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CHAPITRE XV

BOTRYOMYCOSE

On désigne sous le nom de bolvyomycose une infection observée principalement chez le cheval et caractérisée par la présence dans certains tissus du Botryomyces equi.

La maladie est très voisine de l’actinomycose et, comme celle-ci, elle se traduit anatomiquement par des néoformations inflammatoires au niveau des parasites.

Historique. — En 1870, Bollinger (1) rencontre pour la première fois, au sein de tubercules fibreux du poumon du cheval, des parasites qu’il désigne sous le nom de Zooylea pulmonis equi. En 1879, Rivolta et Micellone signalent la présence dans les néoformations du « champignon de castration », chez le cheval, d’un organisme voisin de l’actinomyces. Rivolta (2) donne, en 1884, une description plus complète du parasite, qu’il dénomme Dyscomyces equi. Le même organisme est étudié ensuite par Johne (3) sous le nom de Mic rocoecus ascoformans, par Rabe (4) sous celui-ci de Micrococcus botryogenus, et enfin par Bollinger (5), qui lui donne le nom de Botryomyces.

Dans ces dernières années, un certain nombre d’observations nouvelles ont été recueillies et une étude générale de la maladie

est devenue possible (6).

(1) Bollinger. — Mycosis der Lunge beim Pferde. Virchow’s Archiv, 1870, t. XXXX1X, p. 583.

(2) Rivolta. — Del micelio e del varielà e specie di Discomiceli patogeni. Giorn. di Anat., Fis...., F. 4, 1885.

(3) Johne. — Zur Actinomykose des Samenslranqes, Deutsche Zeitschr. f. Thierm., t. XII, 1885, p. 73.

(4) Rabe. — Ueber wykotische Bindegewebsvjuc/ierungen bel Pferden . id., t. XII, 1886, p. 137.

(o) Bollinger. — Ueber Botryomy/cose beim Pferd, Id., t. XIII, 1887, p. 176.

;G) \ . notamment : Kitt. — Der Micrococcus ascoformans und das Mykofibrom des Pferdes. Centralbl. f. Bakter., t. III, 1888, p. 177, 207, 256. — Jensen. — Ueber Botryornykose. Deutsche Zeitschr. f. Thierm., t. XVIII, 1892, p. 433.

BOTRYOMYCOSE.

Bactériologie. — Le boiryomyces se présente, clans les cultures, sous la forme de microcoques mesurant 1 ;j. environ, réunis en petites masses ou colonies primaires de 5 à 10 de diamètre, associées elles-mêmes pour former des amas irréguliers, d’aspect mûriforme et de couleur jaunâtre. Chacune des masses primaires est englobée dans une capsule hyaline (asque), brillante et homogène.

Le microcoque prend facilement les couleurs d’aniline, notamment le bleu de Loffler. La membrane d’enveloppe reste incolore.

La culture est obtenue sur la gélatine et sur la pomme de terre, mais non sur la gélose (Kabe). Sur gélatine, en surface, le botryomyces donne des colonies rondes, bien délimitées, d’un blanc argenté qui passe au jaune-gris après quelque temps. La culture par piqûre, dans le même milieu, montre une traînée blanche qui s’épaissit peu à peu tandis que la gélatine est liquéfiée à la partie supérieure.

D’après Ivitt (1), le botryomyces pourrait être simplement une variété d’involution du staphylocoque pyogène, modifié par sa culture dans des milieux peu favorables. Il est, par contre, de bonnes raisons pour penser que le botryomyces constitue une « bonne espèce » et les propriétés toutes spéciales du parasite font de la botryomycose une infection nettement différenciée.

Espèces affectées. — Les accidents sont observés principalement chez le cheval. On n’a signalé jusqu’ici que quelques cas chez les bovidés et chez le porc.

Étude clinique.

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