INTRODUCTION
Les Mammifères appartiennent à la grande division des animaux vertébrés et, dans cette catégorie, ils occupent le rang le plus élevé, puisque chez eux l’organisation acquiert son plus haut degré de perfection ; ils jouissent, en effet, des sensations les plus délicates et les plus multiples, comme ils font preuve des mouvements les plus variés ; mais c'est surtout par leur instinct, qui est souvent porté jusqu'à ses dernières limites de développement, qu’ils se font particulièrement Tématquer, si bien que, chez un grand nombre d'espèces, on serait tenté de croire que ces êtres sont doués d’une certaine lueur d’intelligence.
‘Sans nier, dit Claus, l’abîme profond qui sépare l'intelligence humaine de l'intelligence des Mammi. fères les mieux doués, on peut cependant affirmer que les conditions élémentaires de l’entendement et de la sensibilité se rencontrent aussi dans ce qu’elles ont de plus essentiel chez ces animaux. Le Mammifère possède le discernement et la mémoire, il peut former des idées, juger et faire des inductions ; il témoigne du penchant et de l'amour pour celui qui lui fait du bien, de l’aversion, de la haine et de
la colère contre son ennemi. Les facultés intellectuelles des Mammifères sont susceptibles de développement et de perfectionnement, restreints cependant dans des limites relativement étroites, suffisamment indiquées par l'absence du language articulé, La docilité de certains Mammifères, la faculté avec laquelle on les dresse et on les élève;ont fait d’eux les animaux domestiques, les compagnons de l’homme, Toujours le penchant naturel et inconscient, l’instinct, en un mot, joue dn grand rôle dans la vie des Mammifères. C'est lui qui pousse de nombreuses espèces à construire de vastes galeries et des édifices, dont le perfectionnement nc’-s étonne. ” (1)
Les Mammifères se distinguent facilement des
autres classes de vertébrés par l’ensemble des princi-
. Paux caractères ci-après énumérés : par leur sang chaud et rouge, leur circulation double, leur viviparité, leur corps recouvert de poils, en tout ou en partie, sauf chez quelques espèces qui en sont totalement dépourvues ; mais ils sont surtout caractérisés par la présence d'organes de lactation propres à la sécrétion d’un liquide qui doit servir à l’alimentation des petits durant leur première période d'existence.
Les Mammifères possèdent tous une charpente osseuse qui se compose de pièces solides et réunies les unes aux autres au moyen de ligaments, l'assemblage de ces os constitue le squelette. I] sert à sou-
(1) Claus, Traité de Zoologie, p. 1458.
tenir les parties molles qui le recouvrent, à protéger les organes les plus essentiels à la vie, à déterminer les formes et les proportions des animaux. Organe
FIG, 1.—SQUELETTE pu CHEVAL,
1, Maxillaire inférieur ; 2, vertèbres cervicales ; 3, vertèbres dorsales ; 4, vertèbres lombaires et sacrées ; Ë vertèbres caudales : 6, apophyses épineuses :7, omoplate ; 8, humêtus +9, cubitus et radius; 10, Carpe : 11, métacarpe : 12, phalanges ; 13, bassin ; 14, fémur ; 15, Le péroné et tibia ; 17, Calcaneum ; 18, taise ; 19, côtes ; 20, rotule.
passif de la locomotion, le squelette, muni de ses muscles qui en forment la partie active, sert encore au transport de l'individu d'un lieu à un autre, et la réunio.. des deux constitue ce que l'on appelle organe de la locomotion. Les os sont formés d'une substance organique, l’osséine, et de substances inorganiques telles que le carbonate et le Phoshhate de chaux; ils s'accroissent et s’entretiennent par
PPS
l'extérieur, au moyen du Zérioste, membrane qui les enveloppe,
Chez les Mammifères le squelette se compose de trois parties, la tête, le tronc et les membres ; la tête se partage elle-même en deux sections. le crâne et la face. Le crâne, placé à la partie supérieure et postérieure de Ja tête, a la forme d'une boîte ovalaire, et se compose des os suivants : en avant, au-dessus des yeux, le frontal ; en haut et sur les côtés, les deux Sariétaux ; en arrière, l’occipital ; sur les côtés à la partie inférieure, les temboraux ; en bas et en avant, l’ekmoïde ; également en bas et au centre, le SPhénoïde. La face est située en avant et au-dessous du crâne ; elle se divise en mâchoire ou maxillaire supérieur et en mâchoire ou maxillaire inférieur ; la première est formée par les os maxillaires supérieurs,
Palatins, malaires, nasaux, lacrymauzx, les cornets inférieurs et le vomer, ce dernier seul étant impair ; la mâchoire inférieure est formée d’un seul os. L'os hyoïde, qui est situé à la base de la langue, peut être considéré aussi comme faisant partie de la face, de même que les dents qui garnissent les mâchoires. Les dents se partagent en sncisives, en canines et en Mmolaires ; ces dernières se divisent ordi nairement en vraies et en fausses molaires OU Prémolaires. Les os de la tête sont solidement liés ensemble, à lexception de la mâchoire inférieure qui s'articule avec le temporal,
Le tronc ou colonne vertébrale est formé d’annéaux osseux traversés par la moëlle et hérissés
d'apophyses plus où moins développées parmi lesquelles se distinguent Surtout, par leur grande étendue, les apophyses épineuses situées sur le dos et les apophyses transverses, sur les côtés. Le tronc est divisé en régions cervicale, dorsale ou thoracique, lombaire, sacrée et caudale ou Coccygienne.
