Arrêté du 4 novembre
3 sont élus. Les indigènes ne sont autorisés, ni à siéger dans ce conseil ni à élire des membres.
Le territoire est divisé en districts ayant à leur tête un Conseil indigène le Fono des Faipules. Ces représentants sont élus par les indigènes, mais la coutume du Samoa exigeant l’unanimité, le consentement de tous les chefs est requis, ce qui donne lieu à des discussions souvent interminables. Les noms des élus sont transmis à l’administrateur qui donne son approbation. Les Faipules, sont des fonctionnaires et reçoivent un salaire, leur traitement varie entre 36 et 40 livres par an. L'administrateur les consulte sur les principales questions relatives à l’administration du territoire, mais ils sont surtout des organismes locaux chargés de la gestion des affaires du district et des villages. Ils ont des attributions de police et de voirie, tracé et construction des routes, ils assurent le ravitaillement de la population, prescrivent la culture de certains produits, plantes vivrières et doivent s’efforcer d'améliorer la production du coprah, principale ressource de ces îles. Ils prennent également des mesures relatives à l’hygiène publique, surveillent la consommation des boissons alcooliques, l’élevage des porcs et réglementent l’usage des cimetières. Les Faipules sont officiers de l’état civil, ils. contrôlent la fréquentation scolaire des enfants, pourvoient à l'exécution des cérémonies appropriées, approuvées par l’administrateur à l’occasion de l’anniversaire du Roi; de la fête nationale du Samoa et du Ole Aso Fa Amanatu et organisent des jeux annuels. Au-dessous des Conseils de district, il existe au Samoa des Comités de village t.
Les Samoans sont considérés comme les intellectuels du Pacifique, à la 10€ session de la Commission des Mandats, le représentant du Gouvernement de la Puissance Mandataire, Sir James Parr déclarait à la clôture de l’examen du rapport annuel : « En inculquant aux habitants du Samoa occidental l’idée de self government, la Nouvelle-Zélande espère un jour, donner aux indigènes la possibilité d’arriver peu à peu à s'occuper de leurs propres affaires sans aide
d'SD:N., J:0,, 1927/p-21559;
extérieure. Ce devoir est à ses yeux le secret du mandat »1. Mais à l’automne de 1926, des troubles graves se produisirent au Samoa ?, les indigènes refusèrent leur collaboration à l’administration, les meneurs prirent la brousse et une sorte de Comité révolutionnaire, le mau, maintint le pays pendant plusieurs années dans un état d’agitation à peu près continuel. Les Samoans protestaient contre leur exclusion du Conseil législatif et prétendaient s’occuper de leurs propres affaires. Les mots de « Samoa aux Samoans » ont été prononcés 5. En réalité, la cause des troubles était due principalement aux mesures prises par l’administration pour la vente du coprah. Celles-ci avaient mécontenté la population blanche. Les menées politiques et la propagande organisée de trois blancs ambitieux troublèrent les indigènes grands enfants crédules. Comme Sir George Richardson l’expliquait aux membres de la Commission des Mandats, « leur désir était d’élire des Samoans au Conseil législatif, afin de pouvoir contrôler eux-mêmes ce groupe samoan et, ainsi, d'obtenir la possibilité de dominer le Gouvernement ». En 1928, deux croiseurs néozélandais séjournèrent plusieurs mois dans les eaux d’Apia, la capitale du territoire. De nouvelles émeutes ayant éclaté, le 28 décembre 1929, la Puissance Mandataire décida de prendre des mesures énergiques. Les pouvoirs de l’administrateur furent étendus, il put sommer le mau de livrer 20 Samoans inculpés d’actes criminels et un certain nombre de meneurs et chasser les membres du mau de leurs quartiers généraux de Vaimoso et de Lepea »5.
Le calme est revenu au Samoa mais les événements de ces dernières années montrent que les indigènes ne sont pas encore aptes à se gouverner eux-mêmes. La Puissance Mandataire devra agir avec beaucoup de prudence.