‹ Les manifestations vésicales et urétrales dans les prolapsus génitauxChapitre 23 sur 37 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

LES CONSEQUENCES THERAPEUTIQUES

Nous allons envisager successivement :

— les bases du traitement :

— les méthodes ;

— les indications ;

— les résultats.

[IL — LES BASES DU TRAITEMENT a) Bases étiologiques

Quelle que soit la façon dont agissent les prolapsus génitaux dans la production des troubles urinaires, que ce soit par action mécanique ou par action sympathique, la cause de ces troubles est le déplacement des organes génitaux. C’est donc sur ces derniers qu'il faut agir : le traitement doit se résumer en la cure du prolapsus. Il faut remettre l’utérus en bonne position par un procédé ou par un autre ; ce traitement, étiologique, doit suffire dans tous les cas.

Trop souvent les urologues traitent les petites lésions urinaires ; les chirurgiens, trop souvent, ne pensent qu’à reconstituer la sangle pelvienne.

b) Bases anatomiques

D'une façon schématique, on peut dire que les diverses lésions que nous avons trouvées sont assimilables à des hernies à travers des hiatus musculo-aponévrotiques. Leur cure radicale doit consister, autant que possible, à fermer ces orifices ; mais nous verrons que cela n’est possible que d’une façon approchée ; c’est pourquoi cette thérapeutique des prolapsus a connu bien des vicissitudes.

Mais n'oublions pas que la vessie est intimement unie à l'utérus et le suit dans ses déplacements. Fixons l'utérus en position élevée ; la vessie, ptosée, va remonter avec lui, et les troubles urinaires disparaïîtront de ce fait.

c) Bases cliniques

L'évolution du prolapsus, ainsi que celle des troubles urinaires qui l'accompagnent, est progressive et tend sans cesse à laggravation ; aussi, dès le diagnostic posé, faut-il intervenir dans des délais très courts.

Il ne faut pas perdre de vue que si certaines femmes atteintes de ces affections sont âgées, la plupart ont à peine atteint la ménopause et n'ont pas renoncé à la vie génitale. Il faudra, chez elles, écarter les interventions par trop mutilantes et leur conserver un vagin praticable.

Page 1