ÉTABLES EPROUVEÉES NOMBRE NOMBRE
— me : POUR- ANNÉES [ Pour la |des animaux des Au total 4e fois éprouvés | tuberculeux.
Avril 1895 à juin 1894. . . 927 921 8 401 3 562 40.» Juin 1894 à octobre 1895 . 1875 1645 44 902 17505 . 38.5 Octobre 1895 à mai 1896. 950 749 20 791 6 622 34.9. Mai 1896 à juin 1897 . . À 7516 ( 9012 84 897 21 668 25.5 Juin 1897 à mai 1898 . . . { 2165 65 788 15 642 23.8 Mai 1898 à janvier 1899. . 1454 GLS 99 539 4725 21.7 Janvier 1899 à janvier 1900. 1293 | D45 59 568 6 759 20.1
En Norvège, la tuberculination est facultative. Elle est pratiquée aux frais de l'État, à cette condition que les animaux soient soumis aux mesures sanitaires prescrites. Le tableau suivant (2) indique l’étendue des opérations. ;
RTE ÉTABLES | ÉTABLES | POURCEN- DER MEME POURCEN- PES éprouvées.|infectées.| TAGE age UT des TAGE J éprouvés. |luberculeux.
1895 et 1896 . . . .| 2195 919 26.41 30 787 2588 8.4 (OT MOMENT TV 2156 y 4 27 241795 2056 8.3 APS UN RER ut 4 465 991 22.6 14740 725 4.9 LR RM Ta dr 1337 274 20.5 11919 678 5.1
1 CRE er 2 072 368 17.8 15513 119 5 Totaux etmoyennes.| 9205 2123 23.1 97 714 6 826 6.9
(4) La Chambre d'agriculture du Schleswig-Holstein, le gouvernement canadien et le Conseil de santé de New-York ont publié des brochures semblables.
(2) Beretning om Veterinærwæsenet i Norge for 1899. Broch., Kristiania, 1901, p'. 15.
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132 TUBERCUPOSE.
On ne saurait attribuer à ces chiffres une signification absolue ; toutefois il semble que, comme en Danemark, la tuberculose tende à
diminuer.
La même HAE est appliquée.dans la Pensylvanie. De 1895 à 1899,
7 135 troupeaux, comprenant 82 201 têtes, sont soumis à la tuberculine ; 24,6 pour 100 des étables sont infectées et 6,93 pour 100 des animaux réagissent. Dans l'Illinois, la tuberculine est employée sur la demande He propriétaires ; les malades sont sacrifiés dans un abattoir et utilisés si possible, mais il n’est pas accordé d’ indemnité.
L'action sanitaire doit être engagée suivant un plan nettement arrêté et avec une extrême prudence. Ilest évident qu’on ne saurait étendre l'obligation de l’abatage immédiat à tous les bovidés tuberculeux (1). hé de la Belgique montre avec quelles précautions il convient de s'engager dans cette voie (2). L'abatage des «cliniquement atteints » n’est pas indispensable en tous les cas: il devrait être limité aux tuberculoses « ouvertes », accompagnées d’excrélions (expectoralion et Jetage...) ou de sécrétions virulentes (mammites tuberculeuses). La mesure doit être complétée, de toute nécessité, par la séquestralion des contaminés, avec épreuve obliga-
toire par la tuberculine (3).
La prophylaxie libre apparaît donc comme seule possible, à
(1) On sait que cette obligation figure dans la loi française. En 1898, le Parlement a voté sans discussion l’abatage des bovidés tuberculeux, sans se douter qu’il décrétait la mort de 2 millions d'animaux. Ainsi qu’on pouvait le prévoir, ces prescriptions sont restées lettre morte. L'abatage n’est provoqué qu’en de rares occasions et la loi de 1898 n’a point modifié une situation d’ailleurs déplorable à tous égards.
(2) Zürn calculait que, pour l'Allemagne, l’abatage des malades coûterait a de 260 millions de francs,en admettant une indemnité de 62 francs par tête seulement.
En France, la même opération coùterait plus de 500 millions, en admettant une indemnité moyenne de 150 francs. Le plus simple bon sens indique d’ailleurs qu’une telle entreprise nécessite de longues années d'efforts et un grand pays devrait escompter une dépense annuelle de 100 millions pendant un temps indéfini.
