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ni de sa famille ; la mémoire est parfois considérablement diminuée, le sens moral cblitéré ; le malade peut commettre des actes répréhensibles ; cependant il est rare de constater un effondrement de l'intelligence aussi généralisé que chez les paralytiques généraux ; ces sujets peuvent encore suivre une idée et montrer une certaine habileté quand il s’agit de satisfaire leur appétit pour la boisson. Chez ces déments alcooliques les conceptions délirantes sont mal systématisées ; toutefois on voit parfois prédominer quelques idées mélancoliques, des idées de persécution, de jalousie, acéompagnées souvent d’hallucinations ; la marche de cette démeuce est plus lente que celle de la paralysie générale, il n'y a pas cette hésitation spéciale de la parole, ni le délire généralisé du paralytique. Quand les lésions ne sont pas très avancées, les symptômes restent longtemps stationnaires, grâce à l’hygiène de Pasile; mais peu à peu on arrive à la paralysie générale; l’évolution de celle-ci se fait d’une façon progressive ; le passage de lalcoolisme chronique à la paralysie générale n’est pas brusque; il y a une période de transition assez longue dans laquelle on note des améliorations et des aggravations répétées, c’est ce qui a fait dire qu’on avait affaire dans ces cas-là à de la pseudoparalysie générale. Si observation s’arrêtait là, on pourrait dire : pseudo-paralysie générale. Mais, au bout d’un temps variable on assiste au retour définitif de la maladie. Certains de ces pseudo-paralytiques, que l’on donne comme guéris après chacun de leurs accès, terminent leur soi-disant pseudo-paralysie générale par une paralysie générale confirmée ; un an, deux ans après, parfois plus tôt, on voit le sujet revenir à l’asile pour un nouvel accès alcoolique qui guérit encore; mais après la disparition des symptômes aigus toxiques on peut constater déjà des modifications physiques et intellectuelles ; la mémoire et l'intelligence