ART MORVE
plus éloignées. Les altérations locales de la peau et des muqueuses extérieures peuvent être primitives et procéder de l’extension du foyer d'inoculation. La pénétration du virus à l'extrémité
d’un membre sera suivie d'une éruption farcineuse envahissante ;
de même, les lésions de la morve nasale pourront être rapportées à une invasion de la pituitaire ou de l’arrière-bouche. Le danger des auto-inoculations accidentelles explique la succession de localisations diverses.
L'hypothèse d’une infection primitive à poumon est rendue douteuse par les constatations anatomo-pathologiques (Virchow et Schuetz) et par tout ce que l’on sait de la pathogénie de la morve (V. Modes de la pénétration du virus). La présence exclusive des lésions pulmonaires n'implique nullement qu’elles procèdent d'une inoculation directe. Les altérations initiales, développées au point de pénétration, ont pu être cicatrisées complètement, alors que l'invasion continue dans les voies lymphatiques et que les bacilles déversés dans la petite circulation ensemencent le poumon. Les recherches de Nocard montrent que les voies digestives profondes, aisément pénétrées par les bacilles, ne présentent pas toujours des lésions locales appréciables et que le poumon est envahi par
des tubercules jeunes, gris ou déjà caséeux, quinze jours après l'in-
gestion de produits virulents.
Le mécanisme de l'infection est facile à prévoir. Les bacilles apportés dans le sang par la circulation lymphatique sont lancés encore dans le poumon; mais, soit à cause de leur petit nombre ou de leur activité moindre, soit plutôt en raison de la résistance du milieu, ils ne provoquent que des lésions discrètes et limitées. Ils sont arrêtés dans les capillaires et emprisonnés par les leucocytes, puis détruits sans doute en grand nombre sans occasionner de troubles persistants; en quelques points seulement, ils déterminent de la thrombose et une hémorragie locale, suivie d’un afflux leucocytaire. Si la thrombose porte sur un pinceau artériel terminal, un foyer de pneumonie alvéolaire se constitue, identique par
ses caractères histologiques à ce que l’on observe dans la morve“
aiguë. Si l’altération vasculaire initiale porte sur un capillaire, un
foyer tuberculeux évolue, au niveau du vaisseau ou dans son voi-
sinage immédiat.
La circulation lymphatique Joue un rôle considérable Jane l’infection pulmonaire; les cloisons interlobulaires, les gaines vascu-
laires et bronchiques sont œdématiées, remplies de cellules rondes”
et de bacilles autour des foyers tuberculeux. Le microbe ne ren-
DIE nee ep serons
PS
ent
Mn Ann DS: DEEE 9e
honte ES mé 2
contre là qu’une résistance insuffisante; malgré l'abondance des leucocytes, la phagocytose ne semble pas s'exercer et les bacilles restent libres au milieu des cellules très vivantes qui les entourent.
L'édification tuberculeuse constitue un procédé actif de la défense. Les tubercules gris initiaux ne renferment qu’un très petit nombre de bacilles; la pullulation microbienne est pénible; elle entraîne la dégénérescence des cellules et la formation d’un détritus caséeux. Si l'on considère à la fois la multitude des tubercules gris dans nombre de poumons et la quantité restreinte des tubercules adultes et fibreux, on est porté à penser que la plupart des foyers initiaux ne parcourent point toutes les phases de l'évolution et que les lésions avortent et disparaissent en la plupart des cas. On s'explique que certains tubercules gris soient dépourvus de virulence et que les sujets porteurs de lésions appréciables, mais stériles, ne réagissent point à la malléine.
Les microbes occasionnent des altérations importantes dans les vaisseaux et les bronches. L'observation directe montre que les cellules rondes et les bacilles, accumulés dans les gaines, pénètrent à l'intérieur des canaux. Dans les bronches, les microbes se retrouvent en grand nombre à la surface de la muqueuse enflammée, au sein d’un exsudat abondant qui est éliminé sous forme de jetage. La virulence à peu près constante du jetage des animaux morveux doit être rapportée à cette pénétration, plutôt qu'à l'ouverture dans les bronchioles de foyers ulcérés.
Les alltérations des parenchymes autres que le poumon sont contemporaines de l'infection pulmonaire ou consécutives à celle-ci. Les bacilles qui ont traversé la circulation pulmonaire, lancés dans tous les milieux, pourront rencontrer en quelques points un terrain favorable; ils provoquent soit une évolution tuberculeuse, soit des phénomènes aigus locaux (lymphangites diffuses, accidents testiculaires). En d’autres cas, ils sont partout détruits et l’infection reste localisée au poumon pendant un certain temps. Il est probable que la plupart des lésions morveuses sont dues à des ensemencements successifs du sang par des bacilles provenant du système Iymphatique pulmonaire. L'analyse des lésions du foie, de la peau, des muqueuses.., montre qu’elles débutent par des troubles vasculaires ; d'autre part, on s'explique facilement l'apparition des lésions en des territoires étendus ou très limités. Tous les troubles mécaniques et toutes les influences capables de modifier la résistance locale des tissus interviendront pour favoriser telle ou telle détermination. La similitude des accidents secondaires observés sur les
re ed Per PL RE CE EL NE de A ç Ds Son. MP T- CPE: A V GT RE EE SA PP R T PEC OTT AE NS N TT INRIIIER } : 514 PENSE LR VA AU EN | ne
24h MORVE.