« La guerre d’extermination contre la tuberculose, faite avec le merlin dans une main et l’argent dans l’autre, dit Malm, doit être renvoyée au règne des journaux et des utopies. »
En Angleterre, en Hongrie, en Hollande... les commissions officielles ont partout conclu dans le même sens : prophylaxie libre encouragée par l’État.
Zürx. Die Tuberculose der Hausthieren und deren Vorbeuge. Leipzig, 1895. — Mazm. La lutte contre la tuberculose en Norvège. Revue de la Tuberculose, 1898, p. 337. — DELÉPINE. Some of the economic aspects of the prevention of tuberculosis in cattle. The Veterinarian, t. LXXII, 1899, p. 455. — Voir aussi les Rapports et Comptes rendus au Congrès vétérinaire de Bade en 1899. |
(5) En l’état actuel de la législation française, et grâce à une négligence qui coûte à l'agriculture des millions chaque année, aucune mesure n’est applicable aux
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l'heure actuelle, en la plupart des nations. C'est à l'encourager par tous les moyens que tous les efforts doivent être consacrés. L'expérience montre que la persuasion seule est insuffisante ; la parole ou la brochure ne touchent qu'une certaine catégorie d’intéressés (1). La gratuité de l’épreuve ne suffirait point à décider les volontés hésitantes et, s’il est indispensable que l'État prenne à sa charge la totalité ou la plus grande partie des frais occasionnés, d’autres sacrifices sont nécessaires encore. Il faut que le propriétaire ait intérêt à provoquer l’action sanitaire. A la suite de l'épreuve, ceux des animaux qui réagissent devront être marqués et isolés pour être livrés à la boucherie dans un délai à déterminer. Pourquoi ne pas réserver à ces animaux le bénéfice d’une indemnisation partelle, basée sur la valeur commerciale de l’animal pour la boucherie et accordée dans tous les cas, qu'il y ait ou non saisie de la viande? Il est évident que l'assistance de l'État doit n'être accordée qu’une fois pour toutes et pour l'effectif existant au moment de l’intervention; le propriétaire peut éviter la réinfection de létable par l'épreuve des importés; on ne saurait l’encourager à entretenir la maladie (2).
La mise en œuvre d’un système de prévention libre n'implique point l’abandon des procédés indirects de coercition légitime. La loi française prohibe sévèrement la vente des animaux aiteints
contaminés et on ne peut leur imposer l'épreuve de la tuberculine. La seule mesure exigible est la désinfection qui, en l’espèce, n’a qu’une importance restreinte ou nulle.
Mac Fadyean a pris la peine de démontrer l’évidente impuissance de l'abatage limité aux cliniquement atteints.
Mac FaDpyEAN. The Stamping out of Tuberculosis. The Journal of comp. Pathol. and Therap., t. XII, 1899, p. 57.
(1) La prévention libre, par les soins des DORE est théoriquement possible, mais elle exige tant de discernement, de volonté et de sacrifices qu'il est chimérique d’en escompter les effets. Les résultats obtenus dans des pays de grande industrie laitière, comme le Danemark, ne sauraient être espérés ailleurs. Il faut prévoir au contraire l’inertie et l'hostilité du plus grand nombre.
Gensert a très bien mis en lumière ce qu’a de chimérique l'extinction rapide de la tuberculose par un emploi général de la tuberculine. Il est naïf d’escompter l'adhésion unanime des masses à la méthode et l’on doit s’attendre au contraire à de vives résistances.
GENSERT. Theorie und Praxis bei Bekämpfung der Tuberculose. Berliner thierärztl. Wochenschrift, 1898, p. 63.
(2) Nous ne pouvons qu’esquisser ici ces questions complexes. L’indemnisation à raison de la saisie, prévue par la loi française, est injuste et inopérante. Les maquignons vendeurs de bêtes étiques sont les seuls à en bénéficier. La dépréciation résulte du fait que l’animal est vendu comme tuberculeux et non d’une menace de saisie, improbable ou insignifiante pour les sujets sacrifiés prématurément par des éleveurs honnêtes.
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ou suspects de maladies contagieuses; mais, grâce à une série de dispositions incohérentes, la vente des bovidés tuberculeux ou, suspects reste inattaquable en fait dans l'immense majorité des cas. L’interdiction et l'annulation de la vente des animaux atteints, à quelque degré que ce soit, constitue une mesure essentielle et la préface obligatoire de toute intervention sanitaire (1).
