MALADIE DES GROUSES
le péricarde renferme un liquide séreux grisâtre ; le myocarde est ramolli et ecchymosé ; le foie, volumineux, est friable et gorgé de sang; la rate se montre aussi hypertrophiée; l’intestin, congestionné, renferme du mucus et un liquide verdâtre.
Alors que la maladie s’est prolongée, on note de la myocardite parenchymateuse ; le sang est pâle, grisâtre; le foie est gris et atrophié.
Le sang, le contenu de l’intestin et toutes les pulpes d’organes renferment le bacille spécifique.
Étiologie et étude expérimentale.
Les poules et les dindes sont seules infectées, indépendamment de toute influence d’âge ou de race. L’alimentation animale aurait pour effet de développer une réceptivité spéciale ; les animaux trouveraient les microbes pathogènes dans les liquides en fermentation provenant des fumiers et des étables; l’affection ne serait pas transmissible par cohabitation ("??). L’ingestion des organes provenant d’animaux atteints transmet à coup sûr la maladie; au contraire, l’ingestion de cultures reste sans effet. L’inoculation sous-cutanée des sucs organiques ou des cultures ne tue que dans la moitié des cas environ.
Les cultures sont sans action sur le pigeon et sur le cobaye; elles ne tuent le lapin que par injection intra-veineuse.
Prophylaxie.
La maladie sera prévenue par l’installation d’une basse-cour éloignée des fumiers, munie d’abreuvoirs entretenus propres et approvisionnés d’eau de bonne qualité; on donnera une nourriture végétale et l’on empêchera l’ingestion des détritus d’origine animale (Lucet).
L’isolement des malades, l’évacuation des locaux et des parcours contaminés devront être conseillés à l’égard des basses-cours infectées.