L24 MÉNINGITE CÉRÉBRO-SPINALE DU CHEVAL
la maladie est constatée dans certains comtés seulement et dans les
mêmes localités. La gravité des enzooties varie d’une année à l’autre et
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des poussées sont observées à des intervalles irréguliers. En Saxe, la méningite sévit gravement en 1880, de 1885 à 1886, de 1890 à 1895, en 1895 et en 1896. |
L'influence des saisons est assez nette; la méningite est surtout fréquente au printemps; les plus hauts chiffres sont fournis par les mois de mars, avril et mai; le nombre des malades diminue peu à peu pendant l'été et l'automne, pour tomber au taux le plus bas pendant les mois d'hiver. Les autres influences étiologiques sont peu évidentes; on incrimine le séjour dans des écuries humides, mal aérées et malpropres, l'alimentation avec le sainfoin ou le seigle, la consommation de fourrages moisis ou vasés, l’eau de certaines fontaines...
Tout ce que l’on sait tend à montrer que la méningile procède d’une
infection directe par des agents saprophytes, répandus dans les milieux ambiants. Les germes sont recueillis directement à la surface des sols ou apportés avec les eaux, les fourrages et les litières. Les modes de la pénétration dans les organismes et de l’envahissement des centres nerveux sont indéterminés jusqu'ici. |
La maladie est difficilement obtenue par l’inoculation des cultures. Siedamgrotzky et Schlegel produisent une méningite violente chez le cheval par une injection dans la dure-mère; les coccus sont retrouvés à l’état de pureté dans les exsudats (?). L’injection intra-veineuse provoque chez un cheval de l’immobihité; chez un autre, on constate quelques troubles cérébraux et les microbes sont présents dans le liquide céphalorachidien. Le lapin et la souris restent indifférents aux divers modes de l'inoculation.
D'après Johne, le cobaye est tué en trente-six heures par l’inoculation
du diplocoque dans le péritoine; les microbes sont retrouvés dans
l’'exsudat péritonéal, dans la rateet dans le sang. L'injection à la chèvre, dans les méninges de la région lombaire, d’une culture obtenue avec le transsudat péritonéal d’un cobaye, entraîne de la paralysie et tue en trente-six heures, avec des lésions de méningite spinale fibrino-purulente, à caractère hémorragique (?); une seconde chèvre, inoculée dans les méninges cervicales, présente les troubles typiques et les lésions de la
méningite cérébro-spinale; les exsudats renferment en grand nombre
les diplocoques, libres ou inclus dans les cellules. L’inoculation d’une culture au cheval, sous la dure-mère de la région de la nuque, provoque chez un premier animal une évolution typique de la maladie; tous les accidents sont encore marqués vers le septième jour et il existe une fièvre intense ; ils diminuent ensuite d'intensité et le malade survit. Chez un second cheval, le liquide injecté reflue par la canule et l’on produit seulement de la fièvre et un état de dépression nerveuse qui persistent
pendant 5 à 4 jours. L’inoculation intra-veineuse ne détermine qu’une fièvre passagère.
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