Certaines catégories d'animaux seraient passibles de mesures spéciales ; les taureaux livrés à la monte publique, les reproducteurs concourant pour l’obtention des primes devraient être astreints à l'épreuve préalable par la tuberculine (2). L'accès des pâturages communaux et l'admission dans le troupeau commun peuvent être refusés aux contaminés. Une surveillance spéciale devrait être exercée sur les vaches utilisées pour la production du lait, les bêtes affectées de tuberculose mammaire devant être abatlues avec indemnisation (3). |
L'épreuve imposée aux frontières pour les animaux d'élevage
(1) En Danemark, en Suède, en Norvège, les propriétaires qui désirent assainir leurs étables aux frais de l’État doivent prendre certains engagements. Ces exigences sont ainsi formulées par le règlement norvégien de 1895 :
« L'examen devra embrasser toute l’étable et non pas seulement quelques animaux isolés.
« Les animaux atteints ou suspects devront être séparés des animaux sains, ou bien dans une étable particulière, ou bien au moyen d’une cloison élevée dans l’étable; on apportera aux animaux la nourriture dans des vases spéciaux et on évitera de laisser paître ensemble les animaux des deux groupes.
« L’étable devra être désinfectée.
« Les animaux atteints d’une tuberculose mammaire ou chez lesquels la maladie est fort avancée, avec amaigrissement ou avec phtisie pulmonaire, devront être
abattus le plus tôt possible et leur lait ne devra être vendu ou employé qu'après avoir été bouilli.
« Aucun animal atteint ou suspect ne devra être vendu que pour être abattu et la |
viande n’en sera mise en vente qu'après un examen par l'inspecteur vétérinaire, si cela est possible.
« Les veaux destinés à l’élevage devront être séquestrés et tuberculinés avant leur admission dans le groupe sain; le lait employé à leur nourriture devra provenir d'animaux sains. |
« Aucun animal acheté ne devra être placé dans le groupe sain, à moins qu’il ait été trouvé exempt de tuberculose par la tuberculine. »
(2) En Saxe, l’épreuve est imposée aux taureaux reproducteurs (Circulaire de 1899). Deutsche thierärzti. Wochenschrift, 1900, p. 43.
(3) En Suède, en Norvège, en Danemark, la loi prescrit l’'abatage dans les cas de tuberculose de la mamelle (V. Législation).
Consulter sur ce point : MAC FADYEAN. Veterinary napest ot of milch cows. The Journal of compar. Pathol. and Therap., t. XII, 1899, p. 165. — JORGENSEN. Samlet Oversigt over veterinære Kontrol ved « Kübenhavns-Mælkeforsining »…. Maanedsskrift for Dyrlæger, t. XI, 1899, p. 195. — Künnau. Gefahr, Erkennung und Bekämpfung der Eutertuberculose. Berliner thierärztl. Wochenschrift, 4900, p. 349.
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importés est tout à fait justifiée; elle est prescrite à l'heure actuelle par la plupart des Etats (1). |
Il n'y a point à se dissimuler que l'exécution de ce très simple programme comporte de grosses difficultés ; elle exigerait, avec la sollicitude d’un gouvernement éclairé, une organisation sanitaire sérieuse et un personnel instruit et discipliné. La tuberculose est une des plus tenaces parmi les contagions; une surveillance attentive et un effort soutenu sont nécessaires pour assainir l'étable avec certitude. Il est puéril d'entamer une attaque générale sans méthode et sans préparation.
Plus tard, sans doute, il sera possible d'engager une action décisive. L'inspection sanitaire étendue à tous les animaux de boucherie dénoncera par milliers les foyers de tuberculose. Parmi les bovidés exposés à la contagion, légitimement suspects par ce seul fait, la tuberculine libératrice permettra d'opérer la sélection des sujets sains, les autres étant marqués et immobilisés jusqu’à leur utilisation pour la boucherie. En ce qui concerne la France, le moment où cette intervention sera possible est bien éloigné encore; d’autres nations se chargeront d’ici là d’en préciser les règles et d'en démontrer les effets.
b) Porc. — La tuberculose procède presque toujours d’une ingestion de matières virulentes. La maladie est d'une fréquence extrême dans les pays de grande industrie laitière qui n’ont point recours à la pasteurisation des résidus. Le mélange des laits provenant de toutes les exploitations syndiquées entraîne la contamination er masse du résidu (lait de beurre) distribué aux éleveurs. Le chauffage du « lait de beurre » à 85-100° suffirait pour éviter linfec:tion (2).
