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ACTU

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LÉSIONS. At 353

en nodules remplis de pus, limités par une coque fibreuse blanche. On trouve aussi de petites tumeurs molles, ayant jusqu'au diamètre d’un pois, jaunes ou jaune rougeâtre, homogènes et ressemblant aux lésions tuberculeuses aiguës.

Les actinomycomes du pharynæ et du larynx sont des tumeurs tantôt molles, spongieuses et formées de tissu aréolaire, tantôt dures et fibreuses (Johne, Bang). Dans un cas d’actinomycose de l’æsophage, rapporté par Bollinger, il existe dans la muqueuse une centaine de petites tumeurs aplaties, de 1 à 4 millimètres de diamètre, recouvertes par l’'épithélium et réunies en amas. |

Les lésions du poumon rappellent celles de la tuberculose. On trouve une multitude de foyers miliaires confluents, occupant une partie ou la presque totalité du poumon ou des tumeurs volumineuses, irrégulièrement disséminées. Le tissu interlobulaire est infiltré à la périphérie des foyers et l’aspect de la coupe rappelle celui des foyers de péripneumonie chronique.

Sur le péritoine et sur la plèvre, les actinomycomes forment de petites masses arrondies, du volume d’une lentille à celui d’une noisette, disséminées ou réunies en plaques et analogues aux granulations tuberculeuses. |

Les tumeurs du foie comprennent une coque conjonctive épaisse el une masse centrale ramollie (1); l’organe peut acquérir un volume considérable (106 livres; Willach).

Le testicule est transformé en une masse fibreuse, dure, gris blanc, creusée de foyers purulents de la grosseur d’un pois ou d’une noisette (une observation de Gürig).

Ernst (2) trouve la vessie remplie par une tumeur dure, du volume du poing, développée dans la paroi. La muqueuse est soulevée à son niveau par des végétations polypeuses. La coupe de l’actinomycome montre un tissu spongieux, jaune brun, creusé de logettes renfermant un pus laiteux. L'auteur croit à une infection par l’ouraque, pendant les premiers temps de la vie.

L’actinomycose de la mamelle se présente, en général, sous la forme de nodules du volume d’une fève à celui d’un œuf de poule, entourés d’une zone fibreuse et contenant des foyers purulents à leur centre. Dans trois observations recueillies par Jensen, le tissu paraît simplement hypertrophié à première vue; de petits nodules rosés, purulents à leur centre, sont disséminés en quantité innombrable dans toute la masse.

b) Porc. — Les diverses localisations reproduisent exactement ce que

l’on observe chez le bœuf.

(1) SaAnxreLIcE. Beiträge zur KennitnisS der Actinomykose der Leber bei den Rindern,

Archiv für Thierheilk., t. XXII, 1896, p. 153 (avec 2 planches). (2) ErxsT. Primäres Aklinomykom der Harnblase des Rindes. Monatshefte für

Thierheïilkunde, t. XI, 1900, p. 562.

Nocarp et LECLAINCHE. — 5° éd. — IT. 93

3) ACTINOMYCOSE.

Dans une observation de Greffier, les reins sont parsemés de tumeurs du volume d’une moix, développées dans la couche corticale. Sur la coupe, le tissu estigranuleux, blanchâtre, un peu ramolli par places; le parenchyme voisin reste sain. Le tissu néoformé est parsemé d’amas cellulaires représentant exactement le follicule de Kôster, entourés par une zone de cellules fusiformes.

Sur le péritoine (Greffier), les tumeurs, arrondies, résistantes ou obscu-

rément fluctuantes, comprennent une coque indurée, épaisse, limitant

un tissu homogène, mou, grisâtre, piqueté d’actinomyces.

Dans les #amelles, des nodules arrondis sont formés d'une épaisse coque fibreuse emprisonnant une substance molle, jaunâtre, caséeuse ou purulente. |

IIL,. —" DraGNosric.

a) Bœuî. — L'actinomycose provoque dans tous les tissus une néoformation fibreuse et des foyers multiples de suppuration. La

tendance à l’abcédation et à l’ulcération est commune à presque «

toutes les localisations; le pus renferme en général des grains jaune soufre, formés par des conglomérats d'actinomyces.

