‹ Les maladies qu'on soigne a Berck [electronic resource]Chapitre 27 sur 73 · TUMEURS OES OS · texte numérisé non relu

TUMEURS OES OS

des tuberculoses fermées ne se ressemblaient en rien).

Et encore dans le cas de tuberculose ouverte cette infection surajoutée a staphylocoques ou à streptocoques est peut-être moins grave que lorsqu'elle existe à l'état de « pureté » dans l'os, comme ici.

Dans le cas de fistule tuberculeuse, elle n'atteint généralement que la paroi du trajet fistuleux.

Dans le cas d'ostéomyélite chronique, fistuleuse, elle intéresse non-seulement ce trajet, mais encore souvent la totalité de l'os. La nutrition intime de cet os est plus ou moins modifiée dans toute sa longueur et l'on ne peut pas jurer que le segment en apparence sain aujourd'hui, ne va pas se mortifier dans quelques mois par les progrès incessants de ces troubles de nutrition et de circulation ....

C'est pour cette raison que je n'accepte pas davantage ici, que dans le traitement des ostéites tuberculeuses, les interventions sanglantes.

Avec celles-ci, l'on n'est pas assuré d'enlever la totalité du mal — ni même de ne pas inoculer, par l'acte opératoire des tranches osseuses demeurées saines jusqu'alors.

Et je n'ai jamais vu, hors le cas de séquestre, l'opération sanglante avancer la guérison.

Je me refuse donc à intervenir malgré les instances des parents, si ce n'est dans le cas où je suis autorisé ii croire à l'existence d'un séquestre.

Dans ce cas, j'agrandis le trajet fistuleux pour m'assurer si réellement il y a un séquestre, et s'il n'existe pas, je me résigne à refermer la plaie sans avoir rien fait.

Faut-il donc désespérer de guérir son malade ?

J'ai eu bon nombre de grands jeunes gens, porteurs de fistules d'ostéomyélites depuis des années, qui, après avoir traîné dans toutes les villes d'eaux, après avoir été opérés 3, 4, 5 fois et plus par les chirurgiens les plus éminents, découragés et même désespérés de constater que tout avait été inutile, venaient me demander un avis sans grand espoir du reste, pour avoir le sentiment d'un dixième ou d'un vingtième chirurgien.'

Si le malade n'a pas de néphrite ni de dégénérescences viscérales, je ne désespère pas de le guérir, mais la guérison s'obtiendra à une date que je ne puis préciser : 1 an, 2 ans, 3 ans....

Il peut guérir, non pas par une opération sanglante, à moins que nous ayons la chance de découvrir un séquestre, mais par des pansements quotidiens très aseptiques et des injections modificatrices faites dans les trajets fistuleux, tandis que le malade gardera le repos, au moins un repos relatif.

Le traitement idéal serait, on le conçoit, une médication générale ou locale ayant pour résultat de tuer le streptocoque ou le staphylocoque.

J'ai bien souvent demandé à l'Institut Pasteur un sérum ou tout au moins un agent chimique

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