‹ Les Manifestations précoces du Génie MusicalChapitre 21 sur 39 · NT · texte numérisé non relu

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renciation incomplète entre les sens de la vue et celui de l’ouïe, et de la survivance, d’après certains auteurs, d’une époque primitive où cet état aurait été la règle ; 2° Anatomiquement, on suppose des anastomoses entre les centres cérébraux des sensations visuelles et auditives ; 3° Physiologiquement de l'irradiation nerveuse ; 4° Psychologiquement : une association d’idées par contiguité ou ressemblance(1). Il serait donc, dans certains cas et dans une certaine mesure, possible à l'appareil visuel de suppléer l’organe périphérique de l’audition ? En d’autres termes, une impression visuelle pourrait éveiller en écho une sensation sonore ? S’il en était ainsi, nous pouvons nous expliquer la raison pour laquelle Haendel, qui était très « visuel » a vu se tarir subitement la source de son génie lorsqu'il devint aveugle. Beethoven, quoique sourd, a pu créer des partitions dont les impressions musicales sont neuves et suggestives. Doit-on uniquement en conclure, pour cela, que le fonctionnement de l’organe auditif périphérique ne soit nullement indispensable au musicien ? Suffisaitil à Beethoven de représentations motrices ? La mémoire seule pouvait-elle réveiller alors en lui le souvenir des -représentations motrices de mélodies, des nombreux instruments qui s’y étaient associés quand il les avait entendus et qu'il avait conservés en lui ? N’y a-t-il point lieu de se demander plutôt si, chez Beethoven; comme chez Haendel, une impression rétinienne, à la faveur d’une émotion, était capa-

() RiBor. — Phsycologie des sentiments.

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