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III. — Diagnostic

Le diagnostic est basé à la fois sur l’appréciation des symptômes et sur la constatation de la marche delà contagion. Les conditions

(1) Il est à remarquer qu’il n’est pas, à proprement parler, d’altérations pathognomoniques de la peste. Les lésions des plaques de Peyer, considérées comme constantes depuis Gerlach, peuvent manquer d’après Bristowe, Murchison, Renault, H. Bouley et Dieckerhoff.

(2) Semmkr. — Die Rinderpest und das Rinderpestcontagium. OEsterr. Monatss. fiir Thierheilk., 1881, p. f,5. — Klkbs. — Zur Bekampfung der Rinderpest in N ieder-OEs terreich. Id., id. , p. 1G8.

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sont d’ailleurs tout à fait différentes, suivant que la 'maladie doit être reconnue dans un milieu indemne ou dans un foyer infecté.

a. En l’absence de toute cause de suspicion (provenance des animaux, proximité d’une région envahie...), il est difficile de reconnaître un premier cas de peste bovine. L’élévation considérable de la température, la coloration rouge-acajou des muqueuses et les altérations qui leur sont propres, le catarrhe intestinal, la gravité de l’état général... feront cependant soupçonner l’affection. Si chacun de ces symptômes se retrouve dans certaines maladies, leur coexistence constitue un syndrome des plus expressifs. La constatation de nouveaux cas assurera d’ailleurs le diagnostic en un temps très court.

Le diagnostic différentiel ne comporte que quelques indications. Le coryza gangréneux, qui présente avec la peste de remarquables analogies, est suffisamment différencié par son caractère nettement sporadique et par la fréquence d’accidents oculaires particuliers (V. Coryza gangréneux; Symptômes ). Dans la fièvre charbonneuse, les accidents des muqueuses apparentes font totalement défaut et les troubles intestinaux sont tout différents de ceux qui sont observés dans la peste. Certaines formes de la fièvre aphteuse sont traduites par des accidents d’intoxication à marche rapide; toutefois, la présence des éruptions spécifiques, chez quelques-uns au moins des animaux contaminés, assure toujours le diagnostic. La maladie du bétail (Ilinderseuche) est différenciée par la présence de tumeurs oedémateuses chez les malades, et surtout par le caractère sporadique des accidents. La péripneumonie a des symptômes si caractéristiques sous sa forme rapide, une évolution si lente sous ses formes chroniques, que la confusion n’est possible en aucun cas.

La dysenterie (Ruhr, rothe Ruhr, des Allemands) a de commun avec la peste, la diarrhée abondante et l’intensité des signes généraux d’intoxication aiguë ; cependant les lésions des muqueuses sont peu apparentes ou manquent complètement; de plus, les cas observés sont toujours isolés. Certains empoisonnements déterminent à la fois des symptômes généraux graves et des troubles intestinaux intenses; la simultanéité dans l’apparition des symptômes et les caractères spéciaux à chaque intoxication ne permettent guère de les confondre avec le typhus.

b. Dans un milieu infecté, le diagnostic ne présente plus de difficultés. Il est possible de soupçonner la maladie dès le début, par la constatation de l’élévation rapide de la température, coïncidant avec des troubles généraux graves à évolution rapide. Dans les

régions infectées, on devra surveiller étroitement les animaux et prendre, matin et soir, les températures ; une hyperthermie supérieure à 1°-1°,5 fera considérer l’animal comme suspect, même en l’absence de tout autre symptôme (1).

Étiologie. — Étude expérimentale.

Matières virulentes. — Toutes les parties de 1 organisme infecté sont virulentes ; l’inoculation d’une trace de matière organique, par quelque procédé que ce soit, provoque à coup sur 1 apparition de la maladie chez un animal sain.

Le sang, la lymphe, les sécrétions normales (larmes, salive,

urine ) ou pathologiques (jetage, flux diarrhéique, bave )

renferment également le virus.

Réceptivité- — Les animaux de V espèce bovine sont surtout aptes à contracter la peste. Les moutons et les chèvres ne possèdent qu’une réceptivité moindre; ils échappent à certains modes de 1 infection naturelle et, chez eux, l’évolution est moins grave que chez le bœuf. Les buffles ne présentent également qu’une forme atténuée de la maladie.