(1) L'épreuve à la frontière a permis d'éviter pendant quelques années | limportation des malades; mais les intéressés ont bientôt utilisé l’immunisation contre la tuberculine procurée par des injections successives. A l'heure actuelle, la fraude est courante; on ne présente à la frontière que des animaux dont la réaction est épuisée. Les statistiques recueillies dans les stations allemandes de quarantaine qui reçoivent le bétail danois (Altona-Bahrenfeld, Tônning, Hvidding, Apenrade, Flensburg, Kiel et Lübeck) sont intéressantes à cet égard.
En 1897, on trouve, sur 68575 bovidés importés, 29,4 pour 100 de tuberculeux; le chiffre des importations ainsi enrayées tombe à 33476 en 1898 et à 24561 en 1899. En 1900, le chiffre des importations remonte à 39599 têtes et l’on ne trouve que 5,4 pour 100 d'animaux qui réagissent; par contre 53244 importés sans réaction, abattus dans les abattoirs surveillés, donnent 12,1 pour 100 de tuberculeux (!).
(2) « Si l’on veut que la tuberculose ne devienne bientôt chez les porcs une calamité aussi désastreuse que chez les bovidés, il faut imposer l'obligation de la pasteurisation des résidus de laiterie. »
Künnau. Die Tuberkulosetilgung durch Pasteurisierung der Milch. Centralzeitung für Veterinär- Angelegenh., 1897, p. 164.
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Déjà des mesures sanitaires sont imposées dans divers pays. En Danemark, la stérilisalion des laits fournis par les associations et collectivités laitières est ordonnée par la loi de 1898 (1). En Bavière, un ordre du 1°” août 1899 prescrit la destruction par le feu des résidus de centrifugation. Les effets de ces mesures sont immédiats; à Bromberg, Winter constate que le pourcentage de la tuberculose du porc tombe de 5,5 à 2,4 à la suite d’une ordonnance de police sur l’incinération des déchets de centrifugation.
La nourriture des pores avec des débris d’abattoirs ou de clos d'équarrissage comporte les mêmes dangers. Dans ce cas encore, la stérilisation des aliments par le chauffage est pratiquement exigible. -
L abatage des sujets exposés et la de don des locaux sont indiqués dans une porcherie infectée. Les reproducteurs pourront être conservés s'ils résistent à l'épreuve de la tuberculine.
c) Cheval. Mouton. Chèvre. — L'infection résulte d’un séjour prolongé à proximité de bovidés atteints ou d’une alimentation habituelle par des matières souillées. La transmission est prévenue par des mesures élémentaires d'isolement.
d) Garnivores. — Chez le chien et chez le chat, la tuberculose procède d’une infection par les aliments ou par l’homme. On évitera de donner aux animaux du lait cru et surtout des viscères provenant du bœuf (poumon, foie, rate). La contamination par l'homme se produit dans des conditions telles qu’elle ne comporte aucune indicalion préventive.
e) Oiseaux. — La maladie est importée dans l'élevage par un sujet affecté; il est indiqué de faire subir toujours aux animaux introduits une quarantaine d'observation d’un mois au moins. Il est prudent de considérer comme possible l'infection par les crachats ou les déjections de personnes tuberculeuses; on étendra la même suspicion aux débris animaux qui entrent dans l’alimentation.
Dès que la maladie apparaît dans une pere -cour, 1l convient de sacrifier tous les animaux et de désinfecter les locaux. Il est dangereux de conserver les contaminés; sains en apparence, ils
(1) La circulaire du 10 mai 1899 prescrit à la police de prélever des échantillons de temps à autre et de les soumettre au laboratoire de recherches de l'Ecole vétérinaire, chargé de vérifier le degré du chauffage des laits. On a prélevé, en 1899- 1900, 8336 échantillons de lait maigre et 8154 de lait complet et de beurre provenant de 1265 laiteries. Sur ce nombre, 224 laits maigres (2,7 p.100) et 484 laits complets (6 p. 100) ont été trouvés insuffisamment chauffés. Les amendes infligées s'élèvent
à 9899 couronnes.