‹ Les Malouins à terre-neuveChapitre 16 sur 22 · Leabhar sgeulaigheachta, pp · texte numérisé non relu

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CONTES IRLANDAIS MODERNES. 115 Le chevalier aux tours d'adresse 1.

Dans l’ancien temps, il y avait un gentilhomme. Celui-ci n'avait qu’un fils, et quand le jeune homme fut grand, le père lui alla chercher une femme. Il se rendit chez un fermier qui avait une fille à marier et il demanda au fermier de donner sa fille pour compagne à son fils. Le fermier lui dit qu’il ne donnerait sa fille à personne, sinon à un homme qui aurait un métier. Le fils du gentilhomme aimait la fille du fermier et il dit à son père: « Il faudra que j'apprenne un métier, et la fille du fermier m'attendra. »

Le lendemain, le père et le fils partirent et ils marchèrent jusqu’à ce qu'ils arrivassent sur le rivage de la mer. Ils virent un homme en bateau; il leur demanda ce qu'ils cherchaient. — « Je cherche un homme qui apprendrait un métier à mon fils, » dit le père, — « Si tu me le laisses, » dit le chevalier, « je lui enseignerai un métier et je te le ramènerai au bout d'une année et un jour. » — « J'y consens, » dit le père. Le chevalier prit Cormac (c'était le nom du fils du gentilhomme) à bord de son bateau. Il dressa le mât et cingla vers la mer.

Le chevalier était un magicien, et quand ils furent un peu loin, il frappa un coup de la baguette magique sur Cormac et en fit un bouc. Il le conduisit avec lui jusqu’à ce qu'ils arrivassent à une île sur la mer. Le chevalier avait une belle maison sur l’île. Il y avait douze autres garçons qui faisaient leur apprentissage chez le chevalier. Cormac tourna bien ; et l’année était terminée, qu'il avait appris une bonne partie de la sorcellerie. Le chevalier le prit sur son bateau, et ils se rendirent à l'endroit où il avait reçu

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