Les diverses autres espèces de ruminants paraissent toutes aptes h l’infection; le chameau contracte facilement le typhus et les épizooties observées dans les jardins zoologiques montrent que nombre d’autres espèces possèdent également la réceptivité.

Le cheval, le porc, les carnassiers, Yhomme sont à l'abri de la contagion.

Parmi les petits animaux, le cobaye seul a pu être infecté

expérimentalement (Gamaleia); le lapin, le rat, la souris sont

complètement réfractaires.

(I) Robcis (*) a observé une maladie, à évolution rapide, qui tua en quelques jours, dans une même étable, trois vaches et un veau; une quatrième vache resta indemne. Les lésions observées consistent en une inflammation intense de toute la muqueuse digestive, avec érosions superficielles, coïncidant avec de l’emphysème pulmonaire et sous-cutané et avec une éruption cutanée (vésicules miliaires, exanthèmes). Il est probable que les accidents doivent être rapportés à la fièvre aphteuse maligne.

Kolesnikoff (**) décrit, sous le nom de diphtérie sporadique, une maladie, observée dans le gouvernement de Pétersbourg, et caractérisée par la présence d’exsudats diphtéritiques sur le pharynx, le larynx et l’œsophage; la pituitaire reste intacte; il existe en outre de l’emphysème du poumon, avec foyers disséminés de congestion; la muqueuse de 1 estomac et de l’intestin est peu altérée. Le principal symptôme consiste en une diarrhée intense, suivie de parésie générale.

( ) Roncts. Maladie simulant la peste bovine. Recueil de méd, vét., 1883, p. 00 et 255.

(■*) Kolesnikoff. — Sur une maladie simulant la peste. Référât in Jahresb. von Ellenberger uud Scliuelz, t. VI, 1887, p. 10.

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Encore que très généralement admise, l’influence de la race sur la réceptivité des bovidés est difficile à préciser. Si le taux de la mortalité est. généralement plus élevé dans l’ouest de l’Europe que dans les contrées de l’est, il s’en faut que cette règle soit absolue. Dans certaines épizooties sévissant en Hollande, en

Allemagne, en Angleterre , la proportion des morts n’a pas

dépassé sensiblement celle qui est atteinte dans la Russie méridionale. Sans nier l’influence de la race, on doit donc admettre aussi qu’il est d’autres' influences qui décident de la gravité des épizooties.

La résistance du bétail des steppes a été très exagérée semblet-il; en aucun cas, les animaux ne possèdent une immunité véritable et certains troupeaux perdent jusqu’à 50 et 80 p. 100 de leur effectif (1).

L’influence de l’âge est peu évidente; d’après Raupach, l’âge des animaux n’a aucune action sur les suites de l’inoculation virulente.

Il est bien établi, par contre, qu’une première atteinte de la peste confère l’immunité. Les récentes recherches de Schadrine (2) confirment le principe ; une deuxième atteinte est très exceptionnelle et elle est toujours très bénigne; les formes avortées de la maladie confèrent une immunité partielle, qui a pour effet de diminuer la mortalité d’un tiers lors d’une seconde atteinte. En général, l’immunité acquise se maintient pendant toute la vie (3).

Les veaux, nés de mères affectées à une période avancée de la gestation, possèdent une immunité plus ou moins complète ; ce fait, déjà signalé au dix-huitième siècle par Camper et Reinders, se trouve confirmé par les observations de Gerlach.

Modes de la contagion. — La transmission delà peste bovine s’opère avec une extrême facilité. Les animaux infectés souillent abondamment, par leurs diverses déjections, les milieux qu’ils habitent ou qu’ils traversent; la variété des modes de la contagion n’a d’autre limite que la résistance du contage aux causes de destruction.

(1) Jessen déclare « qu'il est extrêmement rare de trouver, en Russie, un animal qui ne soit pas apte à contacter la peste ».