diverses muqueuses et sur la peau indique assez qu'ils procèdent d'une même origine. Liés à une infection par les capillaires, ils
affectent des types variés suivant que le foyer initial évolue dans les
couches superficielles ou profondes du derme ou dans le tissu souscutané. L’envahissement des réseaux lymphatiques, suivant des modes qui ne sauraient être déterminés à l'heure actuelle, aboutit à l’évolution des lymphangites réticulaires diffuses de la peau ou des plaques infiltrées des muqueuses.
Malgré la présence du bacille dans le sang, à certains moments de l’évolution, le passage de la mère au fœtus est tout à fait exceptionnel. Lœffler l'observe une fois seulement au cours de ses expériences ; Cadéac et Malet(1) obtiennent quatre fois le passage au fœtus dans treize expériences. La transmission n’a pu être réalisée expérimentalement chez le cheval et les faits précis d'observation qui tendent à faire admettre l'infection du fœtus sont peu nombreux (2). Chez le chien, Cadéac et Malet ont un résultat négatif dans une expérience. Bonome admet que «le bacille de la morve peut passer de l'organisme maternel à celui de l'embryon ou du fœtus, non seulement lorsque le placenta présente des foyers hémorragiques, mais encore en des points où le placenta est intact ». Les résultats négatifs obtenus chez le cheval peuvent être attribués au nombre restreint des expériences et ils ne sauraient être considérés comme définitifs; il est cependant probable que, pour la morve comme pour les autres maladies virulentes, la considération de l'espèce intervient puiëssamment dans l’imminence de l'infection fœtale et que les dangers de la transmission utérine sont à peu près nuls chez le cheval.
Le bacille morveux agit sur l'organisme par l'intermédiaire de toxines dont la nature et les propriétés sont à peine étudiées. Ces produits exercent une action vaso-paralysante, suivie de l’œdème lymphatique et de la leucocytose; des nécroses cellulaires de type spécial sont partout constatées dans les foyers de culture. La
(1) CanÉAc et MALET. De l'hérédité de la morve. Revue vétérin., 1886, p. 57... 302.
(2) Valentini constate l'infection chez un fœtus de neuf mois, provenant d’une jument affectée d’ulcères des muqueuses et de lésions telles du poumon que «le tissu pulmonaire semblait complètement remplacé par les nodules morveux ».(?) Le fœtus montre des ulcères sur la muqueuse respiratoire et une quantité de nodules miliaires dans les poumons, ies ganglions médiastinaux, le foie, la rate et les ganglions mésentériques, L'auteur ne dit point avoir contrôlé la nature des lésions par l'examen bactériologique ou par l’inoculation.
VALENTINI. Trasmissione dell infezione morvosa dalla madre al felo. {l nuovo Ercolani, 1896, p. 313. 15e
résorption des toxines provoque des effets généraux en partie connus. Le sang est modifié dans sa composition; il existe, dans toutes les formes de l’évolution, une leucocytose intense avec diminution du nombre des hématies(1). La quantité de fibrine est augmentée, tandis que la proportion d'hémoglobine est un peu diminuée (Ekkert). La raréfaction des hématies est appréciable dès les premiers instants chez le cheval et chez le chat; elle s’accentue peu à peu, pour arriver au tiers du chiffre normal vers la fin de la maladie; les globules sont altérés; leur volume diminue et leur coloralion pâlit (2). C'est encore à une intoxication générale, par résorption des produits solubles, que doivent être rapportés certains des symptômes généraux, notamment l'hyperthermie constante (morve aiguë) ou intermittente (morve chronique). Il semble que les toxines comprennent une substance pyrétogène (pyrotoxine), qui agit directement sur les centres thermogènes de la substance grise (3).
Les faits d'observation et les résultats expérimentaux de ces dermères années apportent des précisions nouvelles sur la marche de l'infection morveuse. Les solipèdes exposés à la contagion sont infectés par les voies digestives avec une extrême facilité; chez ceux qui vivent dans une promiscuité complète (parcours des annexes de remonte), la contamination est presque certaine après quelques mois de vie commune. Cependant des signes cliniques apparaissent chez un petit nombre seulement des contaminés; la plupart restent indemnes en apparence.
Les expériences de Montoire montrent que certains chevaux provenant de milieux infectés réagissent à une ou plusieurs inoculations de malléine, pratiquées à un mois d'intervalle, puis qu'ils cessent de réagir et qu'ils paraissent définitivement guéris. Les recherches de la commission de Kharkoff aboutissent aux mêmes conclusions (4).
| (1) Dans la morve chronique, Malassez constate chez le cheval les modifications suivantes :
Globules blancs........ 15500 (au lieu de 4500, chiffre normal). — POUBES-. 6 2 800 000 (au lieu de 4980000, chiffre normal).