La région cervicale se compose toujours de sept vertèbres, quelle que soit la longueur du cou, à l’exception toutefois du Lamantin qui n’en a que six et des Bradypes de:it le nombre est de huit où neuf. La première vertèbre qui s'articule avec la tête à l'occiput, par deux condyles, a reçu le nom d’atlas, et la seconde, celui d’axis ; ces deux vertèbres sont les plus mobiles et suffisent à tous les mouvements de la tête. La répion dorsale comprend de dix à douze vertèbres, mais on en rencontre ordinairement douze ; ces dernières se distinguent par le grand développement de leurs apophyses épineuses, La région lombaire se compose de deux à neuf vertèbres, mais en moyenne il y en a de cinq à sept; ces vertèbres présentent un corps plus considérable que les autres, avec des apophyses transverses très développées. Les vertèbres sacrées se soudent de très bonne heure, de manière à ne former qu’une seule pièce appelée sacrum.
Enfin la région coccygienne ou caudale, qui termine la colonne vertébrale, prend chez quelques mammifères un très grand accroissement et les vertèbres se chiffrent parfois jusqu’à quarante.
La poitrine ou le thorax est une grande cavité
osseuse de forme ovoide, occupant la partie antérieure du tronc et renfermant les organes essenticls à la circulation et à la respiration ; cette cavité est formée sur les côtés, par les côtes, qui sont unies aux vertèbres dorsales d'où elles se dirigent tranversalement en voute, pour s’articuler avec le Slernum, os allongé et aplati d'avant en arrière, placé à la partie antérieure et moyenne de la poitrine, et qui résulte lui-même de la jonction de plusieurs pièces ; il porte, chez quelques eépèces, une crête au milieu. Un certain nombre de côtes, à la partie postérieure, ne se rendent pas au sternum, mais elles s’unissent entre elles à leur extrémité par des cartilages ; on les nomme alors fausses côtes. Les côtes correspondent toujours en nombre égal aux vertèbres dorsales,
On appelle Bassin une vaste cavité osseuse située à la partie inférieure di tronc, s’articulant en arrière avec le sacrum ; le bassin est formé de deux os irréguliers, larges et plats, nommés os tlliaques, innommés, ou os des hanches, et chacune de ces pièces est elle-même formée de trois os : l’ileum, le Dubis et l'ischium.
Le bassin sert de point d'appui aux membres postérieurs, et lorsque ces derniers manquent, comme dans les Cétacés, le bassin n'existe pas. On y remarque cependant, situés dans les chairs, deux os représentant les ischions.
Les membres antérieurs ou thoraciques comprennent: l’égaule, formée par l'omoplate, et unie au
Sternum par la t/avicule, lorsqu'elle existe ; l'Aume-. rus, le cubitus et le radius, le carpe et le métacarpe.
Le carpe est formé de deux rangées de petits os ; la première rangée comprend le scaphoïide, le semilunaire, le pyramidal et le Diciforme ; la seconde, le érapèse, le trapèzoide, le grand os et l'os crochu ; puis le métacarpe composé de quatre ou cinq os, parfois d’un seul, auxquels s'ajoutent les doigts variant en nombre de un à cinq et munis de trois phalanges chacun; cependant le cinquième ou le pouce, lorsqu’il existe, n’en a ordinairement que deux.
Les membres postérieurs comprennent le /muer, qui s'articule avec le bassin, le bia et le péroné ou Jibula, et le tarse, lequel comprend deux rangées de petits os, qui sont / ’astragale, le calca- #eum où {alon, le scaphoïde, les trois os cunéiformes et le cuboide. Le métatarse correspond aux parties analogues des membres antérieurs. Au devant de l'articulation, entre la jambe et la cuisse, se trouve enclavé dans les tendons, un os aplati que l’on appelle rotule.
