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CHAPITRE IX

De la mobilisation des ankylosés

Sommaire : L’on doit séparer les ankylosés d’origine tuberculeuse de celles qui succèdent à des affections articulaires non tuberculeuses.

Celles-ci sont de petites raideurs ou des ankylosés complètes.

Les petites raideurs se guérissent sans difficulté et sans danger par des mobilisations répétées et des massages.

Les ankylosés complètes ne peuvent être mobilisées qu’autant qu’on a, dans une intervention faite sous chloroforme, amorcé tout d’abord le mouvement.

L’on court le danger de provoquer ainsi une inflammation violente de l’articulation traumatisée.

Mais ce danger, on peut le conjurer sûrement en immobilisant mathématiquement les deux leviers articulaires dans les jours qui succèdent à l’intervention. L’on ne commencera les exercices de mobilisation que lorsque la sensibilité et la lièvre auront complètement disparu.

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Sil s’agit d’ankylose, suite du tumeur blanche, à ce risque s’ajoute celui de réveiller la tuberculose, de provoquer un abcès froid.

Mais nous savons à l’heure actuelle guérir sûrement et dans l’espace de quelques semaines, par des injections modificatrices, les abcès froids accessibles.

Ce qui revient à dire : en brisant une ankylosé pour la mobiliser, nous risquons une arthrite simple s’il s’agit d’affections articulaires non tuberculeuses; une arthrite avec abcès froid s’il s’agit d’ankylose. suite de tumeur blanche, et ce double danger nous savons le conjurer d’une manière certaine.

Autre chose est répondre de l’efficacité de l’intervention, c'est-à-dire du résultat définitif.

Nous ne parlons pas ici des petites raideurs qui guérissent assez facilement, mais des ankylosés complètes.

Quoi qu’on fasse (et pour bien faire les choses, il faut consacrer une heure par jour pendant plusieurs mois à son malade, en outre des exercices qu’il fera lui-même), quoi qu’on fasse, l’on n’a guère que 50 chances pour 100 d’arriver à une mobilisation vraiment utile de la jointure ankylosée (tout au moins à l’heure actuelle).

Donc rien à perdre; le pis qui puisse arriver, c’est de revenir à l’état antérieur, et près de moitié de chances d’obtenir des mouvements utiles, (3 à 12 mois de traitement au minimum. Voilà comment la question doit être posée au malade ou à la famille à qui je laisse toujours le soin et la responsabilité de la résoudre . 213

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