(2) MikRoUKOFF. Sur les modifications subies par les globules rouges pendant l'infection morveuse. Comptes rendus de l'Institut vétérin. de Kharkoff, 1891.
(3) La malléine exerce, sur les animaux sains, une action variable suivant l’espèce considérée et le mode de la pénétration. De nombreux travaux ont été consacrés à cette étude (Prus, Mansvetoff, Cadiot et Roger, Guinard, Tessier et Guinard, Wladimiroff...).
(4) Nocarp. Sur la malléine. Bulletin de la Société centr. de médecine vétérin., 16893, p. 116; 1894, p. 19, 181 et 446. — Rapport sur les expériences faites à Montoire.…
À Montoire, 717 chevaux reconnus atteints ne présentent aucun signe clinique par la suite.
Dans les expériences de la Commission russe de Kharkoff, 250 chevaux dénoncés une première fois sont reconnus sains ensuite. Semmer trouve 550 morveux dans des haras demi-sauvages de la Russie méridionale; parmi eux, 6 chevaux seulement deviennent cliniquement morveux. Des faits semblables sont recueillis par centaines en France dans les écuries de grandes compagnies de transport.
L’Angleterre fournit des observations nouvelles : 1114 chevaux de la « Great Western Railway Company » sont éprouvés par la malléine; 67 réagissent; sur ce nombre, 27 seulement doivent être abattus; les autres guérissent. Dans les écuries de la Compagnie des tramways de Glascow, 4459 éprouvés fournissent 278 malades; parmi ceux-ci, 49 seulement réagissent à la seconde épreuve, 9 à la 5°, 5 à la 4, 2 à la 5°, 4 à la 6° et 0 à la 7°; 5 chevaux au total sont abaltus comme cliniquement atteints.
Les observations et les recherches de Nocard{1) prouvent que
les lésions morveuses initiales guérissent spontanément en de
nombreux cas; elles permettent d'interpréter les faits précédents. Dans une expérience, douze chevaux sont soumis à l’ingestion d’une culture morveuse; après quinze jours, tous réagissent à la malléine. Six présentent par la suite des signes cliniques de morve et sont abattus; les six autres cessent de réagir à la malléine après quelques mois. Quatre d’entre eux, sacrifiés six mois après l’ingestion virulente, portent des tubercules fibreux, caséeux ou demitransparents du poumon, mais ces lésions sont stériles; les matières recueillies à leur niveau, inoculées à l’âne et dans le péritoine du cobaye, ne provoquent aucun accident. Les deux chevaux survivants, soumis à un travail pénible pendant plusieurs semaines, restent indemnes; sacrifiés ensuite, 1ls sont trouvés porteurs de lésions pulmonaires destituées de toute virulence et en voie de régression.
Au cours de la grande épidémie de morve qui a décimé la cavalerie de la Compagnie générale des voitures de Paris, en 1895, la malléine dénonce comme atteints 2057 chevaux ne présentant aucun symptôme. Parmi eux, près de 700 deviennent clinique-
Revue vétérin., 1894, p. 116. — Woronzorr, EKKERT.... Rapport sur l'emploi de la malléine dans l’armée russe. Broch., Pétersbourg, 1894. à (1) Nocarp. Sur les tubercules translucides du poumon chez les chevaux morveux. M
Bulletin de la Société centr. de médecine vétérin., 1896, p. 196. La prophylaxie de la morve du cheval. Recueil de médecine vétérin., 1897, p. 673. La morve peut récidiver... Bulletin de la Société centr. de médecine vétérin., 1899, p. 902.
RER SR En PSE. Eee
Le.
si
RER I Te RE Mer
Re PR EE ER
F rl .
Le PPRT De Le RS is CE ADI T.'. Dr Léo dr 1e. À LÉ DNS Te PLU : se tee a af 7 % Fe Tran er Er nr a mn” FES x 8 bi 21 D a : * CLS ra hà + . VE,
# uw s LR | Fr e fa | : - 4
Ps \ PRE - à .
ment morveux et sont abattus. D'autres, moins nombreux, cessent peu à peu de réagir à la malléine et sont considérés comme guéris; cependant, au lieu d'être vendus au moment de la réforme, ils sont livrés à l’équarrisseur et autopsiés: chez tous, les lésions sont fibreuses ou calcifiées; pour un certain nombre, ces lésions ont été recueillies avec soin, ensemencées et inoculées ; les cultures sont restées stériles ; aucun des animaux inoculés n’a pris la morve (1). /
Ces expériences confirment de nombreux faits d'observation qui, recueillis avec rigueur, possédaient déjà une force probante absolue ; la guérison complète des lésions morveuses initiales du poumon est démontrée.