Les divers mouvements exécutés par les animaux ont tous pour résultat le déplacement de quelques os du squelette, qui est revêtu d'organes essentielle. ment contractiles, appelés #wscles et solidement fixés aux os par des fibres blanches serrées dont l'assemblage prend le nom de #endons » il existe dans les chairs des membranes de même nature appelées aponéyroses.
Sous l’action du système nerveux, les muscles ont
fi
la faculté de se Contracter ou de s’allonger pour faire
Mouvoir ensemble ou séparément les différentes parties du squelette,
ou oblique à l'axe du corps ou et.leurs fonctions varient suivant la place qu'ils occupent. Distribués dans
, ils sont en nombre con-
pertes incessantes occasionnées dans l'économie animale par l’action des Organes du mouvement, sont réparées
ou végétales qui, par suite de certaines modifica. tions, s'assimilent à l'i
p s [4 [A o B [a p 8, E FA
L'orifice antérieur du canal digestii s'ouvre par une large cavité norimée /ouche, dans laquelle se trouvent les appareils de la mastication, de l'insalivation et de la déglutition, et où les aliments subissent leur première Préparation. Organe de préhention, la bouche, toujours fendue transversalement, est munie à l'extérieur de deux lèvres mobiles et char. nues et à l’intérieur, de deux mâchoires garnies de dents, à l’aide desquelles les matières alimentaires sont divisées et broyées : c’est ce qu’on appelle la mastication. On Y rencontre aussi des glandes dont la fonction est de sécréter la salive, liquide alcalin qui sert à humecter et à réduire en pâte les aliments divisés par les dents ; c’est l’insalivation. La déglutition ou le passage des aliments dans l’estomac s’opère au moyen de la langue qui, en s’appliquant à la voûte du palais, chasse ces matières dans le #harynx, commencement du canal intestinal proprement dit, puis de là dans l'œsophage et enfin de ce dernier dans l'estomac qui y fait suite. Ce transport des aliments est effectué par les contractions successives des muscles du pharynx et des. fibres de l’œsophage,
Comme le pharynx se trouve situé près de l’épine dorsale, en arrière du larynx, les aliments, dans leur trajet, passent au-dessus du tube respiratoire. L'orifice de ce tube se ferme Par une valvule, l'éfigotte, qui empêche les aliments d'y pénétrer ; les fosses nasales sont également protégées contre les matières
alimentaires par le voile du palais, repli de la peau interne, qui en ferme momentanément l'entrée, L'estomac est une sorte de sac déterminé par une dilatation plus où moins considérable de l'intestin, dont l’orifice supérieur, le cardia, communique avec l'œsophage, et l'inférieur, le Lylore, avec le duode. num. Ilest situé à la partie supérieure et gauche du ventre au-dessous du diaphragme, membrane musculaire mince, très large et placée obliquement entre le thorax et l'abdomen. A peine les aliments sont-ils entrés dans l’estomac qu’ils sont pressés de toute part par les contractions de ses parois, s'imprègrent du suc gastrique, sécrété par ses follicules, puis transformés en une pâte homogène et grisâtre, qu'on nomme ie chyme, ils passent Par petites portions dans le duodenum ou commencement de l'intestin grêle, pour y subir une seconde digestion au contact de la bile et du suc pancréatique sécrétés par deux glandes, le foie et le pancréas, Le foie, qui sécrète la bile, est partagé en lobes ; il occupe le haut de l'abdomen vers la droite, s'appuyant contre l’estomac., Le pancréas est uue glande oblongue placée transversalement dans un repli du duo. denum ; le suc qu’il sécrète a beaucoup d’analogie avec la salive,
La seconde digestion achève de transformer la masse alimentaire en substance nutritive et la sépare en deux parties, les excréments et le chyle ; les premiers sont rejetés au dehors après avoir par- Couru toute la longueur du canal intestinal, et le
Chyle est absorbé sur son Parcours par ‘es vaisseaux chylifères pour se mêler au sang e. porter dans toutes les parties de l'être, l'aliment nécessaire à l'entretien de la vie.
Les intestins sont maintenus en place par le Périloine, membrane qui les recouvre en partie ou les embrasse dans ses replis. A la suite de l'estomac, l'intestin se divise en deux parties : l’une antérieure, plus étroite et plus longue, est l'intestin £rêle ; l'autre postérieure, plus large et plus courte, est le gros intestin. La longueur du canal intestinal varie ; il est, en général, plus long chez les Herbivores que chez les Carnivores.
