TRAITEMENT. — PROPHYLAXIE
ception plus large admet l’existence du contage dans les sols de certaines régions, la contamination s’effectuant par l’intermédiaire des aliments. Frank remarque que la maladie est observée surtout dans les sols légers, entretenus dans un état moyen d’humidité. Les circonstances étiogéniques se rapprocheraient ainsi de celles qui appartiennent aux septicémies hémorragiques.
D’autre part, la contagion joue parfois un rôle évident; des faits précis montrent que la maladie est transmise d’une étable à 1 autre par les visiteurs. Lanco, qui a étudié minutieusement une enzootie limitée, dans le Morbihan, a reconnu que la contagion s’étendait tout d’abord aux étables des personnes ayant entre elles de fréquents rapports, tandis que d’autres, tenues à l’écart, voyaient leur bétail rester longtemps indemne.
Traitement. — Prophylaxie.
Les diverses médications conseillées n’ont qu’une efficacité très relative ; d’après les statistiques de Frank, on compterait seulement 6 p. 100 de guérisons; beaucoup de praticiens ont vu la maladie se terminer constamment parla mort. Les animaux qui résistent sont d’ailleurs amaigris et sans valeur. Il convient toujours de conseiller le sacrifice des malades, alors que ceux-ci peuvent encore être utilisés pour la boucherie.
Le traitement est général et local. On prescrit des antithermiques : l’acide salicylique, les dilutions d’acide chlorhydrique — Dieckerhoff recommande les injections intra-trachéales de la solution iodo-iodurée :
Iode 1 gramme.
Iodure de potassium 5 —
Eau 400 —
Injecter chaque jour, en une ou deux fois, 15 à 25 grammes.
Les lavages des cavités nasales, avec les antiseptiques, sont surtout prescrits. On ordonne des injections fréquentes avec
les solutions d’acide phénique, d’acide salicylique, de crésyl
Les inhalations d’acide phénique (Esser), d’essence de térébenthine (Berger) et les lavements antiseptiques sont aussi employés. Ilink recommande le traitement systématique suivant : affusions froides sur la tête et sur la uque ; antipyrine dans les breuvages; lavages des cavités nasales avec la créoline à 2 p. 100.
L amélioration des conditions hygiéniques des étables, et surtout la réfection des sols, seront utilement conseillés. Le pavage, l empierrement et le drainage des étables, l’enlèvement fréquent
CORYZA GANGRÉNEUX DES BOVIDÉS.
des fumiers, l’emploi des litières de tourbe... sont théoriquement indiqués. Une désinfection complète des locaux ou la réfection totale seraient conseillés si l’infection persistait dans une étable.
La viande peut être consommée sans inconvénient, alors que les animaux ont été sacrifiés au début de la maladie.
Législation. — En Danemark seulement, le coryza gangréneux est visé par la loi anitaire; les animaux atteints sont isolés et surveillés. (Loi du 14 avril 1 893.)