniques adventice et moyenne, qui renfermaient quelques foyers d’apparence lardacée.
Lors de tuberculose abdominale, les altérations sont étendues h la séreuse et à la plupart des viscères ou limitées à quelques points. Le péritoine est atteint plus rarement que la plèvre ; il présente des néoformations isolées, de dimensions variables, ou une éruption miliaire généralisée. Les mésentères et l’épiploon sont affectés de préférence; les membranes, considérablement épaissies, sont transformées en des masses fibreuses volumineuses; en d’autres cas, elles sont revêtues par un tapis de granulations perlées ou de tubercules miliaires. Les ganglions mésentériques, ceux du bord concave de l’intestin grêle, sont hypertrophiés et tuberculeux. Rarement il existe des altérations de Yintestin, sous la forme de tuméfaction des plaques de Peyer, de nodosités sous-muqueuses ou d’ulcérations, disséminées sur l’intestin grêle et sur le cæcum. La tuberculose du foie est décélée par la présence de foyers gris-jaunâtre, du volume d’une tête d’épingle à celui d’une noix, formés par un tissu homogène ou ramollis dans leur partie centrale ; l’organe ainsi envahi acquiert des dimensions énormes (poids de 2-3kilogr.). La rate et le pancréas sont rarement atteints; ils montrent des foyers petits et peu nombreux. Dans le rein, on rencontre, soit des tubercules disséminés, soit des dégénérescences caséeuses ou lardacécs massives; Jensen signale l’extension au bassinet, avec ulcération de la muqueuse.
Les organes génitaux sont exceptionnellement affectés. Jensen a rencontré chez le chien de petits tubercules calcifiés dans le testicule et sur la tunique vaginale et Cadiot a trouvé la prostate caverneuse et remplie d’ilots tuberculeux ramollis. Cramer a vu Y ovaire envahi chez une chienne; Jensen a rencontré un cas de tuberculose de l’utérus chez une chatte ; l’organe renfermait un liquide purulent, ses parois, très épaissies, se montraient infiltrées de cellules lymphatiques au milieu desquelles on rencontrait quelques bacilles.
Dans les centres nerveux (1), on trouve des tubercules à divers
(1) Nocard. — Tuberculose cérébrale chez un chien. Bulletin de la Soc. centr. de méd. vét., 1894, p. 544. - Canot. - Id., id., p. 546.
TUBERCULOSE
degrés de développement; ils sont répartis à la surface du cerveau ou ils pénètrent dans les centres en suivant les gaines vasculaires.
§ G. — Oiseaux.
Les lésions siègent de préférence sur les organes abdominaux. Le foie est toujours envahi ; il se montre volumineux, parsemé de granulations tuberculeuses différentes quant à leur aspect; tantôt on trouve de petites nodosités, dures, blanches ou jaunâtres, du volume d’un grain de mil ou d’un pois, ou encore de grosses tumeurs arrondies, fibreuses, homogènes ou ramollies à leur centre, du volume d’unenoisette ou d’une noix; tantôt on observe un fin piqueté blanchâtre, constitué par de très petits foyers extrêmement nombreux; enfin on rencontre aussi des granulations grises et translucides, analogues à celles de la granulie. Le tissu du foie est devenu friable ; fréquemment, des déchirures se produisent qui causent une hémorragie rapidement mortelle.
La rate , presque aussi souvent atteinte que le foie, est infiltrée de fines granulations blanchâtres ou de tubercules confluents, formant une masse blanc-jaunâtre, parfois très volumineuse, friable et caséeuse ou résistante et fibreuse. L 'intestin présente des ulcérations de la muqueuse, des agglomérats tuberculeux infiltrant les parois épaissies ou formant des bourgeons volumineux qui obstruent le canal. Les ganglions de la cavité abdominale acquièrent des dimensions considérables ; ils forment une masse du volume d’un œuf ou d’une pomme qui refoule et comprime tous les organes.
Le poumon est exceptionnellement frappé ; il présente des granulations grises disséminées, de petits foyers arrondis ou des blocs irréguliers de dégénérescence caséeuse. Les reins, les ovaires, les sacs aériens, le péricarde, le myocarde... sont rarement affectés. Par contre, les lésions articulaires sont fréquentes; elles consistent en une inflammation chronique de la séreuse, avec ostéite des têtes articulaires et ankylosés multiples.
L’étude histologique des lésions viscérales montre quelques particularités intéressantes (1). Dans le foie, les tubercules sont constitués par des amas de cellules rondes et épithélioïdes qui limitent une masse centrale, formée de détritus et de blocs hyalins, infiltrée de matière amyloïde. La dégénérescence frappe les
( i ) Km. — Amyloïde Infiltration bei der Tuberculose des Geflügels. Deutsche Zeitschr. für Thiermed., t. IX, 1883, p. 174. — Cadiot, Gilbert et Roger. — Note sur l’anatomie pathologique de la tuberculose chez la poule et le faisan. G. R. de la Soc. de biologie, 1890, p.542.
diagnostic.
cellules hépatiques qui subissent d’abord une transformation granulo-graisseuse. Dans les parois de l’intestin, l’infiltration amyloïde est également observée, mais, au contraire de ce que l’on observe dans le foie, elle porte exclusivement sur le tissu conjonctif et les éléments glandulaires restent complètement intacts. (Kitt.)
Quels que soient le siège ou la forme de la lésion, elle se montre toujours extrêmement riche en bacilles; on les trouve en touffesou en amas feutrés, parfois si épais qu’ils masquent la disposition des éléments anatomiques.