I. — Vaccination
La vaccination est pratiquement réalisée par les procédés de Pasteur et de Lorenz. La méthode de Lorenz est utilisée depuis peu en Allemagne ; bien que les résultats obtenus jusqu’ici soient favorables, il convient d’attendre avant que d’émettre un jugement sur sa valeur pratique et le procédé de Pasteur est seul étudié ici.
Appliquée pour la première fois dans le Vaucluse, en 1883,1a vaccination pasteurienne est actuellement répandue dans le monde entier. Les premiers essais réalisés en France par MM. Maucuer, Ilerbet, Revel, Cagny, la grande expérience entreprise en 1885, par Lydtin, dans le duché de Bade, démontrent suffisamment l’efficacité et la valeur prophylactique de la méthode.
En France, cependant, la vaccination est peu répandue. L’élevage du porc est pratiqué dans des régions pauvres, par des paysans peu éclairés, qui hésitent à faire les frais de la vaccination. D’autre part, l’opération présente quelques inconvénients; les pertes consécutives, qui restent au total à un taux extrêmement faible, s’élèvent exceptionnellement à 5-10 p. 100 des vaccinés; parfois aussi des accidents chroniques sont constatés qui compromettent l’utilisation économique des animaux. Exagérés par des populations
(I) Gensert. Der Kampf gegen tien Rothlauf lier Schiveine. Berlin . thieriirztl. Wochenschr., 1896, p. 519. — Leclainciie. La prophylaxie des maladies rouges du porc. Revue vétér., 1897, p. G25.
VACCINATION
naturellement hostiles à toute innovation, exploités par les empiriques intéressés à l’entretien de la maladie, ces quelques accidents ont suffi presque partout pour faire repousser la vaccination.
Le tableau suivant indique le nombre des vaccinations pratiquées en France, ainsi que les résultats obtenus.
ANNÉES
NOMBRE
total
des porcs vaccinés.
NOMBRE
des
rapports
de
vétéri-
naires.
ANIMAUX
vaccinés,
d’après
les
rapports
reçus.
MC
après le 1er vaccin
HTA LU
après le 2e vaccin
pendant le reste de
l’année.