Actinomycose chez le mouton
L'infection est rare. Hammond signale un cas d’actinomycose de la langue. Grips, de Stettin, trouve toute la moitié antérieure d’un lobe pulmonaire transformée en une tumeur fibreuse ; l'examen histologique montre dés touffes d’actinomyces, entourées de cellules rondes et épithélioïdes. Berg (2) rapporte deux cas d’actinomycose de la langue; les symptômes sont identiques à ceux de la « langue de bois » du bœuf; l’un des malades présente de petits abcès dans le maxillaire inférieur. Dans une autre observation, il existe de petites tumeurs de la lèvre et de la mâchoire inférieures.
L'actinomycose musculaire est observée dans les abattoirs de Berlin
et de Copenhague (?).
JIMSSRLESTONE:
a) Bœuf. — Les lésions sont presque toujours localisées; la fré-
quence relative des diverses déterminations varie suivant les pays. En France, les tumeurs du maxillaire sont nettement prédominantes; l’actinomycose de la langue est rare et les autres formes sont à peine signalées.
En Bavière, E. Claus donne les proportions suivantes :
die sogen. Aktinomykosis musculorum suis. Zeitschrift für Fleisch- und Milchhyg., t. X, 1899, p. 181.
(1) Hamorr. L’actinomycose mammaire du porc. Annales de méd. vétérin., 1898, p. 251. . (2) BerG. Aktinomykose hos Faar. Maanedsskrift for Dyrlæger, t. X, 1898, p. 1.
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EMACTOITES PME ARTE à S1"p 100 Poumon PERRET 2 p. 100 ÉTAT, UC PETER 2 — Intéstin ste eRRee 2 — BOAT Ra PRÉ ES OS. RE PES AAC NES 3 — Larynx et trachée. | «'. . . 6 —
La statistique de Mitteldorf (3621 cas) fournit des indications peu différentes :
HÉAEMEREDIT ne 10. 15.5 p. 100 | AUGOITON AR ERP TE 0.77 p. 100 RÉangue. Sem". 1, 2900 Mamele te RAREMENT 0.05 —
À Moscou, Mari constate que les lésions siègent presque toujours à la tête (99,7 p. 100); les localisations les plus ordinaires portent
sur les lèvres (76,6 p. 100), les ganglions (15 p. 100) et la langue. Aux Etats-Unis, une statistique de Barth, portant sur 660 cas,
accuse une prédominance des accidents maxillaires et thoraciques. Les naseaux et les cavités nasales sont assez souvent atteints.
Une statistique de Zuill, portant sur 105 cas, indique la répartition suivante :
UP RM .01:p.100 | Larynx et irachéee 2e 076 p.; 100 LR CE UNE QE PSE 29 — I. MaxizLaIREes. — Les altérations débutent au niveau des
alvéoles molaires ou en un point quelconque de la surface osseuse. Dans le premier cas, les parois des alvéoles sont ramollies, transformées en une masse bourgeonnante, d'apparence ulcéreuse (Ponfick... Coculet) etla suppuration gagne les parties profondes. Lors d'évolution primitive des lésions dans les parties superficielles, l’envahissement est précédé par une tumeur cutanée, constituée par un tissu inflammatoire riche en vaisseaux et parsemé de grains jaunes d’actinomyces; les altérations progressent et envahissent le maxillaire, en même temps que des foyers de suppuration s’ouvrent à l'extérieur.
La présence du parasite dans le tissu osseux provoque une ostéite purulente, suivie d’une néoformation réactive dans le voisinage. Sur une coupe, l'os se montre creusé de cavités multiples, communiquant entre elles et avec l'extérieur par un système de trajets fistuleux, tapissés et remplis en partie par des bourgeons
‘charnus friables, ulcérés en divers points et recouverts d’une
couche épaisse de pus. Les cloisons intermédiaires sont formées par du tissu lardacé, pénétré de stalactites osseuses (ostéosarcome). Le pus qui remplit les foyers renferme en abondance des granulations jaune soufre, formées par des masses conglomérées d’actino-
hi 1514.PeS ACTINOMYCOSE.
myces. Débarrassé des parties molles par la macération, l'os est gonflé, creusé d'un réseau de cavités irrégulières et séparées par de minces ta osseuses qui lui donnent l'apparence spots gieuse (ostéoporose, spina-ventosa). |
IT. LanGuE. — Au début, l’actinomyces est rencontré, sous une forme filamenteuse, dans le tissu sous-muqueux infiltré de cellules
migratrices. À une période plus avancée, des formes en massue
sont incluses au sein de véritables tubercules, avec foyer central de dégénérescence, celiules géantes et ceinture épithélioïde. Les parties voisines sont infiltrées et le tissu conjonctif est épaissi.
Les lésions sont plus étendues lors d’actinomycose ancienne. La langue volumineuse, dure, est envahie par des nodules caséeux, du volume d’un grain de chènevis à celui d’une noisette ou d’une noix. Les tumeurs font un peu saillie à la surface de l'organe: elles ont une coloration blanchâtre et une consistance ferme; la muqueuse est ulcérée à leur niveau; en les malaxant, on fait
sourdre une matière caséeuse mélangée à de petits grains jaune «
pâle d'actinomyces. Le tissu conjonctif interstitiel est hypertrophié et induré (glossite interstitielle). Les fibres musculaires, atrophiées par compression, ont une teinte jaunâtre et lavée.
III. Le développement primitif dans les {équments détermine une inflammation subaiguë du derme et du tissu conjonctif sous-cutané. - La région, œdématiée au début, est bientôt envahie par un tissu de formation nouvelle, étendu en plaques irrégulières ou localisé en une tumeur entourée d’une coque fibreuse isolante. On trouve sur la coupe des foyers d’actinomyces, entourés de quelques cellules géantes et de cellules épithélioïdes. Les lésions envahissent les os sous-jacents, le tissu intermusculaire et les ganglions; en même temps, des foyers de suppuration s’établissent dans le tissu inflammatoire et des abcès s'ouvrent au dehors ou se réunissent entre eux.
Les ganglions lymphatiques renferment des tumeurs fibreuses arrondies, de la grosseur d’un pois à celle d’un œuf, ou de petits abcès remplis
d’un pus caséeux, jaunâtre, montrant les grains d’actinomyces. À une.
période plus avancée, tout l'organe est transformé en une masse fibreuse, bosselée, creusée de foyers purulents. En quelques cas, les abcès s’ouvrent et des trajets fistuleux persistent.
Des lésions miliaires sont aussi décrites (1) dans les ganglions rétropharyngiens. Le ganglion, hypertrophié et induré, est parsemé de granulations de la grosseur d’un grain de mil ou de chènevis, luisantes, dures, isolées ou confluentes; plus tard les foyers voisins se réunissent
(1) KowaLewski et SwIArTosLAwskI. Sur la forme miliaire de l'actinomycose des ganglions chez les bovidés. Journal de médecine vétérin., 1900, p. 537.