‹ Les maladies microbiennes des animaux (volume 2)Chapitre 33 sur 156 · GUÉRIS · texte numérisé non relu

GUÉRIS

La maladie sévit surtout en Angleterre, où presque tous les comtés sont envahis ; elle est moins répandue dans f Écosse et dans le pays de Galles.

En Hollande, la pneumo-entérite affecte une marche régulièrement envahissante; en 1880 on signalait seulement 300 cas, alors

LES SEPTICÉMIES HÉMORRAGIQUES.

que l’on en compte 564 en 1884 et 1630 en 1888. Le chiffre des pertes de 1880 à 1892 s’élève à 9771 animaux, dont 6922 morts et 2819 abattus.

En Danemarck et en Suède la peste du porc est fréquemment observée.

1 oute l’Europe centrale était considérée comme indemne, jusqu en ces derniers temps. En réalité, il existait de nombreux et anciens foyers, mais la maladie était restée confondue avec le rouget. Les récentes observations publiées montrent que toute l 'Allemagne est envahie, depuis la Silésie jusqu’au Rhin et qu’en outre la pneurnoentérite existe en Autriche et en Hongrie.

En Suisse, en Italie, en Portugal... la maladie est également signalée.

Dans les Etats-Unis de l’Amérique du Nord, la pneumo-entérite cause des pertes considérables. D’après les enquêtes du Bureau de l’agriculture, l’affection est apparue pour la première fois dans l’Ohio, en 1833; elle n’a cessé de s’étendre depuis, envahissant presque tous les Etats. En 1885, on estimait à 45 millions de tètes, représentant un capital de 1130 millions de francs, les pertes dues à la pneumo-entérite. Dans certains Etats, la mortalité atteint une proportion effrayante; le Nebraska perd, en 1884, 352921 porcs, soit plus du quart de l’effectif total ; en 1885, le chiffre s’élève à 379 921. A la même époque, 228487 porcs succombent dans le Missouri et 402164 dans l’Indiana. Actuellement, le montant des pertes varie annuellement entre cinquante millions et cent millions de francs (1).

Espèces affectées. — La pneumo-entérite sévit à peu près exclusivement sur le porc. La transmission au mouton est déjà signalée par Galtier en 1889, puis par JefTries l’année suivante; enfin le bœuf pourrait être affecté aussi, d’après Galtier. La question de l’identité des affections constatées chez les diverses espèces prête toutefois à discussion (2) et c’est exclusivement à la pneumoentérite du porc qu’est consacré ce chapitre.

Étude clinique.

Page 1