MORTS
ABATTUS
et
trouvés sains.
En Allemagne , la maladie est signalée sur tous les points, mais les documents officiels ne donnent pas de renseignements complets. En 1894, le département de Breslauperd 17 386 porcs (12 515 morts et 4 871 abattus) à la suite de l’importation de porcs noirs du duché de Posen (Ulrich).
En Suisse , les statistiques confondent la pneumo-entérite et le rouget ;
(1) La Grande-Bretagne importait annuellement à cette époque de 10 000 à 30 000 porcs provenant en grande partie de pays infectés. En I SG2, la pneumo-entérite est découverte, par le professeur Simonds, dans une ferme voisine de Windsor; en 1864, le professeur Brown observe une enzootie dans le Berkshire (Buscot-Park). La maladie n’a cessé de s’étendre depuis cette époque. En 1878, à la requête de plusieurs autorités locales, et notamment de celles du Norfolk, la swine-fever est ajoutée à la liste des maladies contagieuses.
LES SEPTICÉMIES HÉMORRAGIQUES.
on sait seulement que les « maladies rouges » du porc ont pris, en ces dernières années, un caractère envahissant.
En Hollande , au contraire, la pneumo-entérile, menaçante pendant quelques années, est sur le point de disparaître. On constate 300 cas en 1880, 564 en 1884, 1630 en 188.8. Le nombre des malades s’élève, de 1880 à 1892, à un total de 0771 porcs dont 6 922 morts et 2 819 abattus; brusquement le chiffre des malades tombe à 15 en 1893, à 4 en 1894 et à 3 en 1895.
En Suède , l'affection sévit à l’état épizootique vers 1878 ; les chiffres suivants indiquent l'étendue des pertes :
Années 1879 1883 1882 1883 188b 1886
Morts ou abattus. 17.0J4 9.865 14.707 11.207 38.798 35.029
L’épizootie est éteinte peu après ; on ne compte plus que 9 cas en 1891.
En Italie , l’affection est constatée dès 1882 dans la Lomclline ; elle sévit aujourd’hui sous une forme grave dans le Piémont, la Lombardie, la Lomclline, l’Emilie, la Toscane... ; elle cause des pertes considérables, ruinant souvent les populations pauvres des provinces T).
En Autriche-Hongrie, la pneumo-entérite, presque inconnue jusqu’en ces dernières années, prend soudain une expansion considérable. En mai 1895, elle apparaît sur le marché de Ivôbanya-Steinbruch; à la fin de juin, plus de 15000 porcs ont succombé. En même temps, et avec une rapidité de diffusion surprenante, la pneumo-entérite éclate sur tous les points dans la Basse-Autriche, la Moravie, la Bohême, la Galicie et dans toute la Hongrie. Le rapport hongrois pour 1895 accuse un total de 413 562 malades, dont 337 018 morts (81,4 p. 100) et 10 376 abattus. En 1896 et en 1897, la pneumo-entérite n’a pas cessé ses ravages ; c’est par millions de francs que se chiffrent les pertes subies (2).
La contagion s’étend aux sangliers du parc de Lainz (près de Vienne); 400 animaux succombent sur une population de 2 000 têtes environ.
Dans les principautés danubiennes, la pneumo-entérite fait de rapides progrès; la Roumanie , qui signalait 4 cas en 1893, accuse 570 malades en 1894 et 2004 en 1895.
En Portugal, la contagion est signalée en 1897 (Martins).
Dans les Etats-Unis de l’Amérique de Nord, la pneumo-entérite cause des pertes considérables. D’après les enquêtes du Bureau de l’agriculture, l’affection est apparue pour la première fois dans l’Ohio, en 1833; elle n’a cessé de s’étendre depuis, envahissant presque tous les Etats. En 1858,
(1) Perroncito. L’epizoozia dominante nei suini Annali di agricoltura, Bull. n° 210,
(2) Le marché de Kôbanya-Steinbruck n’a point d’analogue en Europe pour le commerce des porcs. Les entrepôts, aménagés pour loger des milliers d’animaux, reçoivent des animaux provenant de la Hongrie et des principautés danubiennes.
Les pertes résultant de la fermeture du marché et de la crise consécutive sont évaluées à elles seules à plus de huit millions de francs.
PNE UM O -ENTÉRITE INFECTIEUSE DU PORC
l’Illinois, le Kentucky, l'Ohio, l’Indiana, la Pensylvanic, le New- York elle Maryland sont atteints : le taux de la mortalité varie entre 33 et 80 p. 100 des effectifs. Les pertes sont évaluées, d’après des estimations officielles, à 100 millions de francs en 1870, 83 millions en 1877, 08 millions en 1882, 100 millions en 1884, 125 millions en 1885. A cette époque, une évaluation très modérée porte les pertes causées par la pneumo-entérite à 45 millions de têtes représentant une valeur de 1 130 millions de francs. Dans certains États, la mortalité atteint des chiffres incroyables ; en 1884, le Nebraska perd 352 921 porcs, soit plus du quart delà population totale; en 1885, on compte 228 487 morts dans le Missouri, 379921 dans le Nebraska, 402 164 dans l’Indiana; en 1896, la Pensylvanie perd de ce chef 3 millions de francs etl’Iowa 50 millions.
La marche de la maladie est des plus intéressantes. Dans un grand pays, la contagion persiste pendant longtemps en des foyers limités, sans tendance marquée à la diffusion, puis, brusquement, l'affection devient envahissante et une épizootie éclate. En France, la pneumo-entérite reste ainsi cantonnée en de nombreux foyers et les enzooties constatées sont restées limitées jusqu’ici. En Italie, la pneumo-entérite s’étend à l’heure actuelle avec une extrême rapidité. En Hongrie, on ne signalait chaque année que quelques cas isolés, lorsque l’épizootie de 1895 éclata.
Une autre constatation peut être faite; alors qu’en certains pays les épizooties s’éteignent sur place, en dehors de toute action sanitaire France, 1887; Danemark, Suède), elles persistent indéfiniment en d’autres (Grande-Bretagne, États-Unis).