‹ Les maladies nerveuses; cours professé à l'Université de LouvainChapitre 55 sur 66 · ODO · texte numérisé non relu

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leur famille l'un ou l'autre membre atteint d'épilepsie. L'hérédité de transformation intervient également en ce sens que l'on voit des enfants épileptiques naître de préférence dans des familles entachées de tare névropathique dans lesquelles on retrouve chez les antécédents plusieurs cas de maladies mentales, d'h3^stérie, de nervosité générale, etc. On admet d'une manière générale que, en moyenne, 55 à 40 p. c. des enfants épileptiques le sont par hérédité directe ou indirecte.

La plupart de ces épileptiques héréditaires présentent d'ailleurs la constitution héréditaire dégénérative dont les symptômes cliniques, appelés encore stigmates de dégénérescence , sont les signes somatiques ou les signes psychiques d'un trouble profond dans le développement cérébral. Parmi ces stigmates les plus fréquents sont : l'asymétrie du crâne, de la face, de la voûte palatine, du thorax, les malformations des oreilles, l'implantation défectueuse des dents, le strabisme, le nystagmus, l'inégale longueur des mernbres, les malformations des mains et des pieds ipolvdactylie, syndact3die), les troubles intellectuels variés pouvant aller jusqu'à l'imbécillité et l'iBiotie.

La cause prédisposante est donc, dans la majorité des cas, une disposition neuropathique héréditaire sans symptômes appjéciables, de telle sorte que l'épilepsie peut survenir sans cause déterminante aucune. On la considère alors comme une épilepsie spontanée attribuable aux processus normaux du développement cérébral et de la maturation sexuelle chez des enfants prédisposés.

Causes déterm'mantes. Dans un certain nombre de cas une cause déterminante, en apparence anodine, intervient dans la production de la première crise épileptique. La période la plus fréquente pour le début de l'épilepsie est la puberté.

Les règles, la fécondation, l'état puerpéral, l'accouchement, ont une certaine influence sur les crises. Le sommeil exerce également une influence sous ce rapport^en ce sens que les crises surviennent fréquemment pendant le sommieiT profond des premières heuresou immédiatement avant bu après Te réveil. Dans un petit nombre de~^as la première crisé'ep^ileptique est due à des causes externes : 1° des influences ps3xhiques (émotion, peur, anxiété, surmenage) ; 2° des traumatismes; 3° des maladies infectieuses (scarlatine, rougeole, influenza, diphtérie). Il y a toutefois lieu de faire ressortir que l'épilepsie existant, les crises peuvent s'arrêter pendant la durée d'une maladie fébrile intercurrente; 4" quelquefois même des causes réflexes 1 épilepsie réflexe) : irritation de la mucjueuse des fosses nasales par des polypes, des végétations adénoïdes, des

corps étrangers, irritation de la caisse du tympan (otorrhée chronique), irritation produite par la dentition, par des troubles gastrointestinaux, par des excitations génitales. Dans tous ces cas toutefois il faut admettre que la prédisposition héréditaire préexiste; 5" chez l'adulte, un traumatisme crânien violent, l'alcoolisme et la syphilis peuvent provoquer de l'épilepsie, aggraver une épilepsie existante ou réveiller une épilepsie latente depuis de longues années et en apparence guérie.

Symptomatologie.

L'épUepsie idiopathique est une maladie du cerveau essentiellement caractérisée par des crises dqnt__la4ierte de la conscience est l'élément principal. Cette perte de la conscience est accompagné e ou de convulsions ou de phénomènes psychiques transitoires. Les crises forment souvent à elles seules toute la maladie, car dans l'intervalle des crises l'épileptique se comporte le plus souvent comme un homme normal. Dans certains cas toutefois, les crises peuvent entraîner des troubles mentaux plus ou moins permanents et même conduire à la démence.

La seule condition nécessaire pour établir l'existence de l'épilepsie c'est la perte (ou l'affaiblissement) brusque de la conscience. La caractéristi^ue^de l'attaque épileptique est la confusion mentale temporaire qui suit la perte de la conscience. Le fait important à faire ressortir c'est que peiidant cette période de confusion mentale des actes à moj tié conscients ou purement automatique^ peuvent s'accomplir sans que la responsabilité du malade soit engagée en quoi que ce soit.

Le^roblème de l'épilepsie comprend donc deux éléments principaux : un élément psychique et un élément conviilsif. L'élément psychique est le plus important et le seul indispensable, car l'élément convulsif peut totalement faire défaut bien que, dans le pluj^grand nombre de cas, il semble constituer à lui seul tout l'accès. La crise d'épilepsie peut se présenter sous trois formes distinctes : i^ \dL grande attaque convulsive appelée encore \e grand mal, V épilepsie grave, le liant mal ou la grande épilepsie; 2° la petite attaque convulsive^ V attaque épileptoide, le petit mal, V épilepsie légère ou la petite épilepsie; 3° les équivalents épileptiques, équivalents psychoépileptiqiics ou V épilepsie psychique.

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