‹ Les maladies microbiennes des animauxChapitre 12 sur 107 · AN NL RE LE · texte numérisé non relu

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une altération quelconque de la mamelle Sen être livrées aussitôt à la boucherie ; les autres pourraient continuer à fournir du lait,’ mais elles devraient être sacrifiées dans le délai d’un an. En Danemark, où certaines associations laitières ont déjà pourvu à ce contrôle, des étables infectées depuis plusieurs dizaines d'années ont été assainies après quelques années.

Le danger est moindre en ce qui concerne le fromage et le beurre, les bacilles n'étant le plus souvent ingérés qu’en faible quantité. La

pasteurisation des laits destinés à l’utilisation industrielle n’en est

pas moins recommandable. Le lait doit être soumis à l'ébullition prolongée s'il est chauffé en vases ouverts; une température de 85° est suffisante si le liquide est traité en vases clos (1).

Les viandes provenant des animaux tuberculeux seront sou-

mises à une surveillance sanitaire spéciale. D'une façon générale, la viande des bovidés, si elle est de belle qualité, ne dote être saisie que si la tuberentoss est généralisée, au sens propre du terme. C’est ce principe qui, à l'heure actuelle, domine les réglementations adoptées dans la plupartdes pays; on ne saurait légitimer de plus lourdes exigences (2). La loi française, qui ordonne

(1) Il résulte des expériences de Smith, de Bang et de Hesse qu’une température de 600, prolongée pendant 20 minutes, détruit la virulence; par contre, des températures de 57 et 58 sont insuffisantes. De plus, Smith observe que, lors du chauffage en vases ouverts,la « peau » formée à la surface du liquide échappe à l’action de la chaleur et contient des bacilles virulents. C’est sans doute pour la même raison que Max Beck (1900) trouve des bacilles vivants dans le lait bouilli ou chauffé à 80° pendant une heure et demie. Barthel et Stenstrôm injectent dans le péritoine de cobayes un lait chauffé à 65° pendant 5 à 20 minutes, à 10 pendant 5 à 45 minutes, à 75° pendant 5 à 15 minutes et à 80° pendant 1 à 10 minutes ; tousles animaux sont infectés. Tjaden, Koske et Hertel constatent que si le chauffage à 84-85 est suffisant, dans tous les cas, pour stériliser le lait dans la grande industrie, il n’en est plus ainsi quand on opère sur de petites quantités de liquide; en ces conditions, certains laits restent virulents après chauffage à 85, 90 et 95°. L’une des conditions qui favorisent la résistance des bacilles est la présence de coagula fibrinopurulents ou de fragments de tissu éliminés de la mamelle tuberculeuse ; déjà d’ailleurs Barthel et Stenstrôm avaient signalé cette circonstance. Le lait insuffisamment chauffé est infectant pour les porcelets qui l’ingèrent.

SmiTa. The thermal death-point of tubercle bacilli in milk... The Journ. of experim. Medicine, 1899. — Ban. Loc. cit. — Hesse. Ueber die Abtôdtung der Tuberkelbacil-

len…. Zeitschrift für Thiermedicin, 1901, p. 321. — BARTHEL et STENSTRÔM. Beitrag-

zur Frage des FEinflusses hoher Temperaturen auf Tuberkelbacillen in der Milch. Centralblatt für Bakteriologie, t. XXX, 1901, p. 429. — TyIaADEN, KoskE et HERTEL, Zur Frage der Erhitzung der Milch mil bétnterer Berücksichtigung der Molkereien. Arbeiten aus dem Kaiserl. Gesundheiïtsamt, t. XVIII, 1901.

(2) Le régime imposé aux viandes provenant d'animaux tuberculeux est encore très différent dans les divers pays; mais la nécessité d’une large tolérance est reconnue presque par tout.

‘Aux États-Unis, quelques États prescrivent la destruction totale des cadavres

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