‹ Les Maladies Typhoïdes Chez Le NourrissonChapitre 18 sur 35 · EO ES · texte numérisé non relu

EO ES

Les septicémies à germes divers, secondaires le plus souvent à une maladie déja connue apparaissent soudaines, aiguës, d'évolution rapidement mortelles ; leur diagnostic se posera rarement de même que, exceptionnellement dans.certaines conditions climatologiques typhus exanthématique, paludisme ou fièvre de Malte.

Et d’ailleurs c’est finalement par le laboratoire que le diagnostic sera précisé c’est dire d'avance toute sa valeur pour le diagnostic de dothiénentérie chez

le nourrisson.

ExAMENSs DE LABORATOIRE.

Des différents procédés de laboratoire permettant de préciser le diagnostic de fièvre typhoïde chez le nourrisson, certains ne présentent pas une valeur pratique absolue tels : la diazoréaction d’Ehrlich, le fibrinodiagnostic, la recherche de la sensibilisatrice dans le sérum, l’ophtalmoréaction.

Plus importante apparaît l’intradermoréaction et l'isolement du bacille dans les selles elle sera très utile surtout dans les premiers jours de la maladie (ensemencement sur milieux de Endoet de Drigalski:- Conradi),

Pratiquement il faut avant tout tenir compte de 2 procédés : l’hémoculture et le sérodiagnostic surtout, leur valeur relative n'étant pas la même chez le nourrisson et chez l'adulte.

L'hémoculture.

On rencontre chez le nourrisson de sérieux obstacles pour la pratiquer.

Elle nécessite} en eflet des veines relativement accessibles qu’il est rare de rencontrer chez le nourrisson.

La jugulaire externe pourra dans certains cas être ponctionnée. Mais c'est essentiellement au niveau du sinus longitudinal supérieur accessible au niveau de la grande fontanelle jusqu’à 15 mois donnant une quantité de sang convenable que la ponction pourra être pratiquée.

La technique de cette ponction est simple mais soulève cependant dans la pratique certaines difficultés. Enfin la typhoïde du nourrisson par son début anormal n’est suspectée qu’à une période avancée de l'affection, période où la présence du bacille

dans le sang sera moins constante.

Sérodiagnostic.

Il constitue le procédé de choix pour le diagnostic de la fièvre typhoïde chez le nourrisson. A son sujet d’autre part on peut rappeler qu'il soulève le problème intéressant de l’immunité transmise.

Aussi avant d'étudier la séroréaction chez le nourrisson au cours de la typhoïde habituelle observée : typhoïde acquise, rappellerons-nous succinctement le rôle et l'intérêt du sérodiagnostic chez le

LED es nourrisson dont la mère a fait récemment une typhoïde.

Le filtre placentaire en effet dans ce cas, dit Hamburger ne joue pas un rôle inerte, mécanique, mais modifie les substances quise présentent au passage et dès 1896 le P' Achard avait mis en évidence les agglutinines du bacille d’'Eberth chez le nouveau-né dont la mère typhique présentait un taux d'agglutination très élevé, par la suite la réaction chez l’enfant décroit pour disparaître.

A côté de la transmission des agglutinines typhiques par la voie placentaire, le rôle joué par le lait et le colostrum démontré depuis longtemps semble moins considérable. |

Le sérodiagnostic chez le nourrisson au cours de la typhoïde acquise, séro-diagnostic de Widal constitue le procédé le plus simple, le procédé de choix parmi les moyens de laboratoire permettant d’affirmer le diagnostic de typhoïde.

Pour le Pr Marfan elle serait retardée, pour le Pr Nobécourt et Bertheraud elle apparaît d’une facon aussi précoce que chez l’adulte, MM. Lesné et Binet la signalent même dès le début de la maladie à une date plus précoce que chez l'adulte, disparaissant alors d’ailleurs ‘plus rapidement après la guérison.

Pratiquement on sera parfois amené à rechercher une 2° fois la réaction absente à un premier examen.

Quand au taux de l’agglutination il ne semble pas plus atténué chez le nourrisson que chez l’adulte.

Pour Lesné et Binet le pouvoir agglutinant du

= Hi

sérum ne serait pas supérieur au 1/25, Turquety, a observé des agglutinations au 1/100, au 1/200 au 1/300 ; nous en avons observé où le sérodiagnostic fat positif au 1/1000.

Pour Nobécourt, se conformant à la technique de Widal une agglutination nette à la dilution de 1 goutte de sérum pour 9 gouttes de culture typhique apparaissant en moins d'un 1/4 d'heure permet d'affirmer la fièvre typhoïde. | :

Le séro-diagnostic d'autre part renseignera encore sur l'espèce microbienne en cause. Avec les mêmes réserves que chez l’adulte (coagglutinines) il permet de reconnaître la variété microbienne en cause, bacille d’Eberth, paratyphoïde A ou B.

En résumé le sérodiagnostic malgré les quelques réserves faites sur sa date d’apparition,sur son taux, constitueincontestablement le procédé le plus simple et le plus sûr de préciser le diagnostic de la typhoïde chez le nourrisson et c'est ce qui en fait toute sa valeur.

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