‹ Les manifestations vésicales et urétrales dans les prolapsus génitauxChapitre 25 sur 37 · LES MÉTHODES PAR VOIE BASSE · texte numérisé non relu

LES MÉTHODES PAR VOIE BASSE

Elles partent de ce principe que la statique utérine normale exige une sangle périnéale solide.

L'opération fondamentale est la colpo-périnéorraphie qui consiste en une suture des releveurs sur la ligne médiane, accompagnée d'un rétrécissement du vagin. Préconisée déjà par Bouilly et Richelot, cette opération dont la technique moderne a été vulgarisée en France par Duval et Proust, rencontre beaucoup d’adeptes.

Pariois, elle est remplacée avec fruit par des interventions moins physiologiques ; la colpectomie ou opération de Muller, qui en enlevant la totalité du vagin, reloule l'utérus dans la profondeur et en pratique l'exclusion ; le cloisonnement élargi du vagin ou opération de Lefort améliorée, qui ne laisse subsister, à la place du vagin, que deux petits canaux latéraux. Ces interventions réclament des indications opératoires spéciales et leur usage est moins étendu.

Une place à part doit être faite à l'opération de Wertheim- Shauta qui, tout en représentant une méthode dirigée contre le prolapsus, réalise un soutien efficace pour les grandes ptoses vési- ‘ales. Cette opération, imaginée en 1898 par Watkin (de Chicago), lut retrouvée l’année suivante par Wertheim (de Vienne), et modifiée par Shauta. Voici sa technique :

— incision de la paroi vaginale antérieure, depuis le méat jusqu'au cul-de-sac antérieur du vagin, avec une petite incision transversale à ce niveau ;

—— séparation de la vessie et de la face antérieure du col utérin ;

— ouverture du cul-de-sac péritonéal, saisie du fond utérin, que l’on bascule en antéversion forcée par cette ouverture péritonéale ;

— section des trompes : ablation des annexes malades ;

— fermeture du péritoine par suture de la lèvre antérieure de l'ouverture à la face postérieure de l’utérus basculé ;

— fixation de l'utérus dans sa loge sous-vésicale par suture de son fond au ligament sous-pubien et à la partie pubienne des releveurs :; suture des deux lambeaux vaginaux au devant de l’utérus, ce qui termine son inclusion complète.

De cette façon, l'utérus joue le rôle d’une pelote qui vient obturer Vhiatus livrant passage à la cystocèle. Mais c’est une opération

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délicate, dont les suites sont souvent compliquées d’hématome, de suppurations, de gangrène, d’'hémorragies. La grossesse est impossible, et l’on est obligé de stériliser ces femmes par section des trompes.

Enfin, il nous reste les interventions mutilantes sur lutérus, les diverses amputations du col qui ne sont qu’un temps complémentaire d’autres interventions.

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