L'estomac n’est pas conformé de la même manière chez tous les Mammifères ; il est très simple chez les Carnassiers et plus encore chez les Phoques et les Marsouins, tandis qu'il est beaucoup plus compliqué dans les Herbivores et surtout les Ruminants, comme on le verra plus loin.
Chez tous les Mammifères la respiration est aérienne, même chez ceux qui vivent dans l'eau ; elle consiste dans l'acte par lequel le sang noirâtre ou veineux est mis en contact, dans les poumons, avec l'air atmosphérique qui le transforme en sang rouge ou artériel ; elle s'effectue à l’aide des poumons qui en sont les principaux organes ; ces derniers sont au nombre de deux, inégaux, celui de droite étant le plus gros, de forme conoïde, entourés d’une membrane séreuse nommée Êtlèvre ; ils sont de
nature spongieuse, de couleur rosée, et sont divisés
en un ou plusieurs lobes, Ils occupent, avec le Cœur, toute la cavité thoracique.
L'air qui est amené aux Poumons, passe par la bouche ou les narines et pénètre dans un canal qui s'ouvre dans le osier à la base de la langue et au devant de l'æsophage ; cé canal, à son ouverture, forme le larynx, organe de la voix, puis se continue
Dans l'inspiration, les Poumons se dilatent par suite de l'air qui les pénètre ; la cavité de Ja poitrine s'agrandit et le diaphragme, qui a la forme d’une voûte, se Contracte et refoule en bas les viscères abdominaux ; l'air estensuite expulsé au dehors par les contractions des Poumons, qui reviennent sur eux-
Si la respiration est une des conditions essentielles à l'entretien de la vie, la circulation n’en sst pas moins une fonction également indispensable de l'existence, En effet, c’est Par la circulation que les Principes nutritifs sont transportés dans toutes les parties de l'organisme. Le cœur ‘es artères et les veines, voilà ce que l’on appelle appareil de la circu-
lation, et le saxg en est le liquide qui l’alimente,
Le cœur est un Organe musculeux, de forme conique, entouré d'une membrane séreuse nommée Péricarde ; il est placé dans la poitrine sur la ligne médiane, dans l’espace qui sépare les deux poumons ; sa pointe est considérablement inclinée vers la gauche. Cet organe est creux et offre quatre cavités : deux supérieures, les oreillettes, et deux inférieures, les ventricules ; une cloison médiane et imperforée sépare le ventricule et l'oreillette droite de ceux de la partie gauche. On appelle artères les vaisseaux qui partent du cœur, et on nomthe veines c=ux qui ramènent lc Sang au cœur. Le tronc princip:1 des artères, l'aorte, sort du ventricnle gauche du Cœur, se recourbe à une courte distance en forme de crosse, et descend le long de la colonne vertébrale, distribuant des artères plus petites qui se ramifient elles-mêmes dans toutes les parties du Corps ; une autre artère sort du ventricule droit pour se ramifier dans les Poumons, après s'être divisée en deux bran. ches. Les artères sont forinées de tuniques résis. tantes et très extensibles, leur permettant de supporter sans se rompre les mouvements des liquides qui s'y précipitent, Les veines, également distribuées dans toutes les parties du corps, ont pour fonction de ramener le Sang noir au cœur par la eine cave supérieure et la veine cave inférieure. Les ve‘: <s sont d’une texture moins résistante et moins extensible que les artères, aussi le sang y coule d’une manière plus uniforme ; elles ont aussi des ramifica-
tions plus nombreuses et sont situées moins profor.dément. De l'extrémité des artères, le sang passe aux veines À travers de fines ramifications que l’on nomme réseau capillaire.
La circulation est double chez les Mammifères. Le sang est toujours Touge ; il est composé du Llasma, de £az en dissolution et de &lobules ; ces derniers sont des Corps solides, microscopiques, et se partagent en globules Touges et en globules la partie liquide, est ents réparateurs des Organes ; on y rencontre dissouts de l'albumine, de
la Jibrine, des sels et autres matières ; dans les gaz
en dissolution se retrouvent de l'oxigène, de l'azote et de l’acide carbonique. C'est à la présence des . globules rouges que le sang doit sa coloration.
tions musculaires du ventricule gauche, le Sang est lancé dans l'artère
out l'organisme, puis il
poumons il vient en contact lui communique de l’oxigène, et Je débarrasse de l'acide carbonique est alors qu’il reprend sa cou- Poumons, le sang revient par monaires dans l'oreillette gau-
dans le ventricule du même côté qui le Pousse de nouveau dans l'aorte.