Non seulement les apparentes contradictions des résultats de Montoire et de Kharkoff sont expliquées, mais l’étiologie de la morve est éclairée tout entière. Les animaux exposés à la contagion résistent plus ou moins à l'envahissement, suivant des circonstances multiples et en partie prévues. Les bacilles introduits dans les voies lymphatiques, puis déversés dans le sang, sont arrêtés dans les capillaires du poumon; la plupart sont détruits sur place par une action phagocytaire:; les autres provoquent en certains points ‘une réaction des tissus, exprimée par l'édification tuberculeuse. L'énergie de la résistance organique est fonction de circonstances multiples et l’on s'explique le rôle indirect de tous les agents capables de modifier les conditions de la défense (fatigue, alimentation insuffisante, maladie coexistante, lésions locales du poumon...); d'autre part, la quantité et le degré de virulence des bacilles ingérés, la répétition des infections jouent certainement un rôle (2).
(1) Mac Fadyean publie une série d'expériences tendant à démontrer que des chevaux dénoncés une première fois par la malléine, éprouvés ensuite à de fréquents intervalles, peuvent cesser de réagir tout en recélant des bacilles encore vivants et virulents au sein des lésions pulmonaires. Sa conclusion est la suivante : «Ilest tout à fait évident que quand un cheval réagit une première fois à la malléine, la non-réaction à des épreuves ultérieures, répétées à un mois d'intervalle, ne peut pas être acceptée comme une preuve certaine de complète guérison. »
La lecture des 26 observations publiées ne justifie qu’en partie cette grave objection ; elle montre notamment que les épreuves ont été répétées la plupart du temps à des intervalles de 15 à 20 jours seulement au début de la série des injections et il est permis de supposer que le « pouvoir de réaction » est épuisé par ces fréquentes inoculations chez des malades porteurs de lésions discrètes.
Mac FADyYEAN. Bacteriological examination of the lesions in a series of horses that had reacted to mallein. The Journal of comp. Pathol. and Therap.,t. XIV, 1901, p.265.
(2) Voir sur ce sujet: SEMMER. Ueber qutartige heilbare Formen des Rotzes. Deutsche Zeitschr. für Thiermed., t. XX, 1894. p. 59. Malleïn und Tuberculin. OEsterr. Monats-
La pénétration accidentelle du bacille morveux est loin d’être
toujours fatale chez le cheval. Les animaux résistent dans la grande majorité des cas à une première invasion et ils guérissent s'ils sont soustraits à des infections nouvelles (1). Une méthode prophylactique efficace et économique peut être basée sur ces données certaines (V. Prophylaxie).
L'apparition des signes cliniques implique presque toujours une.
généralisation de l'infection ; l'organisme vaincu au début de la lutte est placé dans des conditions de plus en plus défavorables; la guérison, possible encore, est difficile et incertaine (V. Traitement); de plus, les malades sont dangereux au point de vue de la RME cs eb leur sacrifice s'impose.
Résistance du virus (2). — Le bacille morveux résiste peu aux.
agents extérieurs.
L'influence de la dessiccation, déjà signalée par Viborg, est confirmée par tous les expérimentateurs; elle n’a une action efficace qu’à la condition d’être complète (Nocard et Roux). Peuch constate la disparition de la virulence après deux mois et Galtier après quinze jours; Cadéac et
Malet démontrent l’innocuité du jetage après neuf jours, lors de dessic-
cation rapide, et après trois jours, lors de dessiccation lente; Loœæffler voit la virulence persister pendant trois mois dans un endroit sec, mais « le virus est détruit en quelques semaines dans la plupart des cas. Le terme de trois à quatre mois doit être considéré comme un maximum absolu. » Les recherches de Bonome permettent d'interpréter en partie ces dissidences ; si la dessiceation s’opère entre 25° et 50°, dans un milieu privé de substances organiques, la stérilisation est complète en quelques jours; si la dessiccation est incomplète (vieilles cultures sur agar), les
bacilles sont encore vivants après un mois et demi et ils restent patho-.
gènes pendant vingt-trois à vingt-cinq jours. Le virus conserve ses propriétés pendant quinze à trente jours dans
schrift für Thierheïlk., 1898, p. 145. — PrIEUR. De la morve chez le cheval et chez l’homme et desa curabilité. Thèse de Paris, 1898.
(1) Les chevaux présentant des lésions étendues et des signes cliniques évidents peuvent encore guérir. Certaines observations rapportées à propos du traitement
de la morve, celles de Neiman entre autres, sont des plus probantes. On trouvera des documents intéressants à cet égard dans un travail de PETERrs : Erfahrungen über Rotzkrankheit… Berliner thierärztl.. Wochenschr., 1901, p. 717 et 758.
