‹ Les Manifestations précoces du Génie MusicalChapitre 30 sur 39 · DA APS · texte numérisé non relu

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tendus, lus, écrits. Le processus cérébral est absolument le même. D'où similitude absolue dans l’éducation. Comme le langage, la musique a ses illettrés, ses demi-lettrés, ses lettrés.

Les processus d'acquisition, d'éducation étant ainsi parallèles, on comprend très bien, a priori, que des troubles similaires puissent se produire dans les deux cas : les centres d'images musicales sont une expression topographique en même temps que fonctionnelle. En tant que fonctions symboliques, ces deux langages doivent avoir, nécessairement, des centres corticaux et sous-corticaux complexes. La complexité de tels centres tient à ce que la conception musicale, comme celle d’une idée, nécessite le concours de multiples contingences mnésiques, qui sont l’aboutissant de toutes les fonctions sensitives et sensorielles. - ù

Avant qu’une idée se concrétise sous la forme de langage intérieur, il existe d’abord une première phase où cette idée se présente à nous sous la forme d’une aspiration vague, d’une simple tendance. Pendant cette période d’élaboration, tous nos souvenirs entrent en jeu par un phénomène d’association. De même, avant qu’une phrase musicale n’apparaisse sous la forme mentale du langage intérieur, nous n’en possédons encore qu’un « sentiment » imprécis. C’est alors seulement que la compréhension s’en établit, grâce à l'intervention fonctionnelle de zones cérébrales différenciées, spéciales. Si Pon admet, comme nous le disions plus haut, la possibilité de lexistence de centres distincts pour les images visuelles et au-

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