Ray, op. cit., p
3. Discours de M. Hitler du 21 maï 1935. Congrès colonial tenu à Fribourg: en Brisgau du 13 au 16 juin 1935, Afrique française, août 1935, pp. 459 et suiv.
4. Gérarchia, 12 gennaio 1932 ; C. Calisse, Mandati internationali.
et qu’elle devrait éventuellement faire valoir. L'auteur de l’article, après cette déclaration de principe, que les mandats sont toujours temporaires, insinuait que l'Italie mérite d’avoir des mandats et sauraït s’en montrer digne. Déjà, en 1929, devant la VIe Commission de l’Assemblée de la Société des Nations !, le délégué de l’Italie, Comte Bonin Lagare, avait souligné dans son exposé le caractère temporaire du mandat et agité indirectement la question d’une nouvelle attribution des territoires soumis à ce régime. M. Rappard, s'exprimant au nom de la Commission des Mandats, reconnaissait le bien-fondé de la thèse du délégué de l'Italie, mais s’associait également « à la déclaration du représentant de la France, selon laquelle il seraït dangereux d’éveiller des espoirs qui risquent de se traduire par des troubles ». Le problème fut vivement discuté. Sir James Parr, délégué de la Nouvelle-Zélande, faisant allusion à un article paru dans le Daily Mail sous le titre : « Rendons les mandats », déclara très nettement ? : « la Grande-Bretagne ne rendra pas les mandats, et ses Dominions non plus. Il peut en assurer la Commission ». Et il ajoutait : «c’est un point d’honneur que d'accomplir cette grande mission ». A cette occasion, le délégué de l’Empire britannique, Mrs. Swanwick, exposait, du point de vue juridique, la question sous son véritable aspect : « l’attribution des mandats a été faite par les Puissances alliées et associées, et ce n’est qu'avec l’accord unanime des Puissances alliées et associées, y compris les Etats-Unis, que l’on pourra procéder à une aliénation de ces mandats »$.
Cette opinion a été soutenue en mai 1935 et avec plus d'autorité encore à la Chambre des Communes. A Sir John Simon qui venait d’affirmer que la répartition des mandats dépendait de la Société des Nations elle-même, Sir Austin Chamberlain répondit : « Si ces paroles de mon collègue n'étaient précisées, elles donneraient une impres-
1. S.D.N., Actes de la 102 Assemblée. Séances des Commissions, 1929, VI,
2. S.D.N., Actes de la 10€ Assemblée. Séances des Commissions, 1929, VI,