(2) LoErFLEr. Die Aetiologie der Rotzkrankheit. Arb. aus dem K. Gesundh., t. I, 1886, p. 141. — CaDpÉAC et MALET. Résistance du virus morveux. Revue vétérin., 1886 et 1887. — GALTIER. Traité des maladies contagieuses, t. I, 1891, p. 835. — BoNoME. Alcune proprietlà biologiche del bacillo della morva. La Riforma medica, juillet 1894. — Novr- KOFF. Sur la résistance du bacille morveux à quelques désinfectants. Archives des sciences vétérin. (russe), 1895. — PLEMPER VAN BALEN. Eenige proven.. om de tenaciteit von den Kwaden-droeshacil te bepalen. Veeartsenijk. Bladen v. Nederl.-Indië, 1898, t. X, p, 276.
PRES 075 AUCUNE LE er. 2 Liae 17 PUEET RES ANR ETS ON AT "3 2. DORA ee RE | 6 J à 102 PA PUS di; \ Le + x: pi RO Tige) Di ar | ARE Re & ‘ L mx SALE he K
RÉSISTANCE DU VIRUS. s 249
un milieu humide (Galtier; Cadéac et Malet); immergé dans l’eau, il garde son activité pendant treize à dix-huit jours. |
L'influence de la lumière est mise en évidence par Novikoff. Le jetage nasal, déposé sur du papier à filtrer, résiste pendant douze jours dans une chambre obscure et pendant huit jours à la lumière; la même matière, adhérente à des fils de soie, est stérilisée en vingt-huit jours à l'obscurité et en quatorze jours à la lumière. Le bouillon virulent conserve son action, dans les conditions précédentes, pendant vingt-deux à trente-six jours à l'obscurité, pendant quatorze à vingt-six jours à la lumière.
La putréfachion détruit également la virulence (Renault, Galtier); mais son rôle est difficile à apprécier, la dessiccation et la simple exposition à l’air et à la lumière suffisant à tuer le contage.
L'action de la chaleur est plus nettement établie. Les cultures sont détruites en dix minutes à 55° et en une minute à 61°.
La stérilisation par les antisepliques a fait l'objet de nombreuses recherches. D’après Lœffler, l’acide phénique à 3,5 pour 100 détruit le virus en cinq minutes; le permanganate de potasse à 1 pour 100, l’eau chlorée à 25 pour 100 et le sublimé à 1 pour 5000, en deux minutes. Le crésyl, le lysol à 3 pour 100 stérilisent en quelques minutes (Nocard). Les travaux de Cadéac et Malet fournissent des indications intéressantes sur le pouvoir de divers antiseptiques. La matière virulente éprouvée est le jetage ou une pulpe de tubercules morveux; on mélange trois parties de la solution antiseptique à une partie de substance virulente; le contact est d’une heure en général :
Détruisent la virulence : |
Ne détruisent pas la virulence :
Bérde/phénique Aie... 2ip.100 PAcdébhorque see rt. 2 p. 100 Acide sulfurique à.-..1.... den, 9100 Chlora Aer PRE Re AS D- Le MNIODUre UE ZINC À. 0... 2 p. 100 | Eau oxygénée (à12 volumes). Eau de chaux (solut. saturée). Éau iodée-a 2eme 1 p. 10000 Eau iodée (solution saturée). Hyposulfite de soude pur. Essence de térébenthine à.. 25 p. 100 | Nitrate d'argent à........... 1 p. 10000 Hypochlorite de chaux à.... 10 p. 1000 | Sulfate de zine à............ 2 p. 100 Sublimé corrosif à 1 p. 1000 Tant A EEE 1FD: 5
UNE SCO CR ARR RENE 1 p. 10000 Pilale dé’cuivre 4: 4... A0D: #20 ï BAIE dr ARR NLIENT SE 1p D Sulfure de carbone à........ 1p 10
L'acide sulfureux est un bon désinfectant quand la quantité de soufre brûlé s'élève à 64 grammes par mètre cube d'air, même lorsque son action n’a duré qu’une heure. « Les cultures sont détruites par une exposition de vingt-quatre heures à l’acide sulfureux provenant de la combustion de 60 et même de 50 et 40 grammes de soufre par mètre cube (Thoinot). »
Les recherches de Novikoff montrent que le virus desséché (?) est tué
EPA Te PE RE RES ON TR CS TT TT RCE, TRS PARC OR NE VE PEN ns D AN LC VS LR MEL ENS DUR
en quatre minutes par la solution alcaline de goudron de Nencki (10 pour 100) et par l’eau de chaux phéniquée de Danilewski. L'action sur la culture en bouillon est indiquée ci-après :
Solution dE NEReRTE ECM RCE tue en 15 minutes. — de Danilewskr£ nee — 15 — Acide phénique à 5 pour 100.. . — 12 — Vinaiore tte bols MENEN TER HE — 5) — Acide sulurique EMEA TARN — 30 secondes.
Modifications de la virulence. — Les passages successifs du
bacille à travers certains organismes permettent d'obtenir une augmentation ou une atténuation de la virulence.