D’après Haupt, « le bétail kalmouck, kirghise ou sibérien, qu’il soit de races pures ou le résultat de croisements, ne présente aucune résistance spéciale à la peste. Chez lui, la maladie évolue aussi vite que dans les autres races et elle donne le même chiffre de mortalité. » ( Seuchenlcrankheiten in Sibirien, p. 272.)

(2) Schadrine. — Documents statistiques sur l'immunité conférée par la contagion naturelle de la peste bovine. Comptes rendus de l’Institut de Charkow, 1888.

(3) D’après Kraiewsky, l’évolution des formes légères confère seule l’immunité ; les formes avortées ne modifient en rien la réceptivité.

ÉTIOLOGIE.

La cohabitation, même peu prolongée, est un mode certain de contamination; celle-ci s’opère soit par contact direct, soit par l’intermédiaire de produits souillés, comme les litières et les fourrages. Le séjour des animaux avec des malades, dans des pâturages

ou sur des marchés, l’usage d’abreuvoirs communs constituent

encore des modes très efficients.

La maladie est transmise d’une étable infectée aux étables voisines par l’intermédiaire des eaux, souillées par les tumiers, aussi par les personnes, qui emportent des particules virulentes, adhérentes à leurs chaussures ou à leurs vêtements. Les animaux réfractaires à la peste, serviteurs ou commensaux, sont encore des porte-germes dangereux; les chats, les chiens, les oiseaux sont particulièrement à craindre. Dès 1799, Faust. dénonçait les rats et les souris comme des agents actifs de la dissémination du contage.

Le séjour des animaux dans des milieux infectés, étables, prairies, enclos, le transport dans des wagons, le simple passage

sur des chemins suivis par des malades suffisent à assurer

la contamination.

Les aliments souillés par des traces du virus restent dangereux pendant un long temps. Des observations précises de Millier,

Haubner, Dieckerhoff établissent que des foins, conservés au-

dessus d’étables envahies, ont transmis la maladie après deux et quatre mois. Les eaux de boisson, exposées à des causes multiples de souillures, sont encore des véhicules possibles pour les germes (1).

La dissémination de la peste en dehors de ses foyers est assurée par l’exportation de sujets atteints ou de produits animaux virulents. Les peaux fraîches, les cornes, les crins, les onglons..., imprégnés ou souillés, restent dangereux pendant un certain temps. Le transport de la viande des malades abattus constitue un danger permanent (2).

(1) Chauveau a signalé un très remarquable exemple de ce mode de contagion.

Le cadavre d’un animal mort du typhus avait été enfoui, peu profondément, dans le lit d’un fossé alors à sec. Trois semaines plus tard, le fossé était rempli d’eau et le trop-plein était amené dans un réservoir, servant d'abreuvoir aux animaux d’une ferme jusque-là indemne et parfaitement isolée. Tous les bovidés de la ferme furent infectés par l’eau souillée.

(2) Saint-Cyr rapporte le fait suivant : Un paysan, qui transporte dans un sac de la viande provenant d’animaux malades, dépose son fardeau sur le bord d’une route pendant quelques minutes. Huit jours après, des animaux qui broutent l’herbe en ce point sont infectés.

Viseur a vu des chiens transporter la contagion, en traînant des morceaux de viande ; il estime que le contage peut traverser le tube digestif des carnassiers sans être altéré.

Medveski et Vorontzoff ont vu l’infection transmise par la saumure ayant servi à la conservation de viandes malades.

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Il est évident que des modes beaucoup plus indirects de la contagion sont encore possibles; dans certains sols, la virulence des cadavres enfouis se conserve quelques semaines au moins; l’humus des steppes paraît offrir un milieu favorable à une longue survivance des germes et l’on s’explique ainsi l’hypothèse d’une genèse de la maladie en dehors de la contagion.

Makaroff (1), qui a étudié la marche de la peste dans la Petite- Russie, établit qu’en certaines années la contagion s’étend avec une extrême rapidité, de localité en localité, déterminant des pertes qui s’élèvent jusqu’à 50 p. 100 du nombre total des animaux; en dehors de ces poussées épizootiques, qui se produisent à des intervalles irréguliers, la contagion persiste en quelques foyers, sans tendance à la diffusion, ou même sous une forme nettement sporadique.

