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Hénoch, Birsch-Hirschfeld, Wells (1878). En février 1878, Hutinel présente, dans un mémoire intitulé « Lésions syphilitiques du testicule chez les jeunes enfants », et publié dans la Revue Mensuelle de Médecine et de Chirurgie, la première étude d'ensemble sur la question, tant au point de vue clinique que microscopique. Notons que l’auteur signale n’avoir rencontré que deux fois l’hydrocèle accompagnant l’orchi-épididymite svphilitique.
En 1879, Hutchinson communique à la Société de Pathologie de Londres, un cas de gomme du testicule chez un enfant hérédo-syphilitique.
En 1885, Bumstead et Taylor, dans leur livre The Pathology and treatment of venereal diseases signalent comme lésions possibles du testicule dans Ia syphilis héréditaire précoce : orchite, épididymite, déférentite, hydrocèle. En ce qui concerne la coexistence du sarcocèle et d’un épanchement séreux de la vaginale, ils sont d’un avis diamétralement opposé à celui d’Hutinel et écrivent que « la maladie (le sarcocèle) est habituellement accompagnée d’hyperhémie du scrotum et d’un léger degré d’hydrocèle ». |
Dans les années qui suivent, notons quelques travaux sur la question, signés Hénoch, Parrot, Fournier, Comby, Lannelongue. En 1886, dans son livre sur la syphilis héréditaire tardive, Fournier étudie les lésions du testicule dans les formes précoces et tardives de cette maladie ; il s'attache également à la question des arrêts de développement et de migration du testicule. En 1892, Carpenter publie, dans The Practitionner, une étude particulièrement bien documentée
sur les affections du testicule dans la syphilis héréditaire. Quelques années plus tard (1899), dans son Traité des Maladies de l'enfance, reprenant la question, il fournit encore un nombre plus grand d’observations et note que sur les 83 cas rapportés, ïi y a 9 fois coexistence d’orchite et d’hydrocèle. II conclut que l’épanchement séreux de la vaginale n’est pas une manifestation de la maladie aussi rare que quelques auteurs l’avaient prétendu et que son apparition peut être, chez le jeune enfant, l'indication Ia plus précoce d’une lésion testiculaire En 1893, Taylor publie, dans le The New-York Medical Journal, une étude sur les lésions du testicule et de ses annexes dans l’hérédo-syphilis. En ce qui concerne l’hydrocèle, il trouve, comme il l’avait écrit dix ans auparavant avec Bumstead, que, dans la syphilis héréditaire, Fhydrocèle est une complication plus fréquente qu’on ne l’avait pensé jusqu'alors.
Signalons, en 1895, les travaux d’Erichsen, dont les conclusions sont identiques à celles des autres chercheurs, et le Traité de la syphilis de Finger, où l’orchite infantile, dans l’hérédo-syphilis précoce, est considérée comme une rareté. En 1899, sous la direction de Fournier, Seringe, dans une excellente thèse, présente une étude du testicule dans la syphilis héréditaire. Il s'attache surtout à préciser quelques points concernant en particulier les lésions de l’épididyme, la fréquence de l’hydrocèle vaginale et enfin l’importance que l’on doit attribuer à la sclérose testiculaire, suite de sarcocèle, dans la genèse de nombreux cas d’infantilisme, |
Dans les années qui suivent, on relève un certain nombre d'observations dans la littérature. Parmi les travaux qui traitent de la syphilis héréditaire du nouveau-né, du nourrisson et de l’enfant, certains (Berre 1900, Robin 1903, Lernont 1904) ne parlent pas des lésions génitales ; d’autres (Kaniline 1900, Blanchet 1902) n’apportent rien de nouveau.
. C’est ensuite surtout de l’hydrocèle vaginale que se sont occupés ces chercheurs.
En 1914, Dufour et Thiers, dans leur travail intitulé Considérations pathogéniques sur l’hydrocèle dite idiopathique de la tunique vaginale, son étiologie syphilitique, ont volontairement omis de parler de l’hydrocèle congénitale du nouveau-né, pour laquelle le développement du canal péritonéo-vaginal en pleine évolution peut être une cause suffisante d’inondation de la séreuse. En 1917, Vaglio, dans une étude étiologique de l’hydrocèle des nourrissons, est frappé par la coexistence fréquente d’un épanchement séreux de la vaginale et de l’hérédo-syphilis. En 1922, Gouez, dans sa thèse inspirée par Dufour, traite de l’étiologie syphilitique de certaines hydrocèles essentielles ; parmi ses observations, il en est une (Obs. XI), concernant un nourrisson ; signalons que, dans ce cas rapporté par lui, dans le liquide d’hydrocèle, le Bordet-Wassermann fut trouvé nettement positif.
Ces dernières années, dans une série d’articles fort intéressants et comprenant un certain nombre d’observations, Salès et P. Vallery-Radot étudient les différentes hydrocèles du nourrisson ; ils s’attachent surtout à déterminer les éléments de diagnostic des
hydrocèles considérées comme liées à l’hérédo-syphilis et étudient également l’état du testicule. En 1922, Blechmann a entrepris auprès de diverses personnalités une vaste enquête sur la syphilis héréditaire ; dans les résultats de ses interviews, il n’est pas fait mention de stigmates génitaux.
La même année, dans le livre de P. Muzler, J. Husler étudie la syphilis congénitale, en particulier chez les nouveaux-nés et les nourrissons, mais il ne parle pas des lésions de l’appareil génital mâle. En 1923, Marfan, dans deux lecons faites à l’hospice des Enfants-Assistés et publiées dans la Presse Médicale, étudie les signes cliniques de certitude et ceux de probabilité, dans la syphilis congénitale des nouveauxnés et des nourrissons ; il signale comme pouvant faire penser à la spécificité l’hydrocèle unilatérale, irréductible, persistante, ainsi que l’intumescence et linduration du testicule. Dans le livre La Syphilis, publié par un certain nombre d’auteurs allemands, sous la direction de Meirowsky et Pinkus, H. Ribritius étudie la syphilis de l'appareil génital, et H. Davidsohn la syphilis congénitale ; mais ces auteurs n’apportent absolument rien de nouveau. De même, dans les ouvrages français les plus récents de Pédiatrie ou de Syphiligraphie, les auteurs signalent qu’on peut, dans la syphilis héréditaire du testicule, trouver de l’hydrocèle ; mais Ed. Fournier attire l’attention sur la tuméfaction des testicules : « Symptôme presque loujours méconnu et qui pourtant comporte en lui-même une valeur incontestable ».
Au Congrès de la syphilis héréditaire (Paris, octobre
Le Ou
1925), un certain nombre de médecins : Lesné, Weill- Hallé, Blechmann ont soutenu que le domaine de la syphilis héréditaire a été trop étendu. Blechmann, en ce qui concerne l’hydrocèle vaginale unilatérale, irréductible, cite certains cas, traités pendant plusieurs mois sans résultat par la médication antisyphilitique, qui ont guéri définitivement par la ponction de l’hydrocèle et l'injection d’alcool. D’autres auteurs ont signalé, parmi les manifestations morbides pouvant être en rapport avec l’hérédo-syphilis, les syndromes génitaux : induration et intumescence du testicule, ainsi que l’hydrocèle unilatérale, irréductible, persistante, sans communication avec le péritoine et probablement due à une lésion testiculaire (Lesné et Boutelier, Devraigne, Carle, Queyrat).
À tous ces documents viennent s’ajouter un grand nombre d’observations éparses dans les publications médicales. |
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