CU
l’inversion de T pour une anoxémie correspondante
l’augmentation de cette même onde qui redevient po: sitive à une altitude de 14 à 15.000 mètres:
la diminution très marquée de R:
la disparition de l’onde P pendant l’apnée, déclenchée nar l’anoxémie;
parfois l’apparition d’une dissociation auriculo-ventriculaire ; |
Papvoarition, lors d’un retour brusque à une atmosphère normale d’une tachycardie sinusale;
la disparition de toutes les anomalies électrocardiocranhiques très peu de temps après l’arrêt de l’expérience (1/2 heure).
LauBry. DEGTAUDE et WALSsER ont étudié l’asphyxie chez des lapins. Ceux-ci sont anesthésiés et par l’intermédiaire d’une soufflerie électrique on abaisse
progressivement leurs mouvements respiratoires de 68 à 16 puis à 0.
On constate alors une dilatation du ventricule droit, alors que le ventricule gauche reste sensiblement normal. La fréquence du pouls baisse rapidement puis apparaît de l’arythmie. Cette bradycardie est très nette et d’une fixité remarquable.
Sur les électro, R diminue pour augmenter brusquement dans l’asphyxie aiguë,
L’espace PR augmente, avec un certain retard avec le début de l’expérience. Quand l’asphyxie augmente, PR s’allonge encore, et parfois il y a une dissociation auriculo-ventriculaire complète.
Les complexes ventriculaires sont troublés, la du-
re
rée de QRS est augmentée jusqu’à la fin de l’expérience. T s’inverse ou s’aplatit. Le seoment ST est variable. Parfois on note une alternance de T avec une alternance du cœur.
Dans l’asphyxie brutale, T s’inverse et ne revient positif qu’à Ja reprise de la respiration.
Mais Warser fait remarauer que chez les chiens. snécialement autour des 8.000 mètres d’altitude. les altérations électrocardiographiques ne sont pas constantec.
Les auteurs américains. de leur côté. ont étudié les effets de Panoxémie sur l’électrocardiogramme. L, N. KATz et W. W HAMBURGER ont fait des expériences portant sur 20 personnes respirant une atmosphère dont on diminue graduellement le taux d’oxvgène à 7 % (sans accumulation du gaz carbonique).
Les tracés montrèrent des altérations portant sur
Ter ST.
Haccarp, sur des chiens chez lesquels il provoquait une insuffisance respiratoire et par conséquent une anoxémie, a noté une dissociation auricule-ventricu-
laire et un bloc complet, qui disparaissait à la suite d’inhalations et de CO.
À côté de ces expériences portant sur la diminution du taux de l’oxygène inhalé, existent d’autres expériences faites sur le cœur arrêté par des substances comme le formol, le cobalt ou le mélange éther-chloroforme. On obtient ainsi, par un autre mécanisme, des troubles des échanges d’oxygène dans l’organisme humain.
Lerparise