C.P.M., 13, 1928, pp. 109 et suiv
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$ 6. L'administration de la Nouvelle-Guinée.
A la tête du territoire de la Nouvelle Guinée sous mandat australien, se trouve un administrateur qui gouverne le pays en s’aidant des conseils de ses principaux collaborateurs 1, Le personnel administratif est uniquement composé de sujets britanniques, les indigènes extrêmement arriérés, malgré les efforts faits, ne sont susceptibles de remplir aucun emploi. Soucieux de se conformer exactement aux devoirs que lui impose le mandat, le Gouvernement du Commonwealth a nommé en Nouvelle-Guinée un anthropologiste chargé d’étudier les mœurs et les coutumes de ces peuples très primitifs et de guider ainsi l’administrateur ?.
Une grande partie du territoire n’a pas encore été explorée #. Dans les districts qu’elle contrôle, la Puissance Mandataire cherche à intéresser les indigènes à leurs propres affaires, le chef de village lulai, assisté d’un Conseil le tultul est chargé de veiller au bien-être social du groupe, mais l’autorité locale qu’il détient est très limitée La politique suivie consiste à maintenir les lois et les coutumes indigènes dans la mesure où elles ne sont pas incompatibles avec les fondements de la civilisation et de la morale.
L'exploitation des gisements aurifères découverts dans le territoire est commencée. L’extraction de l’or augmente chaque année et les ressources du pays se développent régulièrement. L'administration veille à ce que des relations amicales s’établissent entre prospecteurs et indigènes. En 1927, des meurtres de blancs ayant été commis par des indigènes, l'administrateur se mit à la tête d’un détachement armé d’une mitrailleuse. Il reçut immédiatement des instructions aux termes desquels il ne devait faire usage de cet engin qu’en cas de réelle et grande urgence, et seulement pour la protection des membres de l’expéditionÿ. Les mauvais traitements infligés par des Européens à des indi-
New Guinea Act, 1920, 1926.