On retrouve ainsi, pour une contagion éminemment redoutable, cette influence mystérieuse des conditions cosmo-telluriques, qui apparaît déjà nettement dans l’étiologie des septicémies hémorragiques.

Modes de la pénétration du virus. — Dans la très grande majorité des cas, le virus pénètre par les voies cligeslives, avec des aliments infectés. Il est probable que l’envahissement s’opère dès les premières voies, au niveau d’érosions superficielles de la muqueuse. La pénétration par la muqueuse de l’estomac ou de l’intestin est également admissible. Expérimentalement, l’infection est sûrement réalisée par l’ingestion d’une très petite quantité de matière virulente, associée à quelque matière que ce soit.

Le rôle des voies respiratoires est insuffisamment établi. Abild-

gaard, Jessen, Roell, Gcrlach, admettent la contagion par l’air,

à une distance moindre de cent pas. Le transport ne serait possible que par l’intermédiaire de poussières virulentes; mais il semble que la dessication détruise rapidement les propriétés du contage.

L’inoculation par effraction, au niveau de la peau ou des muqueuses, constitue un mode certain de transmission. Ce procédé doit se trouver accidentellement réalisé au niveau des muqueuses apparentes.

Pathogénie. — Le mode d’évolution du virus dans l’organisme ne pourra être exactement apprécié qu’après la détermination de

(1) Makaroff. — Sur les caractères des épizooties de la peste bovine. Rapport sur le service vétérinaire en Russie, 1883.

RÉSISTANCE DU VIRUS

l’élément figuré essentiel. Il est acquis seulement qu'il suffit d’une trace de matière virulente pour obtenir l’infection et que le mode de la pénétration n’a aucune influence sur la certitude de l’évolution ultérieure.

Les différences observées dans la durée de la période d’incubation tendent à faire croire que l’infection peut rester localisée pendant quelque temps, à la suite de certains modes de pénétration. Les accidents apparaissent, en général, de 5 à 9jours après l’exposition à la contagion, soit une moyenne de sept jours environ. En quelques cas, l’incubation est réduite à 1-2 jours et même à 12-20 heures (Dieckerhoff). A la suite de l’inoculation expérimentale, 1 hyperthermie est constatée après 36-48 heures, d’après Sanderson et Semmer. Dans les mêmes circonstances, Raupach (1) a constaté une incubation moyenne de 4-5 jours ; l’invasion est indiquée par l’élévation de la température et, peu après, par des altérations de la muqueuse au niveau de la lèvre inférieure, des incisives, et à l’orifice des naseaux. En tous ces points, l’épithélium, gonflé et ramolli, prend une coloration blanche. Les longues périodes d’incubation signalées (17-20 et 30 jours, d’après Lemaître) ne doivent être acceptées que sous réserves ; elles s’expliquent d’ailleurs par une infection tardive des animaux exposés à la contagion, le virus séjournant dans le milieu habité sans pénétrer dans l’organisme.

Mari a démontré que, pendant la période d’incubation, les produits d’excrétion, le jetage notamment, ne possèdent encore aucune virulence. Par contre, le virus se trouve en abondance à la surface de toutes les muqueuses dès la période d’invasion ; dès ce moment, les malades sont éminemment dangereux au point de vue de la contagion.

Le virus, répandu très vite dans tout l'organisme, cultive de préférence dans les couches superficielles des muqueuses; il provoque l’hyperémie capillaire, la chute des épithéliums muqueux et glandulaires et l’infiltration de la couche sous-muqueuse.

L’infection du fœtus paraît être la règle ; mais des observations précises font défaut sur ce point.

Le microbe produit vraisemblablement des toxines, auxquelles sont dus les phénomènes généraux d’intoxication et la mort.

Résistance du virus. — On ne possède sur cette question que peu de documents précis.

(1) Raupach. — Rapport sur l'inoculation de la peste à Karlovska , 1864.

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Deux points seulement sont hors de doute ; le contage est détruit en dix minutes par une température de 55° (Abildgaard, Semmer) ; il ne résiste que peu de temps à la dessiccation.

