MAMM1TES
Eberhardt clans les environs de Fülda (1856), par Heckmeyer en Hollande (185*2), par Zangger en Suisse (1854); tous insistent sur la présence de noyaux indurés au sein d’un parenchyme non enflammé (1). Franck (1875) rapporte les accidents à la pénétration de microorganismes, introduits par le canal du trayon et cultivant dans les réservoirs. Zürn (1877) insiste sur l’absence des accidents inflammatoires ; il considère la maladie comme contagieuse.
En 1884, Nocard et Mollereau (2) étudient l'affection ; ils montrent qu’elle est fonction d’un microbe spécifique qu’ils isolent et qu’ils cultivent; ils indiquent en même temps les modes de la contagion et ils précisent les conditions de la prophylaxie et du traitement. Kilt publie, l’année suivante, le compte rendu de recherches expérimentales sur le même sujet; il propose de désigner l’affection sous le nom d 'agalaxie catcivvhale contagieuse.
En Suisse, Hess et Borgeaud décrivent la mammite sous le nom de « gelber Galt » ; ils retrouvent le streptocoque étudié par Nocard et Mollereau. Les études de Ivitt et de Adametz (1894) démontrent l’identité du streptocoque du « gelber Galt » avec celui de Nocard et Mollereau. E. Zschokke (3) publie, en 1897, les résultats intéressants de recherches pratiques sur l’étude clinique et bactériologique de la maladie.
Bactériologie. — Le microbe de la mammite (4) se présente, dans le lait, sous la forme d’un streptocoque, composé de grains arrondis ou ovoïdes mesurant à peine 1 g de diamètre. Dans les bouillons, les chaînettes, librement développées, forment de longs chapelets onduleux.
Le streptocoque se colore facilement par les couleurs d’aniline et notamment par le bleu de Lôffler ; il prend mal le Gram et le Weigert. Le microbe est à la fois aérobie et anaérobie.
La culture est obtenue sur différents milieux. Dans les bouillons de viande, simples ou glycérinés, on obtient, en vingt-quatre heures, une culture abondante qui forme un léger dépôt blanchâtre au fond du vase ; le liquide conserve sa limpidité. Neutre ou alcalin au moment de l’ensemencement, le bouillon est nettement acide après 24-48 heures et l’acidité augmente ensuite graduellement. Dès que l’acidité est accusée, la culture s’arrête et la virulence disparaît bientôt. Sur gélatine , en surface, le streptocoque donne de petites colonies translucides, blanchâtres, qui se réunissent en une mince pellicule à bords nettement délimités; par piqûre, on obtient sur le trajet de nombreuses colonies blanchâtres, opaques, granuleuses, dont l’entassement forme une ligne épaisse, à bords
(1) Heckmeyer. Canstatt’s Jahresb. (Thierheilk.) pro 1852, t. YI, p. 46. — Zangger. Archiv fur Thierheilk., 1854, p. 193.
(2) Nocard et Mollereau. Sur une mammite contagieuse des vaches laitières. Bulletin de la Soc. centr. de méd. vét., 1884, p. 308, et 1885, p. 296. — Id. Annales de l’Institut Pasteur, t. I, 1887, p. 109.
(3) Zschokke. Weilere Untersuchungen über den gelben Galt. Sctuveizer-Archiv für Thierheilk., t. XXXIX, 1897, p. 145.
(4) Slreptococcus agalactiæ de Kitt, Streplococcus mastitidis contagiosæ de Guillebeau.