D'après Gamaleia (1), la virulence s’exalte par la culture chez le spermophile; après deux ou trois passages, on provoque une septicémie, avec présence de nombreux bacilles dans le sang; le virus modifié tue le lapin en quelques jours par l’inoculation souscutanée. Les inoculations intraveineuses de lapin à lapin donnent des résultats analogues; le bacille acquiert peu à peu une telle virulence que les lapins inoculés avec une très petite dose succombent, en moins de quarante-huit heures, à une véritable septicémie morveuse; les bacilles pullulent dans le sang et dans tous les viscères.
Par les passages successifs à travers le chat, Sacharoff(2) obtient une augmentation de la virulence à l’égard du chat, tandis que le virus reporté sur le cheval donne une maladie bénigne et confère l'immunité (?).
Immunisation. — Les tentatives réalisées jusqu'ici n’ont donné aucun résultat; on a utilisé à la fois les inoculations virulentes, les toxines et la sérothérapie.
TJ. INOGULATIONS VIRULENTES. — Les résultats de Galtier et de Nocard montrent qu’une première atteinte ne confère pas l’immunité chez le chien et chez le cheval. Les inoculations intra-veineuses de petites quantités de virus au chien (procédé de Straus) ne procurent qu’une résistance incomplète à l'égard d’une injection nouvelle dans les veines et elles ne modifient pas les conséquences d’une inoculation cutanée. (V. Réceptivite.)
IT. Toxixes. — La malléine n’a pas de propriétés immunisantes utilisables; de nombreuses expériences ne nous ont donné que des résultats négatifs. |
(1) GAMALEIA. Sur l'exallation de la virulence du bacille morveux. Annales de l'Inslitut Pasteur, t. IV, 1890, p. 103.
(2) SACHAROFF. Sur la production de l’immunité chez les chevaux contre la morve. Comptes rendus de l’Institut vétérin. de Kharkoff, t. II, 1889.
Schindelka inocule un cheval, pendant deux mois, avecla malléine de Foth; l'animal reçoit au total 1 gramme de malléine sèche: inoculé ensuite sous la peau, avec une goutte de culture virulente, il succombe à la morve aiguë. Un poulain qui reçoit, pendant quatre semaines, 8 décigrammes dé malléine sèche tous les cinq ou sept jours ne résiste pas à l’inoculation d’épreuve.
D’après Semmer (1), les chevaux traités par des injections de malléine à doses croissantes (jusqu'à 100 centimètres cubes) acquièrent l'immunité. Celle-ci est conférée après 4 à 9 mois, alors qu’on a injecté environ 900 centimètres cubes de malléine. (?)
III. SÉROTHÉRAPIE. — L'immunité du bœuf à l'égard de la morve a donné l'idée d'éprouver l’action de son sérum sur les organismes susceptibles. Malzeff (1891) dit avoir conféré à trois poulains, par l'injection de 250 centimètres cubes de sang défibriné, une immunité leur permettant de résister à une inoculation sous-cutanée virulente. Chenot et Picq (1892) croient obtenir par le même mode la guérison des cobayes inoculés avec un virus exalté par des passages successifs. D'après Bonome, « le sérum de bœuf filtré après avoir subi un contact prolongé avec le bacille morveux a acquis un plus grand pouvoir destructeur à l'égard du virus; il jouit de propriétés curatives contre la morve de certains animaux, comme le cobaye ». Dupuy et Thiry rapportent un cas de guérison de la morve chez l’homme après emploi du sérum de bœuf.
Toutes les tentatives que nous avons faites dans cette direction ont échoué. Le sérum de bœuf et de chèvre nous a paru sans action. Deux vaches, dont l’une avait reçu en cinq mois près de 500 centimètres cubes de malléine brute, et l’autre des injections répétées de bacilles morveux tués par la chaleur, ont donné des sérums dépourvus de toute action curative ou préventive à l'égard de la morve du cobaye.
Traitement.
La question du traitement de la morve n'offre plus seulement un intérêt théorique, les lois sanitaires de certains pays limitant l'obligation de l’abatage à une partie seulement des animaux atteints. De nombreuses recherches ont été entreprises sur ce sujet et des résultats importants sont acquis déjà. Peut-être les progrès considérables réalisés dans le diagnostic de la maladie permettront-ils un jour d’autoriser en quelques cas le traitement des animaux « cliniquement » morveux.
Un premier point est hors de doute : la morve peut guérir sous
(1) SeMMER. Tuberceulin und Mallein. OEsterr. Monatsschr. für Thierheilk., 1898, p- 283.
2 As eu rh a Re a
l'influence d’un traitement approprié. Parmi les médications conseillées, les injections intra-trachéales de la solution iodo-iodurée, suivant la méthode de Levi, ont été surtout expérimentées (1). La solution employée est la suivante :
lode.: MEN RENE SRE SM SUR 1 gr. 5.
lodure”de DOS On NP RER RER T — ED dis UE M RE PME LE TI MERE TOURS
> à 50 grammes par jour de la solulion.
