‹ Les Mandats InternationauxChapitre 66 sur 124 · UE WE · texte numérisé non relu

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gènes sont sévèrement punis, des affaires de ce genre ont même été l’objet de débats au Parlement australien le 15 septembre et le 2 novembre 19321. A la 15e session de la Commission Permanente, M. Rappard exprimaïit cette opinion qu’« il serait tout à fait contraire à l’esprit du système des mandats, que la Puissance Mandataire subordonne le devoir essentiel qui est d’élever le niveau de civilisation parmi les indigènes à l’exploitation économique du territoire ?. L'année suivante, le représentant accrédité de l’Australie, faisant allusion à la suggestion faite par M. Rappard, assurait que le « développement économique du territoire constitue un procédé de civilisation, qu’il multiplie les moyens de contact entre les blancs et les indigènes et qu’il permet de consacrer à la prospérité de ceux-ci des fonds beaucoup plus considérables qu’il ne serait autrement possible »?. .

La Puissance Mandataire fait son possible pour développer le bien-être matériel et moral d’une population qui compte parmi les plus arriérées du globe.

$ 7. L'administration de Nauru.

L'administration de la petite île de Nauru n'offre guère de particularités. Le mandat y est exercé en fait par le Gouvernement australien que représente un administrateur. Celui-ci est assisté d’un Conseil législatif où siègent deux indigènes.

La vie est extrêmement facile dans l’île et les redevances que le monopole des phosphates verse aux habitants font qu'à Nauru il n’y a pas de malheureux. La Commission Permanente des Mandats s’est toujours montrée extrêmement satisfaite de la façon dont ce petit territoire est administré.

1, CPMS 28 41953p. 31 2. C.P.M., 15, 1929, pp. 60 et suiv.

© $ 8. L’administralion des îles du Pacifique sous mandat japonais.

Les îles du Pacifique sous mandat japonais dépendent administrativement du bureau des mers du Sud, organisme qui, tout en étant placé sous la direction et la conduite du premier Ministre, est subordonné aux ministres intéressés pour tout ce qui concerne les affaires spéciales, justice, finances, économie, communications. En effet, il n’exicte pas à proprement parler de ministère des colonies au Japon, mais, seulement, un office qui centralise les affaires relatives aux Gouvernements de Formose, de Corée, de Sakhaline, du Kouan-Toung, et au bureau des mers du Sud. Sa tâche consiste à seconder le premier Ministre.

Le bureau des mers du Sud qui fonctionne depuis le 1er avril 1922 et qui a succédé aux autorités militaires assume l’administration des îles sous mandat. Mais ces îles sont éparpillées dans l’Océan Pacifique entre les 1300 et 1759 de longitude Est au Nord de l’équateur; aussi l’administrateur qui ne peut être partout à la fois, a sous ses ordres des bureaux auxiliaires qui fonctionnent à Saipan, à Yap, à Palau, à Ponape et à Jaluit ?. Les attributions des chefs de ces bureaux étroitement rattachés au bureau des mers du Sud ne sont pas très décentralisées. Ceux-ci ne peuvent prendre aucune mesure si peu importante soit-elle sans en référer à leur supérieur. Il semblerait que cette procédure pût donner lieu à des inconvénients mais en pratique, il s’en produit rarement.

L'administration locale est assurée dans les îles par les chefs de village et les chefs de village adjoints, nommés par le Gouvernement japonais. Ces fonctionnaires de village reçoivent un traitement, ils ont en outre des revenus et des bénéfices particuliers qui leur reviennent en leur qualité de chefs de tribus. Les chefs s’occupent en général des affaires indigènes et des pouvoirs de police leur sont délégués par l’administration. Cette mesure a été

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