Sciurus hudsonicus, Erxleben
L'Bcureuil roux.
Pelage d'un gris fauve pâle, lavé de roux jaunâtre vif sur le dos, la queue et le devant des pattes ; les parties inférieures blanches ; une étroite bande noire se voit sur les côtés du corps à la jonction du blanc et du gris fauve ; la plupart des poils de la queue sont, à leur extrémité, de couleur fauve pâle, précédée d'une bande noire. Longueur, 634:' ; queue, 6.
L'Ecureuil est bien le petit animal le plus agile et le plus gracieux des hôtes de nos forêts, en même temps qu'il en est le plus connu et le mieux aimé. II nous plaît par l'élégance de ses formes, par la finesse de sa physionomie, la vivacité du regard, la grâce et la rapidité de ses mouvements ; tout enfin nous intéresse, tout est beau en lui, soit qu'il folâtre avec ses semblables, soit qu'il cherche sa nourriture. On le voit grimper le long des arbres, sauter de branche en branche, glisser pour ainsi dire sur l'écorce avec une rapidité telle que l'œil peut à peine le suivre dans ses évolutions. De temps en temps on peut l'entendre jeter son petit cri joyeux en imprimant à sa queue un brusque mouvement.
L'Ecureuil décèle souvent sa présence par un cri assez fort et perçant que l'on peut traduire par ces notes : tchir-r-r-r-r.
Ce petit animal n'est pas absolument sauvage ; la vue de l'homme ne l'effraie pas, on dirait même
qu'elle excite sa curiosité ; si on fait semblant de le poursuivre, il s'éloignera peu à peu en sautant d'arbre en arbre, se cachant souvent derrière leur tronc ; mais si on se tient immobile, il finira presque toujours par s'approcher de bien près de la personne qui fait l'objet de sa curiosité, et même il poussera la hardiesse jusqu'à sauter sur elle ; si à ce moment cette dernière fait un mouvement, à l'instant le pauvre petit animal est déjà rendu bien loin.
L'Ecureuil fait son nid dans des troncs d'arbres creux, dans des souches à demi pourries, dans des trous creusés dans la terre, au pied des arbres. Il le façonne suivant ses besoins. A l'automne, il s'amasse une provision de noix, de faînes, de noisettes et autres fruits durs ou graines de diverses sortes^ qu'il entasse dans son magasin, après en avoir enlevé les écales, et qu'il sait retrouver au besoin. Il commence de bonne heure à faire sa récolte ; il n'attend pas toujours que les fruits soient tombés de l'arbre pour les transporter dans son magasin, il va lui-même les détacher de la branche en coupant la tige qui les retient.
Il ne s'enferme pas dans son gîte durant l'hiver, comme le fait son cousin le suisse ; on peut le voir folâtrer sur les arbres et marcher sur la neige pendant cette saison, excepté dans les tempêtes où il se tient caché dans son nid.
Quelque gentil que soit l'Ecureuil, il ne laisse pas cependant d'être nuisible lorsqu'il se trouve en grand nombre, car il consomme non seulement des grains
de tontes sortes, mais il détruit encore beanconp d'œnfs d'oiseanx. Il n'est pas essentiellement arboricole pnisqu'il marche très bien et sonvent sur le sol.
L'Écureuil se fait facilement à la captivité surtout lorsqu'il est pris jeune ; il se familiarise bientôt jusqu'à venir prendre sa nourriture dans la main de ses maîtres, à recevoir leurs caresses, même à sortir de sa cage et prendre ses ébats dans les appartements. Un exercice qu'il aime est de faire tourner un rouleau posé dans sa cage. Cependant la perte de sa liberté lui enlève beaucoup de sa gaieté et de son activité.
La femelle met bas de bonne heure au printemps de quatre à six petits.
L'Ecureuil compte au nombre de ses ennemis tous les carnassiers, et surtout les ois.^aux de proie.