‹ Les manifestations vésicales et urétrales dans les prolapsus génitauxChapitre 26 sur 37 · LES MÉTHODES PAR VOIE HAUTE · texte numérisé non relu

LES MÉTHODES PAR VOIE HAUTE

On a fait à la périnéorraphie un grand nombre de critiques : on a prétendu que les releveurs étaient le plus souvent atrophiés et qu'on arrivait difficilement, dans ces conditions, à les découvrir et à les suturer. On a dit que cette intervention, qui se fait à l’aide de gros décollements, était souvent suivie de suppurations, ce qui ferait lâcher les sutures. On lui a reproché, enfin, de favoriser l’éclosion de phlébites. Mais c'est affaire de précautions opératoires. Le plus grave reproche que l’on puisse lui adresser est que l’on abandonne dans la profondeur un utérus en rétroversion, c’est-àdire prêt à se prolaber de nouveau. C’est pourquoi un grand nombre d'auteurs sont partisans des pexies utérines. Il en est de plusieurs sortes :

a) Les ligamentopexies se proposent le raccourcissement des ligaments ronds. Le procédé d’Alquié-Alexander attaque les ligaments ronds dans leur trajet inguinal, c’est-à-dire extra-péritonéal. Les autres procédés (Baldy, Dartigues, Doléris) sont intra-péritonéaux. Notre maître le Professeur Agrégé Figarella à décrit, dans la Revue Française de Gynécologie et d'Obstétrique, un procédé de ligamentopexie dit « des bras croisés », qu'il emploie dans tous les cas, et qui lui a toujours donné d’excellents résultats. Il en a inspiré une thèse à Bausset (Marseille 1939). Mais ces ligaments se laissent facilement distendre, surtout en cas de prolapsus important. C’est pourquoi notre maître Figarella insiste sur la nécessité de réserver ces procédés aux cas de simple rétroversion.

b) Les hystéropexies cherchent à réaliser laccolement de l'utérus à la paroi abdominale. L’hystéropexie isthmique de P. Delbet est la plus recommandable pour les femmes jeunes : elle est, en effet, compatible avec la grossesse. Chez les femmes plus âgées qui ont perdu tout espoir de gravidité, il est préférable de recourir à l’hystéropexie corporelle, qui permet une plus large surface d’accolement. Dans les deux cas, l’utérus, fixé en position élevée,

MER: Fos

ramène également la vessie en bonne position. De plus, solidaire de la paroi abdominale, l'utérus a tendance, sous l'influence des efforts, à s'appliquer contre la paroi et à remonter avec elle.

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