La répartition des lésions constitue déjà une indication diagnostique; cependant la plupart des localisations sont retrouvées dans la tuberculose et dans l’actino-bacillose; seule, la tumeur des mâ- .choires est à peu près spéciale à l'actinomycose.

La tuberculose est surtout différenciée par la tendance à la calcification des foyers et par l'extension constante des lésions aux ganglions correspondants. L'actino-bacillose envahit de préférence la peau et les ganglions; les grains jaunes du pus font défaut; l'examen bactériologique révèle les actino-bacilles. (V. ACTINO-BAGILLOSE) (1).

Les tumeurs du maxillaire sont dues presque toujours à lactinomycose. La présence de foyers ramollis ou, à une période plus

avancée, de fistules multiples, l’écoulement d’un pus sanieux, mêlé «

de petits grains jaune soufre, d'apparence calcaire, constituent des

signes évidents.

Au début seulement, et lors d'envahissement au niveau des gencives, l’actinomycose pourrait être confondue avec la carie dentaire. L'examen

(1) 11 est probable qu'il existe, outre l’actino-bacillose différenciée par Lignières et Spitz, d'autres pseudo-actinomycoses chez les animaux. Certaines des observations rapportées à l’actinomycose sont très suspectes et l'étude des parasites est presque toujours incomplète.

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microscopique du pus donne une certitude absolue. L'actino-bacillose du maxillaire est exceptionnelle; elle coexiste sur le même animal, ou tout au moins dans le même milieu, avec des formes caractéristiques.

L’actinomycose de la langue est reconnue sans difficulté. Le ptyalisme, au début, puis les troubles fonctionnels et la tuméfaction limitent le diagnostic différentiel. L'efficacité de la médication iodurée apporte une confirmation indirecte.

Dans la {uberculose, les tumeurs sont mieux délimitées et les ganglions voisins sont altérés. Des ulcères, recouverts d’un enduit pultacé terreux, persistent au niveau des foyers superficiels. (V. TuBercuLose; Symptômes.) L'achino-bacillose est exprimée par des signes équivoques; la localisation est d’ailleurs exceptionnelle.

Il existe, en outre, des glossites interstitielles indépendantes de l’actinomycose et des infections précédentes; ces formes paraissent assez fréquentes en cerlaines régions ; leur étude est très incomplète (1).

Les actinomycomes du cou sont caractérisés par des foyers multiples de suppuration au sein de tissus indurés; la persistance et les tendances envahissantes des lésions mettent sur la voie du diagnostic.

L’actino-bacillose coexiste toujours avec des lésions ganglionnaires; le pus ne renferme pas de grains jaunes.

Les tumeurs du pharynx, traduites d’abord par les troubles de la déglutition, sont reconnues par l'exploration buccale et par l’examen direct, après arrachement de quelques fragments (Meyer). Les localisations profondes (parois du pharynx, ganglions rétropharyngiens, œsophage) sont soupçonnées d’après les troubles fonctionnels, s’il existe d’autres localisations apparentes.

Les polypes du pharynx provoquent les mêmes accidents que les actinomycomes ; ils seront reconnus par l'examen direct, après arrachement, ou par le résultat négatif de la médication iodurée.

(1) A diverses reprises, on signale l'absence de l’actinomyces au sein de lésions cliniquement actinomycosiques; Pflug, puis Imminger, décrivent des « langues de bois » indépendantes de J’actinomycose et de la tuberculose. Imminger revient avec insistance sur cette question à propos du traitement par l’iodure de potassium, qui échoue contre ces formes. On a ainsi la preuve qu'il ne s’agit point de l’actino-bacillose, passible de la médiçation iodurée.

PrLuc. Die nicht actinomykotische Holzzunge des Rindes. Deutsche Zeitschrift für Thiermed., t. XVII, 1891, p. 101. — ImmiNGER. Einiges über die sogenannte Holzzunge

. des Rindes. Thierärztl. Centralblatt, 189%, p. 321 et 358. Monatshefte für Thicrheilk.,

t. él 1899, p. 129.

-pées permet le diagnostic.

perd en grande partie ses propriétés infectantes par son passage

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