Entre les oreillettes et les ventricules, il existe une valvule qui se ferme au moment où les ventricules se contractent pour empêcher le sang de remonter dans les oreillettes ; il en existe également une à l’entrée des artères afin que le sang ne puisse revenir vers le cœur, lorsque ce dernier se dilate.
Si l’on compare ensemble le système nerveux chez les vertébrés, cet agent indispensable des fonctions de la sensibilité et du mouvement, on constate qu’il est construit absolument d’après le même plan dans tous les animaux de cette catégorie, mais son volume acquiert un développement et une perfection d’autant plus grands que l’on se r.pproche davantage des animaux supérieurs.
Le système nerveux préside aux fonctions de relation comme à celle de nutrition ; C’est par lui que les impressions reçues par les organes des sens sont communiquées au cerveau ; c’est également par lui que les ordres sont transmis à l'organisme ; en un mot, il préside à toutes les attributions de ce que l’on appelle la vie animale, c'est-à-dire la sensibilité, la volonté et l'instinct.
Le système nerveux se divise en Système nerveux cérébro-spinal, et en système nerveux ganglionnaire Ou sympathique. Le premier consiste en une masse nerveuse plus ou moins considérable, située à l’intérieur du crâne et de la colonne vertébrale ; sur les parois de cette dernière sortent des nerfs sensitifs et moteurs qui se distribuent dans toutes les parties de l'animal. On donne le nom d'encéphale à cette por-
tion de la masse nerveuse située à l’intérieur du Crâne, et de #0ë//e épinière à celle qui, sous : forme d’un gros cordon blanchâtre, est située à l'intérieur de la colonne vertébrale, Organe d’une extrême importance et à structure très délicate, l'encéphale est protégé contre les agents extérieurs par le crâne qui est très résistant, et à l'intérieur par trois mem. branes, une fibreuse très forte adhérant au crâne, la dure-mère, une seconde séreuse, l'arachnoïde, ainsi nommée par ce qu’elle ressemble à une toile d'arai. gnée, et la troisième, cellulaire, la Dte-mère, dont la textrre est très délicate et qui recouvre immédiate. ment l’encéphale, Entre la pie-mère et l’arachnoïde il existe un liquide qui protège encore le cerveau. La moëlle épinière est également enveloppée par les mêmes membranes et protégée par les vertèbres qui s’entrelacent toutes afin d'offrir plus de résistance aux secousses extérieures. Les deux parties principales que renferme la boîte crânienne sont le cerveau et le cervelet ; le premier est un organe très volumineux occupant toute la cavité supérieure du crâne ; il est de forme ovalaire et est divisé sur la ligne médiane en deux parties,nommées hémisphères, à la surface desquelles se voient de nombreux sillons et plusieurs éminences contournées sur elles-mêmes, que l'on appelle crconvolutions cérébrales. Cependant les Rongeurs en ont peu et quelques autres mammifères en sont dépourvus. Le cervelet, situé à la partie postérieure et inférieure du crâne, est bien moins consicérable que le cerveau, et d’une
nature moins consistante, Les nerfs rachidiens sont des espèces de cordons blancs qui prennent naissance À la moelle épinière, à l'intersection des vertèbres, par deux racines, l’une antérieure et l’autre postérieure, qui s'unissent à leur sortie des vertèbres ; une pa: .ie de ces nerfs entre en communication avec le système nerveux ganglionnaire,et l'autre se distri. bue dans la partie postérieure et antérieure du corps. Ces derniers ont pour fonctions de transmettre au cerveau les sensations de ces divers organes, et de Communiquer aux muscles l'influence de la volonté émanant du cerveau. On a constaté par des expériences que la racine antérieure des nerfs rachidiens préside aux mouvements et est insensible à la douleur, tandis que la racine postérieure produit la sensibilité seulement.
On compte une quarantaine de paires de nerfs, dont une douzaine sortent du crâne et les autres de chaque côté de la colonne vertébrale. Ils tirent leurs noms de leur position et de leurs fonctions. Parmi ceux qui innervent particulièrement la tête, on retrouve les #erfs olfactifs, optiques, auditifs, trijumaux et autres.
Le système nerveux ganglionnaire se compose d’un grand nombre de petits filets nerveux, réunis en petites masses que l’on nomme £&langlions, liées entre elles par des cordons médullaires, et distribuées le long de la partie antérieure de la colonne verté. brale,. Le système nerveux ganglionnaire préside me fonctions de la nutrition, de la respiration, de