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Il peut exister des altérations du côté de l'organe visuel, faciles à distinguer d’ailleurs de celles qu'on rencontre dans le tabes vrai; c’est ainsi que, pour Parinaud, le signe de Robertson et les paralysies des muscles de l'œil font toujours défaut. Le myosis est rare. Le rétrécissement du champ visuel intéresse primitivement le centre et non la périphérie comme dans le tabes. L’atrophie du nerf optique est peu accusée, blanche, bien différente de l’atrophie grisâtre progressive du tabes. Deplus, en suivant l’évolution du pseudotabes, le diagnostic de cette maladie s'impose.
Autant le début est brusque, autant la marche est rapide; après quelques jours les phénomènes sont arrivés à leur maximum, puis les troubles sensitifs, l’incoordination motrice s’atténuent progressivement, el enfin la réapparition des réflexes rotuliens annonce une guérison prochaine. La durée totale de l'affection est relativement courte, de quelques mois à deux ans au plus ; il y a parfois des rechutes, mais la guérison est toujours de règle.
Nous en avons fini avec les troubles fonctionnels accompagnant les paralysies alcooliques. Mais, outre ces phénomènes fonctionnels, il y a des phénomènes généraux. Ces malades sont des émotifs; à la moindre question ils s’agitent ; leur visage se congestionne, se couvre de sueurs ; les yeux brillent, sont injectés; parfois au contraire on note de l’apathie, de la tristesse, de l’hébétude avec des lèvres pendantes. Qu'il nous suffise de rappeler ici les rèves, les cauchemars, les hallucinations, les troubles dyspeptiques (pituites, vomissements), les troubles génésiques qui ont précédé ou accompagnent ces phénomènes fonctionnels.
La marche, la durée et le pronostic de ces paralysies sont essentiellement variables ; il semble que la durée ordinaire puisse osciller entre 4 mois et 18 mois ; 1l semble de plus qu’il y ait un rapport entre le temps que mettent à