TRAITEMENT. — PROPHYLAXIE. L
Ostertag n’observe aucun accident chez le cobaye; il pense que Johne a inoculé des produits souillés par les streptocoques du pus, présents dans le liquide céphalo-rachidien chez les animaux morts après un décubitus prolongé. L'injection d’une culture pure sous la dure-mère reproduit chez le cheval la maladie naturelle et tue dans tous les cas. Ostertag et Profé ont obtenu encore l’évolution par des injections intra-veineuses, répétées à de courts intervalles. Tous les autres procédés de l’inoculation sont inefficaces. La transmission à la chèvre et au mouton est réalisable; mais la réceptivité est inconstante. Le bœuf, le RTE) le cobaye et la souris sont réfractaires.
Le microbe exerce une action spéciale sur la circulation locale et sur les centres nerveux. Johne et Ostertag insistent sur ce point que l’on constate exclusivement de l’intoxication des tissus, sans réaction inflammatoire. On peut supposer que les troubles circulatoires sont suivis
d'une imprégnation directe des cellules nerveuses par les toxines sécrétées.
Traitement. — Prophylaxie.
Les nombreuses médications employées donnent des résultats douteux ou nuls. Les révulsifs sont généralement conseillés; on recommande aussi les applications froides (irrigation, sachets glacés) sur le crâne et sur la nuque. Le chloral, le bromure et l’iodure de potassium, la belladone, le calomel, les injections sous-cutanées de chlorhydrate de morphine, la pilocarpine, la strychnine,… les injections intra-veineuses de chlorure de baryum... ont été utilisés sans avantages évidents. Les laxatifs, les diurétiques, les lavements froids, sont indiqués dans tous les cas. Les accidents récents seraient traités avec avantage par l'emploi prolongé du calomel à petites doses (2 gr. par jour), associé aux injections sous-cutanées d'essence de térébenthine.
Les indications prophylactiques comportent le nettoyage et l’aération des écuries. Les sols en terre sont « refaits » ou remplacés par un béton à la chaux. Les eaux des mares, les fourrages vasés sont proscrits de l'alimentation. L’évacuation des locaux et le séjour des animaux en plein air seraient indiqués si plusieurs cas étaient observés dans un même milieu.
Législation. — En Saxe, il est accordé pour les animaux morts une indemnité des quatre cinquièmes de la valeur (maximum 790 francs). Assurance obligatoire (Loi du 12 mai 1900).
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