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III. Type subaigu. — Le début est marqué, comme chez le che

(1) Delafcnd. Traité sur la maladie du sang des bâtes bovines. Paris, 1848.

fièvre charbonneuse.

val, par des symptômes vagues différemment associés : abattement, coliques, diarrhée, oscillations étendues de la température, boiteries.

Après un ou deux jours, l'appétit disparaît; on observe des tremblements musculaires, delà diarrhée, parfois des tuméfactions diffuses dans le tissu sous-cutané. La température atteint à certains moments 41-42°, pour retomber brusquement au voisinage de la normale.

Dans une dernière période, apparaissent les symptômes du type aigu habituel, et, en moins de vingt-quatre heures, les malades succombent.

L évolution est complète en 2-5 jours. On peut admettre que la guérison est possible, alors que les manifestations du début sont seules observées.

b) Charbon externe. — Le charbon bactéridien à tumeurs, rarement observé dans l'Europe occidentale, est consécutif à une inoculation par effraction du tégument [anthrax charbonneux). Les tumeurs siègent, de préférence, au niveau de la gorge, sous le ventre, à l’avant-bras, à l’encolure... Elles débutent par une petite tuméfaction molle, qui s’accroît rapidement pour acquérir un volume considérable. La tumeur est chaude, douloureuse, légèrement œdémateuse; l'incision laisse écouler une petite quantité de sérosité fortement colorée : sur la coupe, on note la présence de caillots fibrineux, formant une gelée jaune, noyés au milieu des tissus distendus et infiltrés par le sang épanché.

Les symptômes généraux débutent peu après l’apparition des tumeurs ; ils sont identiques à ceux des formes aiguë ou subaiguë précédemment décrits. — La guérison peut être obtenue par un traitement approprié; dans ce cas, les signes de l'infection générale sont peu marqués et tous les troubles disparaissent en 8-12 jours environ.

§ 3. — Charbon chez le mouton.

a) Dans un premier type, fréquemment observé, le mouton cesse brusquement de manger ou de ruminer ; il paraît inquiet et piétine surplace. Les battements du cœur sont violents; l’artère est dure, tendue ; le pouls est petit, presque imperceptible ; la température s’élève à 41°, 5-42°; les muqueuses sont injectées. La respiration devient pénible, haletante; des tremblements musculaires surviennent, intermittents d’abord, puis continus; la vue s’égare; la

SYMPTÔMES

démarche esl chancelante. Le malade expulse à de courts intervalles, une urine fortement colorée; quelquefois, les matières excrémentitielles sont ramollies et mêlées de sang. Bientôt l’animal tombe; il s’ébroue, grince des dents, rejette par la bouche et les narines de l’écume sanguinolente, puis il s’agite convulsivement et meurt. — Tous ces symptômes évoluent en 1-4 heures environ.

b) Souvent la marche est plus rapide encore. Le mouton grince des dents pendant quelques instants ; il pointe en avant, tournoie et tombe sur le sol. Pendant quelques minutes, il se débat convulsivement; une écume rosée s’écoule des naseaux et la mort survient en 5-10 minutes.

c) Sous une autre forme, moins rapide, quelques signes précurseurs sont observés. L’appétit est supprimé; la rumination cesse; le mouton reste isolé du troupeau ou éloigné du râtelier ; le ventre est douloureux à la pression ; on constate des coliques.

Après quelques heures, les signes de l’évolution aiguë apparaissent et la mort survient, six à onze heures après les premiers troubles.

En certains cas, l’aspect de la maladie est différent. Le malade reste constamment couché; il paraît somnolent ; de loin en loin il soulève la tête, regarde son liane et retombe assoupi pour mourir dans le coma.

§ 4. — Charbon chez le porc (I).

La maladie débute par de l’hébétude, de l’assoupissement et par l’apparition d’un engorgement diffus, œdémateux, dans la région delà gorge. En 12-24 heures, la tuméfaction augmente; la peau revêt une teinte rouge; la tumeur est chaude et douloureuse. La déglutition est gênée ; un œdème passif envahit l’auge, les paupières, pour s’étendre à toute la face.

La température atteint dès le début 41° ; les battements du cœur sont violents et précipités. Le porc reste couché, enfoui sous sa litière; la station est difficile ; le train postérieur vacille et les membres fléchissent. La tumeur de la gorge devient plus volumineuse encore ; la peau de la région est violacée ; les muqueuses prennent une teinte cyanosée; une diarrhée abondante s’établit et la mort arrive.

(1) St. von Ratz. Der Milzbvand beim Scliweine. Monatshefte fur Thierheilk., t. VII, 1896, p. 115 (avec bibliogr.).

FIÈVRE CHARBONNEUSE

L évolution est souvent complète en 24-36 heures; certains animaux résistent pendant 4-6 jours.

La guérison est possible; quelques animaux se rétablissent après avoir présenté des signes évidents d’infection générale ; chez d’autres, les signes locaux évoluent avec moins d’intensité, les symptômes généraux sont peu marqués et la tumeur se résorbe rapidement.

En outre de cette forme du charbon, d’autres existent sans doute qui restent confondues avec diverses septicémies, notamment avec le rouget.

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