‹ Les maladies microbiennes des animauxChapitre 73 sur 107 · AT · texte numérisé non relu

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khO RAGE.

Les signes sont les mêmes chez la chèvre; chez le bouc, le sens génésique, déjà très développé chez l'animal sain, est soumis à une surexcitation extrême.

La rage a été étudiée chez le daim dans les récentes épizooties anglaises (1). « Au début de la maladie, les animaux portent la tête en arrière, sur les épaules, le museau en l’air; ils ont des tressaillements subits et partent au galop, droit devant eux. Bientôt ils s’élançent contre leurs compagnons, se jetant tête baissée sur les poteaux, les arbres, avec tant de violence qu'ils brisent leurs cornes et s’arrachent des lambeaux de peau. De timides qu'ils sont d’ordinaire, ils deviennent agressifs et mettent le désordre dans le troupeau. On voit des faons poursuivre audacieusement et mordre de vieux daims. Séparés et enfermés dans un endroit clos, ils se précipitent sur les objets et sur les personnes.

« Après quelques jours, les animaux meurent, dans une crise ou à la suite de la paralysie envahissante. »

> — Rage du porc.

Dès le début, l’animal inquiet, grogne, s’agite, flaire et retourne sa litière en tous sens; un prurit violent le porte à mordre ou à déchirer la cicatrice de la plaie d’inoculation. La voix est altérée, rauque et plaintive. Le malade déglutit le fumier et les corps étrangers. Le bruit, la lumière, les attouchements provoquent des mouvements désordonnés et des cris. Les boissons sont recherchées, mais la déglutition est de plus en plus difficile.

Des accès de fureur se produisent à certains moments; le porc se précipite en avant comme pour attaquer un ennemi; il mord les auges ou les corps qui l’environnent et cherche à atteindre les personnés ou les animaux.

La paralysie s'établit et la mort arrive deux à quatre jours après le début des accidents.

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