‹ Les Manifestations précoces du Génie MusicalChapitre 26 sur 39 · DU · texte numérisé non relu

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vier, comparable en quelque sorte à celle des pianistes, nous voulons parler des dactylo-sténographes.

Des recherches, en cours dans &e laboratoire, n’ont pas porté encore sur un nombre suffisant de sujets, pendant un temps assez long, pour nous permettre de tirer des conclusions définitives. Cette réserve est particulièrement nécessaire en raison de variations de trois ordres : variations individuelles, résultant de facteurs multiples ; résultats différents fournis par des épreuves diversement conditionnées ; enfin variabilité des temps de réaction, énorme chez certains sujets (notamment musiciens) pour une épreuve identique répétée, surtout lors des premiers essais.

En tous cas, les moyennes groupées par catégories d'individus paraissent devoir établir que, chez les sujets dont l’organe périphérique de l’audition est musicalement impressionnable, les R. P. M. sont en moyenne relativement lentes, au même titre que celles que nous avons enregistrées chez des individus qui, par leur profession, reçoivent les intonations musicales du langage articulé.

TECHNIQUE EXPÉRIMENTALE Nous avons employé deux sortes de dispositifs en ce qui concerne les excitations auditives (1) : 1° Le neuramôbimeétre (2). — Cet appareil consiste essentiellement en une lame vibrante munie d’un style inscripteur, au contact d’une plaque de verre enfu-

(1) Nous ne possédons sur les réactions à point de départ optique et tactile chez les musiciens qu’un nombre encore insuflisant de renseignements pour aborder leur étude ici.

(2) Consultez: Exner et Obersteiner, Pflüger's Archiv, V.VII, p.601.

mée. Au début de l’épreuve, cette iame est maintenue

éloignée de sa position de repos. La mise en marche

d’un chariot suportant la plaque de verre enfumée libère la lame vibrante. À partir de ce moment, cette lame émet un son (sol grave) et inscrit ses vibrations (100 V. D. par seconde). Dès que le sujet en expérience perçoit ce son musical, il interrompt l’inscription en éloignant, par la manœuvre d’une poignée, la lame vibrante de la surface d'inscription. Avec cet appareil très simple et peu encombrant, la vitesse avec laquelle l'opérateur entraîne le chariot, tout en modifiant l’allure de la courbe, n’influence

en rien le résultat numérique.

2°L’audiomètre de Gaiffe. — Cet appareil, construit pour l'étude de l’acuité auditive (seuil) pour des sons de hauteurs différentes, peut également servir pour la mesure du temps de R. P. M. Au lieu d’utiliser le disjoncteur de l’audiomètre, M. le professeur Mathieu nous a conseillé d'introduire entre les bor-

- Laboratoire de P Rywlogie. Janey

NME du onde.

Type de notre tracé obtenu en opérant suivant le deuxième dispositif expérimental.

rar

nes du téléphone un pont muni d’une clef à rupture brusque. La manœuvre de cette clef, a pour conséquence de renforcer brusquement l'intensité du son perçu par le sujet. Celui-ci peut donc ainsi entendre successivement un son de hauteur déterminée, d’abord faible, puis brusquement renforcé. Cette manière d'opérer paraît présenter l’avantage de mettre l'individu dans les meilleures conditions d’attention et d'adaptation.

La même manœuvre de rupture agit simultanément sur un circuit indépendant, en relation, soit avec un chronomètre d’Arsonval, soit avec un dispositif graphique (Signal de Desprez, inscrivant sur un cylindre de Marey-Richet). Dans le deuxième dispositif, que nous avons surtout employé, un diapason donnant 100 V. D. est entretenu électriquement et inscrit les indications chronographiques.

Ces deux techniques fournissent des indications un peu différentes, mais nous ont donné des résultats concordant en ce qui concerne le sens des phénomènes. Ces résultats sont mis en évidence par la Planche IL.

. La Planche II ne comprend que des résultats fournis par le neuramôbimètre ; elle montre l’importance des variations individuelles, ainsi que les écarts plus ou moins prononcés pour un même sujet entre des chiffres fournis par des épreuves successives ; les sujets ont été en outre rangés de gauche à droite, par catégories dans la Planche I; individuellement dans la Planche II, suivant un ordre décroissant au point de vue de leurs qualités musicales. '

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