CONCLUSIONS
Ainsi, chez le cobaye et chez le chien, l’intoxication aiguë par le gaz d'éclairage produit, au moment où l’animal tombe dans le coma, des troubles électrocardiographiques rapidement réversibles. Une dissociation auriculo-ventriculaire isorythmique, des anomalies importantes de T (ample, tendant à se rapprocher de la branche descendante de R) apparaissent. Elles se montrent proportionnelles au degré d’intoxication. et disparaissent peu de temps après sa cessation.
Un courant d’oxygène accentue notablement la réversibilité de ces altérations.
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À un stade avancé de l’intoxication, ces déformations sont semblables à celles observées par HENRI JEAN et LUTEMBACHER sur le cœur arrêté. Nous verrons plus loin, au sujet de la théorie anoxémique, le résultat des expériences de ces auteurs.
Les Américains ont également étudié l’action de l’oxvde de carbone sur le tracé électrocardiographique de chiens et de chats.
C’est HaGGarD® d’abord, qui, faisant inbaler à des chiens de l’oxyde de carbone à forte concentration. de facon à provoquer la mort en 25°-40°, ou plus lentement. avec une concentration moins forte, mais pendant un temps plus lone. de 5 à 7 heures, a obtenn nn bloe complet. En nratiquant la respiration artifi- -cielle à trois chiens déià intoxiqués. l’électrocardioeramme a montré d’abord de la tachvycardie, avec T inversé. puis, 24 heures après, un aspect normal.
De leur côté, KaTz, HAMBURGER et SCHUTZ obtienrent des modifications de T et des décalages de ST.
Lewis, WuiTe et MEAxINS ont observé sur des chats un bloc auriculo-ventriculaire.
Toutes ces anomalies du tracé électrique se rapprochent de celles qui sont signalées chez l’homme par leur labilité, leur caractère fusace et réversible.
Elles sont relativement semblables chez tous Îles animaux. alors qu’elles sont très diverses chez l’homme.
CHRIST a trouvé sur des lapins. tout. de suite après l’intoxication nieuë. nn alloncement de RT aui disvaraissait quelques heures anrès la fin de l’expérience. En sonmettant l’animal à un effort. l’altération réanparaïseait. CASTROVITII. de son côté, sur des lapins plusieurs fois intoxiqués. de manière subaïguëé, a noté l’allonsement de PO (0.02 à 0.04”) avec modification de londe P aui se présentait dentelée ou déplacée, ou renversée. T était inversé surtout en D IT.
Immédiatement après l’intoxication, il y avait de
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la tachycardie, et après un certain temps, de la bradycardie.
De très nombreuses et belles expériences ont été faites chez les lapins par CHRIST et CASTROVILLI. CaAc- CURI également a étudié les modifications électrocardiographiques dues à l’intoxication oxycarbonée aiguë et chronique sur ces mêmes animaux.
Sa technique était la suivante : un électrocardiogramme était pratiqué en employant comme électredes trois aiguilles respectivement enfoncées dans
le membre antérieur droït, dans Pantérieur gauche.
et dans le postérieur gauche. et en rattachant l’animal à l’électrorardiogramme Siemens universel. Le lapin était ensuite placé dans « une chambre respiratoire » où on faisait arriver un courant d’air mélangé d’oxvde de carbone très pur. obtenu par réaction de l’acide formique sur de l’acide sulfurique et purifié de toutes traces de CO nar barbotare à travers une solution de soude caustique. Les autres tracés étaient effectués immédiatement anrès l’intoxication à différente intervrllos de temps.
1° INTOXICATION AIGUÉ.
L'expérience porta sur neuf lapins. intoxiqués avec loxyde de carbone pendant 20 à 40 minutes.
L'auteur nota des contractions tonico-cloniques des membres, puis, au bout de 10 à 15 minutes, des convulsions généralisées. Ultérieurement se manifesta. en même temps au’une incontinence des urines et des fèces, un état de torpeur qui alla en s’accroissant jusqu’au coma. Les lapins étaient alors retirés de la « chambre respiratoire » et remis en contact avec Pappareil.
Le résultat n’a pas été le même dans tous les cas. Pour certains lapins, il n’y eut aucune modification de la fréquence cardiaque, immédiatement après l’in-
toxication. Chez d’autres, on observa une tachycardie Lo