‹ Les mammifères de la province de QuébecChapitre 75 sur 97 · Famille MUSTELID-Sl. Loutres, Hermines, etc · texte numérisé non relu

Famille MUSTELID-Sl. Loutres, Hermines, etc

Ces animaux ont les oreilles courtes et arrondies ; leurs pieds sont terminés par cinq doigts ; ils sont plantigrades ou digitigrades ; la plupart sont pourvus de deux glandes anales spéciales sécrétant un liquide fétide qui, chez certaines espèces, peut leur servdr de moyen d'attaque ou de défense ; leurs dents sont au nombre de trente-deux à trente-huit ; ils possèdent une paire de dents tuberculeuses à chaque mâchoire.

C'est parmi les petites espèces que se recrutent les animaux de cette famille, bien que cependant certaines d'entre elles soient de taille moyenne ; tous sont bas sur jambes et leur corps, ordinairement allongé, leur a valu, pour la plupart d'entre eux, la dénomination de vermiforme.

Quoique petits et faibles et en apparence inofïensifs, ces animaux sont pourtant cruels et féroces ; ils se montrent altérés de sang, et égorgent souvent beaucoup plus de victimes qu'il ne peuvent en manger ; ils sont méfiants, rusés et courageux. On les rencontre dans toutes les parties du monde, excepté en Australie.

Ils vivent par bandes, par couples, ou isolément ; tous peuvent grimper et, au besoin, peuvent également nager ; quelques-uns même sont d'excellents nageurs ; ils se creusent des terriers ou s'emparent des trous creusés par des animaux plus faibles, qu'ils égorgent ; ou bien ils se fixent dans des troncs d'arbres creux, sous des racines, dans des fentes de

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rochers, sous des amas de roches. Ils voient également bien le jour comme la nuit ; mais c'est surtout pendant la nuit qu'ils recherchent leur nourriture.

Ils vivent de petits mammifères, d'oiseaux, d'œufs, de reptiles, d'insectes, quelques-uns de poissons ; d'autres sont omnivores.

Leur fourrure, pour la plupart, est très estimée, et par le haut prix qu'elle commande sur le marché, elle fait l'objet d'un commerce considérable ; voilà pourquoi on sacrifie chaque année, un très grand nombre de ces animaux, afin de se procurer leur dépouille. Ainsi dans une seule année, en 1868, la compagnie de la Baie d'Hudson a vendu plus de 100,000 peaux de martes ; 73,000 de visons ; 14,000 de loutres ; 6,000 de moufettes ; i, 100 de carcajous ; 1,500 de blaireaux; 123 de loutres de mer, sans compter toutes celles qui ont été vendues par d'autres compagnies, des chasseurs et trappeurs isolés.

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