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B. Paralysies fonctionnelles Traitement des paralysies périphériques.
Le traitement d'une paralysie due à la lésion d'un nerf pénphérique varie nécessairement avec la cause qui l'a produite.
Causes externes. SiJ^ paralysie est due à une cause externe, le traitèmenFvarie avec la nature et l'intensité du traumatisme.
Section. Dans le cas de section complète d'un nerf, il n'y a pas à hésiter: leseul traitementutileconsisteradansuneintervention opératoire ayant pour but de mettre les deux bouts du nerf en contact par suture nerveuse. S'il est, en effet, un fait incontesté, c'est que le bout périphérique d'un nerf sectionné doh^é^nérer. Le nerf ne peut se régénérer que par la croissance des fibres du bout central. Pour que ces nouvelles fibres trouvent leur distribution périphérique, il faut leur donner comme guide les gaines de Schwann, et les"^ndes cellulaires provenant de la multiplication des cellules de ces gaines, des fibres du bout périphérique. Si au niveau du bout central il s^est formé un névrome, il faut le réséquer avant de suturer les deu^^ bouts.
Si le bout central est in abqrdable, comme dans le cas de paralysie faciale due à une section du nerf dans le canal de Fallope, où~Tescas de paral3^sie radiculaire, on peut rechercher le bout périphérigiie du nerf interrompu et le suturer dans une boutonnière faite dans un nerf moteur voisin normal.
Si la lésion du nerf est trop périphérique de telle sorte que la paralysie ii'intéresse qu'un ou deux muscles et qu'on ne retrouve pas le bout périphérique , ou bien si la paralysie est monomusculaire et due à une lésion de la moelle, on peut recourir à une transplantation tendiîieuse, c'est-à-dire mettre le bout périphérique du tendon du muscle paralysé en connexion avec le tendon d'un muscle voisin normal.
Compression . Si le nerf a été simplement comprimé, on peut admettre qu'il ne présente aucune solution de continuité. Dans ce cas~Tè seul traitement utile consistera dans l'électrisation des muscles'. Les muscles en rapport avec un nerf lésé s'atrophient. Cette atrophie est due à l'absence des excitations que le nerf envoie normalement au mjiscle^et qui maintiennent dans ce dernier cet état de demi-contraction qui constitue son tonus normal. Dans le processus de régénération du nerf nous ne pouvons pas intervenir, nous devons abandonner cela à la nature. Mais pendant le temps dont le nerf a besoin pour se régénérer, nous pouvons entretenir la nutrftion du muscle en l'excitant par le courant électrique.
Dans letraitement électrique des paralysies voici la règle qu'il faut toujours observer : aussi longtemps que le muscle paralj^sé est excitablej)ar le courant faradiqjie, c'est à ce courant qu'il faut avoir recours en appliquant le pôle négatif soit sur le nerf, soit sur le muscle. Quand le courant faradique ne provoque pas de contraction musculaire, il faut recourir au courant galvanique appliqué direc-
tement sur le muscle. On électrise tous les jours pendant jo à i5 minutes en provoquant^ans le muscle des contractions. De temps en temps on essaie le courant Jaradique. Dès qu'il donne une contraction musculaire, on abandonne le courant galvanique.
Ce traitement doit également s' appliquer dans les cas de section incomplète du nerf, c'est-à-dire chaque fois que l'on est en droit de supposer que les deux bouts du nerf lésé sont restés en contact et qu'aucun obstacle (cicatrice ou corps étranger) ne s'oppose à la régénération partant du bout central.
Causes internes. Si la paralysie est due à une cause interne locale : (compression par cal vicieux, une exostose, une tumeur ou une cicatrice), il faut recourir aune intervention opératoire pour dégager complètement le nerf, puis instituer le traitement électrique.
Dans les cas de paralysie due à une infection ou une intoxication, il faut avant tout combattre la cause et appliquer sur les muscles paralysés le traitement électrique.