CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES
deux fois il existe seul ; une fois il coexiste avec un bacille très voisin. Culture pure du coli dans la cystite et la pyélo-néphrite suppurée du chien, du cerf et du porc; dans deux cas d’abcès de la prostate chez de vieux chiens; culture mixte dans les thromboses de l’omphalo-phlébite chez le veau. On retrouve encore le coli-bacillc, seul ou accompagné, dans certaines mammites purulentes de la vache, dans l’endocardite ulcéreuse et dans l’endométrite purulente chronique du chien,, dans la vaginite septique et dans les plaies gangreneuses consécutives au part chez la vache; il est présent enfin dans le mucus bronchique, pendant le cours de la maladie des chiens.
Ces quelques données font prévoir l’importance des infections coli-bacillaires chez les animaux et la fécondité des recherches à entreprendre dans un champ à peine exploré jusqu’ici.
L’étude du coli-bacille chez les animaux intéresse également l’hygiène alimentaire. Certaines d’entre les formes étudiées, saprophytes ou pathogènes, provoquent chez l’homme des accidents plus ou moins graves si elles sont introduites dans le tube digestif; en d’autres cas, les intoxications sont dues aux toxines formées par les bacilles dans les matières ingérées.
Des accidents fréquents ont élé rapportés à la suite de l’ingestion des viandes provenant de veaux affectés de la diarrhée à coli-bacille (V. Diarrhée des veaux). On sait, d’autre part, quel rôle considérable joue l’infection du lait dans l’étiologie des entérites du premier Age. Certains fromages doivent leurs propriétés toxiques à la présence du coli et de ses toxines (1). Des formes déviées du coli acquièrent aussi une virulence particulière; telle, la bactérie de la septicémie des perruches, capable de provoquer chez l’homme des endémies de pneumonies infectieuses malignes (V. Psittacose).
Les types pathogènes du coli sont loin de présenter des caractères toujours identiques quanta leurs caractères biologiques. Les quelques connaissances acquises montrent qu'il existe une série indéfinie de déviations du type normal. Si certaines d’entre ces formes peuvent encore être rapportées sûrement au coli, la classification de quelques autres reste incertaine. On rencontre tous les
(I) Axel Holst, de Christiania, a étudié de nombreux cas d’empoisonnement par le fromage norvégien dit Knelkihe, Pult-ost ou Knad-ost. II a démontré que la toxicité est due à la présence d’une forme para-colique, très voisine du bacille isolé dans la diarrhée des veaux par Jensen.
Holst. Deobachlungen ilber Küsevergi/tungen. Centralbl. fur Hakter., t. XX, 1890,