‹ Les Mandats InternationauxChapitre 72 sur 124 · C.P.M., 1926, 10, pp. 22 et suiv. ; p · texte numérisé non relu

C.P.M., 1926, 10, pp. 22 et suiv. ; p

3. Le Temps du 16 octobre 1928 et C.P.M., 14, 1928, p. 66. Dans un discours prononcé à Heïldelberg (Transvaal), M. Roos, Ministre de la Justice du Gouvernement de l’Afrique du Sud avait dit qu’il était possible que l’ancienne

du Gouvernement de l’Afrique du Sud était, en réalité, plus nuancé que ne le représentait la grande presse. Il s’agissait de l’incorporation à l’Union du Sud-Ouest comme 5e. province.

Dès 1932, le parti nationaliste unifié du territoire prenait position sur la question des relations juridiques entre le Sud-Ouest africain et l’Union. Son chef, M. Niehaus envisageait comme prochaine l’annexion du territoire à l'Afrique du Sud. Les élections de novembre 1934 au Conseil législatif du pays sous mandat ont donné au parti nationaliste unifié une majorité des deux tiers, alors qu’en 1926, les députés allemands occupaient plus de la moitié des sièges. Le premier acte du nouveau Conseil législatif a été de demander le rattachement à l’Union comme cinquième province 1, Cette nouvelle a été commentée par la presse allemande avec une certaine émotion. Le 5 décembre, le Conseil d’administration de la Société Coloniale Allemande prenait une résolution pour protester contre le coup de force auquel le Conseil législatif du territoire prêtait la main et priait le Gouvernement du Reich de s’opposer par tous les moyens à une atteinte quelconque portée au régime du mandat ?.

Bien que la population blanche du territoire ait exprimé le vœu de voir le Sud-Ouest africain annexé à l’Union, le Gouvernement de l’Afrique du Sud ne s’est pas décidé à réaliser le programe que le Général Smuts exposait en 1920 à Windhoeck. On n’a pas caché, à Pretoria, les inconvénients que présentait l’adoption de cette mesure. En raison de sa faible population, le Sud-Ouest africain n’aurait disposé au Parlement de l’Union que de trois sièges seulement. Les charges fiscales imposées aux habitants du territoire seraient devenues encore plus lourdes et la situa-

colonie allemande du Sud-Ouest africain actuellement sous mandat de l’Union fut sous peu annexée à l’Union. M. Roos aurait exprimé l’opinion que les Puissances Mandataires se montreraient favorables à une mesure de ce genre et il aurait fait ressortir que la fusion définitive de l’ex-colonie allemande avec l’Union était vivement désirée par la population du Sud-Ouest africain ».

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