Tanganyka Report, 1926, pp. 9 et
leur donner cette stabilité qui est la condition de tout progrès.
En 1927, Sir Donald Cameron faisait aux membres de la Commission des Mandats à Genève cette déclaration : « Nous croyons que si l’on peut trouver cette discipline et cette autorité tribales, et si l’on peut les utiliser, les protéger, les refondre de façon à en tirer le meilleur parti et les débarrasser dans la mesure du possible de tout ce qui blesse ce que le mandat appelle : « la justice et la morale naturelles », on aura posé les bases de l’avenir politique de ces populations, qui, autant que nous pouvons le présumer ne saurait s'élever d’aucune autre manière. Je tiens à insister de la façon la plus solennelle, si vous voulez bien me le permettre, sur la nécessité, à mes yeux, de prendre en considération l’aspect politique du problème indigène et non pas seulement son aspect économique et producteur »1 Les administrations indigènes ont leurs tribunaux et leurs trésoreries propres, et la responsabilité accompagne toujours le pouvoir, elles constituent une forme de gouvernement local simple, parfaitement adaptée aux traditions de la population. Les indigènes, membres de la tribu, ne sont pas déroutés, ils comprennent et chacun, non seulement participe à la direction de ses propres affaires, mais a la possibilité de porter à la connaissance des autorités locales et du Gouvernement central toute difficulté dont il croit avoir sujet de se plaindre. Sir Donald Cameron fournissait à la Commission Permanente deux ou trois exemples du succès de cette forme d’administration. « Peu de mois avant mon départ du Tanganyka, le chef de nos forces de police, qui avait fait une tournée dans les districts occidentaux de la province de Kigoma sur les rives orientales du lac Tanganyka, se rendit à Dar-es-Salan et demanda à me voir. Il me dit : « Etant donnée la façon dont progresse l’administration indigène de cette population je fais retirer de cette région 90 hommes de la police (peut-être 100). La population se charge elle-même de faire la besogne aussi bien que nous pourrions le faire nous-