Il résulte des expériences d’une commission russe que les peaux ont perdu toute propriété virulente après deux semaines, à des températures variant entre -}- 10 et — 22° R., alors même qu’elles restent humides, et que la virulence est aussi sûrement détruite après une dessiccation de deux jours.

Kraiewsky (1) a vu la virulence persister pendant trois semaines, dans des peaux maintenues à l’état humide La virulence des peaux est détruite :

Par le sublimé corrosif à 1 p. 1000 en 24 heures.

Par l’acide phénique à 2 1 /2 p. 100 en 12 —

Par l’essence de térébenthine en 24 —

Par la chaux vive à 12 p. 100 en 12 —

La solution saturée de sel marin n’altère pas la virulence, après 24 heures de contact.

Après enfouissement, le contage conserve pendant plusieurs semaines ses propriétés. Dans une observation de Chauveau, la virulence était constatée après vingt et un jours; elle avait disparu après cinquante-huit jours, dans les expériences de Reynal. Dans les fumiers, la destruction est d’autant plus rapide que les fermentations sont plus actives et que la température du milieu est plus élevée. En règle générale, les fumiers restent dangereux pendant plusieurs semaines.

Il n’est pas douteux que l’agent de la contagion se conserve un long temps sous certaines conditions; Saveljeff l’a vu persister pendant quarante-cinq jours dans une étable infectée; les faits rapportés déjà de Mülleretde Dieckerhoff, établissent sa survivance pendant plus de trois mois. Dans les sols, le microbe conserve aussi ses propriétés pendant quelque temps. Peut-être donne-t-il une forme de résistance qui assure sa perpétuité en des régions déterminées.

Atténuation du virus. — Immunisation. — Les premiers essais de Semmer et C. Raupach montrent que l’inoculation souscutanée, au veau, de matières virulentes (sang et jetage) chauffées à 55° ne détermine pas l’infection, mais ne confère aucune immunité.

(I) Kraiewsky. — Désinfection et utilisation des peaux; provenant d'animaux atteints de la peste bovine . Archives de uiéd. vét. de Pétersboürg, 188î.

PROPHYLAXIE

Plus récemment, Semmer (1) aurait obtenu des résultats plus intéressants. Le chauffage de divers produits virulents (pulpe ganglionnaire, urine, lait, sang....), à une température de 40° 5 à 41° 3, produirait une atténuation telle que l’inoculation au veau et à la vache ne causerait plus aucun accident et conférerait l’immunité.

Le froid intense produirait aussi une atténuation de la virulence. (?)

Le sérum des animaux immunisés, ou réfractaires, comme le cheval, détruirait le virus en vingt-quatre heures.

Tous ces faits mériteraient d’être confirmés.

Traitement.

Ce chapitre ne présente qu’un intérêt théorique, les lois sanitaires de tous les pays prescrivant l’abatage des animaux malades ou suspects. Il n’est d’ailleurs aucune médication dont l’efficacité ait été sérieusement établie.

Gerlach insiste sur les soins hygiéniques ; il prescrit des aliments de choix, des breuvages nutritifs et l’aération des étables.

La plupart des traitements systématiques conseillés comprennent l’emploi de révulsifs extérieurs (frictions d’essence de térébenthine, de vinaigre chaud ), associés aux excitants diffusibles

(alcooliques, acétate d’ammoniaque ).

Plus récemment, les antiseptiques ont été recommandés sous toutes les formes. On prescrit, en breuvages et en lavements,

l’acide salicylique, la naphtaline, la créoline L'acide phénique,

déjà préconisé en France en 1870, a été très souvent employé en Russie dans ces dernières années.

Deux indications principales doivent être remplies : soutenir les forces du malade par des aliments de facile digestion, donnés à l’état liquide; combattre à la fois, par les antiseptiques, l'infection intestinale et l’intoxication.

Prophylaxie.

La prophylaxie comporte deux modes d intervention : l’immunisation des animaux exposés et l’application de mesures sanitaires propres a empêcher l’infection.

(1) Semmer. Ueber das Rinderpestcontagiwn und ueber Immurvsii’ung und Schutztmpfung gegen Rinderpest. Berl. Thier. Wochensch., 1893, p. 590.

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