Parmi les résultats favorables obtenus, ceux de Neiman (2) sont très probants; des chevaux affectés de morve nasale et pulmonaire, affirmée par l'examen bactériologique el par l'inoculation, sont guéris après un traitement d’un mois en moyenne. Seize chevaux ne présentent aucun symptôme suspect, pendant une surveillance d’une ou deux années.
D’autres médications paraissent donner des résultats avantageux; on a conseillé l’acide phénique et l'acide thymique (Brusasco), l'acide phénique associé aux applications mercurielles (Sokoloff), l'huile créosotée en injections sous-cutanées et les lavages des naseaux avec le chlorure de zinc (Cl. Nourry et Michel).
La malléine exerce une action curative sur certaines formes de l'infection récente. Helman obtient la guérison d’un cheval morveux et sa complète immunisation. Semmer et Itzkovitch constatent la guérison d’une morve expérimentale chez un poulain. Pilavios, Bonome et Vivaldi, Johne, Schindelka,.…. observent la cicatrisation de lésions morveuses ou la guérison complète, sous l'influence d’inoculations répétées de malléine (3).
Il est certain, d'autre part, que nombre d'animaux guérissent « par les seules forces de la nature », grâce à des conditions hygiéniques favorables. L'entretien des animaux à l'air libre, recommandé par les anciens praticiens, exerce une action très marquée.
Toutes les causes capables d'augmenter la résistance de l’organisme ont une influence réelle et l’ancienne étiologie de la morve,
(1) L’iode métallique est recommandé, dès 1850, par les vétérinaires hollandais. Hengeveld (1853) obtient, en 3 à 4 semaines, la cicatrisation des ulcères et la diminution de la glande; il recommande de prolonger la médication longtemps après la guérison apparente. Steygerwald (1857) signale des résultats analogues.
Verzameling van Veeartsenijkunde Bijdragen. Leyde, 1855 et 1857.
(2) NEIMAN. Au sujet du traitement de la morve. Bulletin de la Société centr. de médecine vétérin., 1890, p. 493.
(3) LECLAINCHE. Notes sur la malléine. Revue vétérin., 1894, p. 289. (Revue avec bibliogr.)
dont la réaction contagionniste avait fait table rase, reprend l'importance relative qui lui revient en réalité (1).
Prophylaxie.
La morve est entretenue chez les solipèdes ; c’est chez eux qu'elle doit être systématiquement combattue. Les connaissances acquises sur les modes de l'infection et sur le diagnostic des diverses formes permettent de formuler des règles prophylactiques d’une efficacité certaine.
L’abatage immédiat des malades constitue la base indiscutée de l'intervention sanitaire; toute la prophylaxie consiste, d’une part à découvrir tous les animaux atteints, de l’autre à enrayer la diffusion de la maladie dans les milieux infectés ou en dehors de ceux-ci.
I. La découverte des morveux est facililée par diverses circonstances; les visites opérées par les commissions militaires pour le recensement des chevaux permettent de vérifier l’état de nombreux animaux: le contrôle exercé dans les abattoirs hippophagiques (2) en fait découvrir aussi un certain nombre; une surveillance effective des foires et marchés et des clos d’équarrissage dénoncerait nombre de foyers ignorés. La constatation d’un cas de morve nécessite une enquête complète, permettant d'établir les origines de l’animal et de retrouver ses traces depuis le moment du début probable de la maladie.
Une surveillance constante doit être exercée sur certaines catégories d'animaux. Les chevaux des loueurs, des voyageurs de commerce, des marchands ambulants, des forains, des bateliers,… devraient être astreints à de fréquentes visites sanitaires, attestées par la délivrance d’un certificat de santé valable pour un délai déterminé. | |
La suspicion de morve est légitimée par l’origine des animaux ou par quelque signe douteux. Doivent être considérés comme suspects : 1° tout animal qui a cohabité avec un morveux ou qui a séjourné dans un milieu infecté; 2° tout animal qui présente un symptôme pouvant être rapporté à la morve.
L'utilisation de la malléine permet d'appliquer aux suspects un
(1) Prieur. De la morve chez l'homme et chez le cheval, Thèse de Paris, 1898, p. 96.
(2) La surveillance des abattoirs donnera des résultats complets alors seulement que les bouchers seront astreints à tenir un registre exact de l’origine des chevaux achetés; à l'heure actuelle, ils allèguent presque toujours leur ignorance à cet égard et on découvre rarement les vendeurs.
régime tel qu’ils cessent de constituer un danger. Les animaux qui présentent, avec un signe clinique de morve, une réaction complète sont aussitôt abattus; ceux qui présentent une réaction incomplète sont isolés et soumis à une nouvelle épreuve après un mois; le propriétaire n’en peut disposer que si, à deux épreuves successives, ils ont cessé de réagir; enfin les sujets qui ne manifestent aucune réaction sont considérés comme sains. L’abatage des animaux simplement suspects, admis dans presque toutes les législations étrangères, a pour corollaire inévitable lindemnisation, celle-ci étant égale à la valeur de l'animal si le: diagnostic n’est pas confirmé par l’autopsie.
