MUR
à l’hôpital avec le diagnostic d’appendicite probable.
Dans le service de chirurgie où il est reçu tout d’abord, on trouve une légère défense des grands droits, sans douleur dans la fosse iliaque; l’appendicite ne paraît guère vraisemblable et le malade est envoyé en médecine.
Il est très pâle, somnolent, fatigué, non amaigri. La température est de 38°5, le pouls bat à 100. Le ventre ; est gros, ballonné, non douloureux. Le foie et la rate paraissent normaux. Il n’existe ni rougeur pharyngée ni symptômes cardio-vasculaires. La respiration semble un peu soufflante au sommet droit. Les urines ne contiennent pas d’albumine.
On ne relève en somme que trois symptômes : la fièvre à 38°5, la fatigue, la constipation avec météorisme. Deux purgations à l’huile de ricin restent à peu près sans effet.
Dans l’après-midi du 3 février, l'enfant accuse une douleur aiguë dans l'articulation de l’épaule gauche, qui l’immobilise presque complètement. La température monte le soir à 39°5. On institue le traitement salicylé. La douleur articulaire cède en deux jours; la température baisse progressivement pour atteindre la normale à partir du 8 février. Le ballonnement du ventre et la constipation disparaissent dès le début du traitement.
OBSERVATION V (Résumé).
BEzANcON et M. P. WeiL (Annales de Médecine, 1926).
Verm., âgée de 26 ans, entre dans le service le 12 janvier 1925 sans antécédents autres que des crises convulsives à 1 an, une crise d’appendicite à 6 ans et demi, une amygdalectomie vers cette époque et une grippe légère en 1920. Elle est admise dans le service de chirurgie de l’hôpital Boucicaut pour une douleur abdominale
LA op
di
droite survenue insidieusement depuis quatre jours et qui est considérée comme de nature appendiculaire. La douleur est vive mais ne s'accompagne pas de vomissements. Le lendemain de l’admission elle a disparu, mais un œdème léger est survenu au niveau des pieds. La malade est passée alors en médecine.
La température est de 39°3. Le pied droit est gonflé, rouge, légèrement douloureux; il existe un point particulièrement sensible à la pression au niveau de la région rétro-malléolaire. Il n’y a aucune douleur autre, ni musculaire, ni articulaire. Mais on perçoit un léger assourdissement avec prolongation du premier temps à la pointe. Au cinquième jour d’hospitalisation, la température tombe, devenant rapidement normale, tandis que s’installe un souÿf]le systolique de la pointe, qui sera définitif.
OBSERVATION VI (Thèse Dory, Paris, 1925).
M'° Ev., ancienne: rhumatisante, entre à l’hôpital Laënnec pour une nouvelle crise. Le premier accès survint à l’âge de 15 ans; il fut polyarticulaire et compliqué d’une atteinte cardiaque. La crise actuelle avait commencé le 26 novembre 1924 par des douleurs légères dans le pied gauche et une angine. Deux jours plus tard survinrent des vomissements verdâtres et abondants, accompagnés de douleurs abdominales légères. En même temps, des douleurs articulaires assez intenses prennent la tibio-tarsienne gauche, puis la hanche et le genou droit. Le jour de son arrivée, l'examen de l’abdomen décèle une douleur à la palpation profonde avec défense de la paroi. Il n’y avait ni diarrhée ni sueurs. Un vomissement verdâtre se produisait encore alors qu’elle fut hospitalisée. Le lendemain apparaît une angine diffuse
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