IT. Dans un milieu infecté, tous les chevaux doivent être soumis à la malléine; ceux qui manifestent la réaction complète sont déclarés suspects, rigoureusement séparés des animaux sains et soumis à la surveillance sanitaire; l’abatage immédiat n’est obligatoire que pour ceux qui présentent, avec la réaction, l’un quelconque des signes cliniques de la morve (glande, jetage, engorgement d’un membre, lymphangite suppurée, sarcocèle, etc...); quant aux autres, le propriétaire peut les conserver, et même les utiliser, tant qu'ils ne présentent aucun symptôme; mais ils doivent être soumis tous les deux mois à l'épreuve de la malléine; ceux qui cessent de réagir à deux épreuves successives sont remis dans le rang et rendus à la libre disposition de leur propriétaire.
Cette procédure, actuellement appliquée en France (1), a l’avantage de limiter, autant qu'il est possible, les sacrifices imposés aux propriétaires; elle permet de conserver une proportion notable des contaminés, porteurs, au moment de la première épreuve, de lésions pulmonaires discrètes. L'expérience des dernières années établit que la plupart d’entre eux, soustraits par l’isolement à toute contamination nouvelle, guérissent la plupart du temps et qu'il serait excessif d’en imposer l’abatage.
En quelques circonstances, il est de l'intérêt du propriétaire de livrer à l’équarrisseur tous les animaux qui réagissent à la première épreuve; il s'affranchit ainsi d’un seul coup de tout danger de réinfection des animaux reconnus sains et des préoccupations de
(1) Le régime sanitaire applicable aux suspects et l’utilisation de la malléine sont réglés, en France, par une « Instruction » en date du 14 septembre 1894 (V. Législation).
En ce qui concerne les chevaux de l’armée, les mesures à prendre sont réglées
par une Instruction du 20 septembre 1895 (Bulletin cfficiel du ministère de la guerre, n° 40, p. 167).
toutes sortes qu'entraine l'obligation d’un isolement rigoureux. dans des écuries distinctes et éloignées, nécessitant un personnel et un matériel spéciaux à chacune d'elles.
L'emploi systématique de la malléine a donné en ces dernières années des résultats considérables. Non seulement nombre de foyers ont été découverts et éteints, mais la morve a été chassée d’exploitations importantes, dans lesquelles elle sévissait en permanence, en dépit de tous les efforts (1). En 1899, la méthode est utilisée à Paris sur la cavalerie de la Compagnie de voitures « l'Urbaine »; sur un total de 4348 chevaux, présentant tous les signes de la santé, 562 sont dénoncés comme morveux et trouvés infectés à l’autopsie. En 1895-96, la « Compagnie générale des voitures de Paris » décide de se libérer de la morve qui décime ses effectifs. 10 251 chevaux sont soumis à l'épreuve; 2037 (20 p. 100) présentent la réaction caractéristique; de juillet 1895 à juin 1897, 687 deviennent cliniquement morveux et sont abattus, tandis que 558 cessent de réagir à la malléine et rentrent dans le rang. A Budapest, plusieurs cas de morve sont constatés, pendant l'hiver de 1894-95, dans les écuries du service des postes; sur un effectif de 317 chevaux soumis à la malléine, 250 réagissent et sont trouvés morveux à l’autopsie. Le résultat est tel que l'épreuve est ordonnée pour tous les chevaux de la ville; du 29 avril au 4 juillet 1895, 19548 chevaux sont malléinés ; 82 animaux, répartis dans 40 écuries, sont dénoncés et abattus.
Ces exemples pourraient être multipliés: des centaines d’observations démontrent jusqu à l’évidence les éminents services rendus par la malléine pour l'assainissement des milieux infectés.
III. La désinfection des locaux contaminés est indispensable; elle est assurée par un nettoyage complet, suivi de lavages à l’eau bouillante et d’une irrigation avec la solution acide de sublimé à 1 pour 1000. Il est bon de compléter ces opérations par le dégagement d'acide sulfureux en milieu clos; cette mesure est surtout indiquée quand les parois des habitations se prêtent mal à l’action des désinfectants liquides. Il serait à désirer que les écuries d’auberges fussent soumises à une désinfection périodique, notamment au lendemain des foires et marchés tenus dans la localité.
La malléine permet enfin d'éviter sûrement la réimportation de la morve dans une exploitation libérée. L'épreuve des sujets intro-
(1) ALExANDRE. Rapport sur les maladies contagieuses dans le département de la Seine. Paris, 1893. — Nocarp. Prophylaæie de la morve. Recueil de méd. vétér., 1897, p. 673. — Kurrz. Épidémie de morve à Budapest (en hongrois). Veterinarius, 1896.
RE ASE 2e PS AE A NN SE a ne +5 OU ge de ie pre ft + , 5% < M. | PETER gen. ACT dan Cr à Let 2 £ rue x